QUELS SONT LES EFFETS DES CRISES SUR L'ÉCONOMIE HUMAINE
Comme il sera toujours difficile de se former une idée juste des effets des crises, si l’on n’a le soin de bien distinguer ce qui arrive au moment de leurapparition , de ce qui survient lorsque déjà elles ont duré un certain temps, je pense qu'il importe essentiellement de séparer leurs effets immédiats de leurs effets ultérieurs.
1°. Effets immédiats des crises sur l'organisme.
Il ne peut survenir dans les fonctions de l’homme sain ou malade aucune modification , qui, pour peu notable qu’on la suppose, n'ait à l'heure même quelque avantage ou quelque inconvénient. L'homme est-il sain, en effet? le changement survenu chez lui aura pour résultat nécessaire, ou de troubler l'harmonie qui cause son bienêtre, ou de l’affermir davantage. Est-il malade, au contraire?.la modification fonctionnelle qu’il présente en ce cas produira de névessité tantôt l’aggravement du mal, tantôt une amélioration réelle. Quel que soit done l'état actuel d’un individu , si un changement se manifeste dans quelqu’une de ses fonctions, il faudra qu'il subisse l’une de ces deux conséquences ; car telle est la loi des sympathies. Invinciblement enchaînées les unes aux autres, les fonctions humaines sont toutes dans une mutuelle dépendance, et nulle ne peut changer de manière d’être sans que les autres y répondent par un changement favorable ou fâcheux. Les sécrétions critiques pouvaientelles donc échapper à cette loi commune? Modifications fonction-
nelles intervenues à l’occasion d'une maladie, il leur faut aussi un résultat quelconque ; il faut qu’elles a cadent ou qu'elles aggravent, qu'elles donnent la mort ou qu'elles rendent la vie. Or, si l'on se reporte à mes observations, si l’on suit avec attention les détails propres à chacune d'elles , il sera évident pour tous que le premier effet des crises a toujours été un soulagement appréciable. Je ne connais, dans tous les faits que j'ai cités, aucune exception ni apparente , ni réelle, à ce que j'avance ici. Toujours le signal de la crise a été le signal de la convalescence. À mesure que celle-là s’est dessinée davantage, celle-ci s’est confirmée de plus en plus. Il est même arrivé quelquefois, tant est grande l'influence des crises pour la plénitude de la guérison, que la première cessant, la seconde a été brusquement arrêtée dans sa marche, et qu'il y a eu menace de récidive. Toutes ces choses étant d’une facile vérification , je m’abstiens d’insister davantage sur un fait que personne ne me contestera sans doute; et je regarde comme avéré pour tout le monde ce qui est dans ma conviction personnelle , savoir : que le premier effet, l'effet immédiat de toute sécrétion critique, est le soulagement de celui qui la supporte.
1l ne faudrait pas croire cependant que ce soulagement est également prompt et complet dans toutes les circonstances. Sous ce rapport, de notables différences se font apercevoir suivant certaines conditions, dont voici les principales : 1°. J'ai dit, en parlant du siége des crises, que des affinités-dont la nature nous échappe le plus souvent faisaient qu’en général à tel genre de maladie était attaché de: préférence tel genre de sécrétion formant crise. D'après cette loi, qui, comme toutes les lois relatives aux fonctions de l homme, souffrede nombreuses exceptions, il est aisé de prévoir que quand une maladie se jugera par la crise qui lui est en quelque façon spéciale, le soulagement se montrera et plus grand et plus rapide que dans le cas contraire. Ainsi, qu'une fièvre sanguine active s'accompagne à une certaine époque de sa durée d’une large hémorrhagie; qu’au milieu des tortures de l’âme , des larmes abondantes viennent à couler; qu’à
