RELATION ENTRE LE NOMBRE DES ÉLÉMENTS D’UNE PILE
voltaïque et la force du gourant produit.
Nous avons déjà vu que la force du courant était représenté par
F = — ou en développant F <" ;
R hl-\-p
En combinant plusieurs éléments d’après le principe de la pile on introduit dans la foction F des valeurs qui tendent d’un côté à l’augmenter et de l’antre à la diminuer.
L’aiigmenlation provient de ce que A est multiplié par le nombre des éléments employés, en supposant toutefois qu’ils soient entièrement semblables et d’une égale force électro-motrice.
La diminution provient de ce que l’introduction des nouveaux éléments produit en même temps une augmentation correspondante des résistances des liquides et du passage.
Il n’y a donc qu’une seule partie, la résistance du conducteur solide (y compris celle des liquides interposés dans ce conducteur solide , comme par exemple dans le cas de décompositions chimiques) qui reste invariable, et comme elle est une fonction du dénominateur, il s’ensuit que par l’augmentation des éléments , le numérateur croît dans un rapport plus rapide que le dénominateur, et par conséquent la force totale du courant galvanique devra aussi augmenter.
En donnant à .s des valeurs bien difTérenles de la somme {I i-p), nous arrivons directement aux conséquences suivantes :
1° Si s est très-petit (comme par exemple dans les multiplicateurs, les conducteurs très-courts), de manière qu’il est presque nul en comparaison de (/Xp)» la force de la pile n’augmentera presque pas par l’augmentation des éléments ;
2“ L’action de la pile augmente dans un rapport moindre que le nombre des éléments et tend à atteindre un maximum qu’elle ne peutdépasser. La proportionnalité sera d’autant plus juste, et le maximum d’autant plus éloigné que s est plus grand par rapporté ( / -t-p).
Or, comme c’est au commencement de l’action de la pile que le liquide acide est le plus conducteur, donc / très-petit, et que la résistance du passage est presque nulle, mais qu’elle augmente avec la durée de l’action galvanique, il s’ensuit que c’est surtout dans les premiers instants que la force du courant dépend du nombre des éléments et qu’elle doit diminuer très-rapidement avec le temps de la durée de l’action (Fechner, .Mflflsècsf. j 65 — 72).
La force totale du courant sera donc représentée par
M. Delarive avait publié dans un travail sur la pile, qu’en augmentant le nombre des éléments , on atteignait toujours un maximum d’effet, au delà duquel l’action de la pile s’affaiblissait, et qu’en introduisant un élément plus faible que les autres, l’action totab; était correspondante à cet élément plus faible.
M. Walker a répété ces expériences avec une pile d’après le système de Daniel pour avoir une action constante. Son Zn plongeait dans une solution de CP Na , le Cu dans une solution de S Cu et des cylindres de carton séparaient les deux liquides [Annales of électricités , VllI, 421).
Il y avait en tout i6o éléments répartis en huit groupes, composés chacun de vingls éléments.
Il trouva dans une série d’expériences :
Paires d’éléments