LENZ
Ag
Cu
Au
Sn
Laiton
Fe
Pb
Pt
M. Lenz a en outre trouvé qu’il y avait pour chaque métal une température à laquelle sa conductibilité est un minimum , qui augmente de nouveau avec une augmentation ou diminution de température.
Il trouve ainsi pour
Degrés Réaamur.
Ag. le minimum à 5io,o5 Sg.oo
Cu 359,00 — 45,70
Au 549,10 n: 5o,o6
Sn 269,02 — i3,64
Laiton — 18,46
Fe 278,80 6,01
Pb 282,60 6,02
Pt 296,30 ::::: 8,4<
Quant à la conduclibililé des autres corps simples , on sait que le charbon compacteetbien calciné est bon conducteur de l’électricité, et que cette faculté augmente en l’exposant à des températures de plus en plus élevées, tandis que le charbon froid et non calciné est un non-conducteur presque parfait.
D’autres corps, tels que l'iode, etc., sont conducleurs à l’état liquide et isolants à l’état solide.
Pour les corps composés, M. Faraday avait établi comme loi générale qu’ils ne pouvaient être conducteurs qu'à deux conditions :
i" D’être à une température très-voisine de leur point de fusion;
2° D’être des électrolytes.
Cependant il trouva lui-même plus tard des corps tels que par exemple le fluorure plombique, qui pouvait conduire un courant sans être décomposé par lui, et on connaît plusieurs minéraux naturels qui jouissent également de cette propriété.
La connaissance de la conductibilité des corps, jointe à celle des lois des conducteurs J permet de calculer l’intensité d’un courant pour des conducteurs de longueur, de section et de conductibilité différentes, pourvu que la force électro-motrice et les deux autres résistances ne subissent aucune altération. Cos conditions sont difficiles à remplir pour les courants hydro-électriques ; elles le sont au contraire très-facilement pour les courants magnéto et thermo-électriques, dans lesquels il n’y a pas de liquides.
M, PoüiLLET a publié un travail étendu sur cette question , qui a confirmé pleinement les résultats d’OuM et de Fechner , comme l’a très-bien démontré Henrici ( Annales de Poggendorf , 55, 54). En représentant par t l’intensité d’un courant dont C s et r sont la longueur, la section et la conductibilité du conducteur, et l'^s'^ c', les sections correspondantes d’un second circuit, l’intensité pour ce circuit sera représentée par
M. PouiLLET a de même calculé les formules générales de l’intensité d’un courant dans un urient simple et hétérogène , ainsi que celle des courants dérivés. Il entend par là ceux qui parcourent les communications secondaires adaptées soit aux pôles directement, soit entre deux points du conducteur primitif.
L’exemple suivant montre comment les formules de M. Podillet se laissent déduire de celles d’OuM :
On a F =: ^ — d’où A = F fR -i- s). ■
Si l’on détermine F et R (cette dernière lettre représentant la somme des résistances des liquides et du passage) par expérience, ainsi que la nouvelle intensité I résultant de la suppression de s
On a I = ^ d’où A IR donc