(36) la suite d’un rhumatisme , d’une pleurésie, d'une sciatique, etc. , une transpiration copieusé s'établisse , etc. ; rarement alors le retour à la santé se fera attendre. Pense-t-on qu'il en fût de même, si, déviant de sa marche accoutumée, la nature eût voulu juger la fièvre ardente par des pleurs, et les tourmens du cœur par la diaphorèse ? Ce serait une gravé erreur que de le croire; je dis plus, il me paraît certain que, dans un grand nombre de circonstances, ces sortes d'écarts organiques, loin de signaler le début dé la convalescence et deconcourir activement. à la guérison du sujet, finissent par devenir, au contraire , une cause nouvelle dé malaise que l’on ne peut laisser subsister impunément.— 2°, Mais je suppose que la crisé se soit faite justement dans l'organe le plus apte de toute l’économie à opérer une solution favorable , croit-on que cette solution sera toujours par cela seul également heureuse ? Pour démontrer combien une pareille croyance serait erronée , je n'ai besoin que de rappeler l'extrême variété des produits sécrétés tant sous le rapport de leur qualité que sous celui dé leur quantité. On sait par l'analyse que rien n’est moins fixe que les élémens des liquides de nos sécrétions ; tantôt plus, tantôt moins nombreux , combinés à cette heure en des proportions qui ne seront point celles de l'heure qui va suivre, ils échappent à tout calcul, ils ne reconnaissent aucune règle. Ce que je viens de dire de la qualité de ces produits, jé le dis avec autant de vérité de leur quantité. Ce dernier point de doctrine est même plus incontestable en ce qu'il frappe nos yeux, et partant convainc immédiatement nos esprits ; le même organe peut donner en trois heures, deux heures, une heure, et quelquefois moins, ce qu'en d’autres temps il n’eût pas fourni en plusieurs journées. Eh bien ! le soulagement qui accompagne toute crise est encore subordonné à ces deux dernières conditions : il y a telle qualité du produit, il y a telle de ses quantités ; qui étant mieux en rapport avec la nature, le siége et l'intensité du mal, l’enlèveront plus sûrement que toute autre. Voyez cet homme que tourmente une céphalalgie ou une otalgie de plusieurs années; voyez cet autre que consume la douleur d'un rhumatisme fixe ou d’une sciatique re-
(A2 belle, en quel temps leur aurez - vous rendu le calme et le repos ? Lorsque, mais seulement alors, lorsque bien informé de la cause première du malvous serez parvenu à leur rendre cette sueur des pieds, des aines ou des aisselles, sueur spéciale par ses qualités et sa quantité , sueur que tel accident a fait cesser à telle époque , et que nulle autre n’a remplacée depuis.Il n’est pas dans tout l’homme une seule sécrétion au sujet de la suppression de laquelle je ne puisse tenir le même langage. Voici , au reste, trois faits qui me feront mieux comprendre : Mademoiselle B..., de Marseille, est affectée depuis son bas âge, au-dessous de chaque aisselle , d’une transpiration abondante et dont Fodeur pénétrante atteste les qualités particulières. Tout à coup cette sueur habituelle se supprime, mais non sans détriment pour la santé de la malade ; car presque aussitôt un diabétès des plus intenses se manifeste, dure dix-huit mois, et menace les jours de la demoiselle B.... Enfin au bout de ce terme, la sueur des aisselles reparaît telle qu'elle était auparavant, et sur-le-champ le diabétès cesse. — Un vieux militaire, Jacques Coissy, offrait depuis dix ans une diarrhée bilieuse rebelle à tous les moyens, quand un jour sans cause connue elle s'arrêta brusquement : dès-lors une dyspnée suffocante remplaça cette sursécrétion habituelle, L’asthme durait depuis deux jours et menaçait de devenir mortel, lorsque le retour de la diarrhée interrompue mit fin à l'heure même à tous ces accidens. (Get homme a été guéri plus tard de son dévoiement par M. le professeur Récamier.) — M. D..., imprimeur, avait à l’un et à l’autre pied des sueurs habituelles d’une odeur désagréable. Vers la quarantième année de sa vie, ces sueurs cessent spontanément , et sur-le-champ des accès de goutte se manifestent. Consulté par cet homme à raison de cette dernière maladie, M. le docteur Récamier prescrivit simplement le séjour au lit et l'usage de chaussettes de toile cirée. Ces moyens lui suffirent, la transpiration ordinaire des pieds reparut , et les douleurs de goutte furent à tout jamais éloignées. Ces trois exemples rendant parfaitement ma pensée, je n’insisterai pas davantage. En résumé donc :
( 78 ) | Le premier effet de la manifestation d'une crise est le soulagement du malade; mais cet effet est d'autant plus marqué , ou , en d’autres termes, la crise est d’autant plus soulageante, 1°. que l'organe sécréteur a été mieux choisi, 2°. que les qualités actuelles du liquide sécrété sont plus en rapport avec la nature du mal, 3°. que la quantité de ce même flude est plus exactement appropriée à son étendue ou à son intensité.
2°. Effets consécutifs des crises sur l'organisme.
Après avoir brièvement examiné les effets primitifs des crises et analysé les conditions qui rendent ces effets plus décisifs et plus certains , il me reste à dire un mot de leurs effets ultérieurs, que je diviserai, pour plus de clarté, en effets, ultérieurs généraux, et en effets ultérieurs locaux. |
Effets consécutifs généraux. J'ai fait voir dans un autre article quelle élait en général la durée absolue d’une crise, et quelles influences modifiaient cette durée de manière à la rendre ou plus courte ou plus longue pour la conservation du malade. Eh bien ! toutes les fois qu'une sécrétion critique se prolonge au-delà de ce que j'ai appelé sa durée absolue , où au-delà de ce que j'ai cherché à faire comprendre sous le nom de durée relative, il est à craindre que l’on n'ait bientôt à combattre les progrès d’une débilitation commençante. Et de fait, entre tous les accidens possibles , l'expérience a prouvé que l’épuisement est en pareil cas le plus à craindre. Qu'on veuille bien relire les détails de la 15°. observation , et l’on y verra à quels dangers fut exposée la demoiselle Deschamps pendant près de deux mois que persista opiniâtrément son hématémèse critique ; je ne doute pas que cette malheureuse fille n’eût succombé à une hémorrhagie: aussi tenace et ne fût morte exsangue , si expulsant enfin la cause prochaine de la maladie, le vomitif qui lui fut administré en dernier lieu n’eût en même temps mis un terme à ces efforts sans cesse renaissans , mais toujours impuissans, de la nature. Moi-même, comme on peut le lire
dans la 8°. observation ; n’ai-je pas été pendant un grand nombre de jours entre la vie et la mort par suite de l’inconcevable persistance de mon ptyalisme? Il est bien présumable encore que si, chez la personne dont l’histoire esl consignée dans l'observation n°. 9, la sécrétion bilieuse eût duré quelque temps de plus, elle fût dès-lors devenue dangereuse par sou excès même. Quoi qu'ilen soit,je dois faire observer ici que l’imminence de l’épuisement est subordonnée à trois circonstances principales : 1°. à la qualité du liquide sécrété; 2°. à la quantité de ce même liquide; 3°. et simultanément à ses qualité et quantité. — Personne n’ignore qu'il est les produits organiques dont lexcrétion abondante affaiblit bien plus rapidement que celle de certains autres : ainsi l'excrétion du sperme tient le premier rang sous ce rapport ; vient ensuite celle du produit des glandes salivaires et pancréatique ; puis celle du liquide sécrété par le foie et les reins. Les sueurs et les mucosités me paraissent devoir occuper la dernière place dans cette catégorie. De même on conçoit facilement que, toutes conditions étant d’ailleurs égales , une sécrétion de sperme, de la salive, de la bile, des urines, de la matière de la transpiration, etc., qui sera très- abondante, deviendra par cela même une cause plus effcace de marasine que quand elle sera moins copieuse. Que si maintenant on suppose coexister les conditions de quantité et de qualité dont je viens de parler, il sera aisé de comprendre que dès-lors la débilitation devienne de plus en plus menacante par ses progrès.
L'épuisement n'est pas l'unique danger que l’on ait à redouter : par cela seul qu’une sécrétion formant crise, ou devient plus abondante ou change de nature , il est à craindre que la résorption de son produit n’amène des accidens nouveaux. Je sais bien que certains de ces produits étant immédiatement versés à la surface du corps, et ‘par conséquent sur-le-champ excrétés, n’exposent pas beaucoup à l'inconvénient que je signale ici : mais outre que ces produits euxmêmes ne sont pas toujours innocens , on n’ignore pas que la résorption de la plupart des autres fait naître assez souvent de graves
états pathologiques. Ainsi la résorption de la bile attise la fièvre bilieuse ; ainsi celle de la sueur provoque les rhumatismes, les catarrhes , les fluxions de poitrine , les névralgies, etc. ; ainsi, la résorption dés urines paraît développer in soit général , soit partiel. Cette dernière assertion pouvant être réputée paradoxale , si je n'indique les motifs qui me la font émettre , j'ai besoin de citer à cetteoccasion deux faits observés par moi-même. 1°. Dans le mois de décembre 1829, ayant été chargé par M. le professeur Récamier de faire l'ouverture de Joseph B***, ancien militaire, mort à cinquantedeux ans, après une maladie de trois années entières, je trouvai une infiltration gazeuse de tout le tissu cellulaire de la cavité du ventre ; or , l'examen des organes urinaires me fit reconnaître l'existence d’un cancer avancé du rein droit. Cette glande, qui avait acquis le volume d’un petit melon , et dans laquelle on ne distinguait plus aucune trace d'organisation , fut envoyée, comme pièce d'anatomie pathologique, à M. Cruveilhier. 2°. À l'époque où M. le docteur Récamier, encouragé par l’éclatant succès d'une opération inouïe jusqu’à nous, pratiqua pour la seconde fois l’extirpation de la matrice, je mé souviens qu'appelé auprès de la malade pendant sa nuït dernière , J'eus lieu de remarquer une bouffissure emphysémateuse de la face, qui s’accrut insensiblement, et finit, au moment où cette malheureuse expirait, par gagner les extrémités inférieures : or, la nécropsie démontra le lendemain qu’une fissure transversale faite au bas-fond de la vessie avait permis l’épanchement des urines dans le voisinage , et consécutivement leur résorption incomplète. J'ignore quel serait sur l'organisme l'effet de la reprise par les absorbans des-autres produits de nos sécrétions : ilest bien entendu que je ne veux parler ici que de la reprise qui s’opérerait dans un cas de maladie, car pour celle qui a Jieu dans l'état sain , elle n'est pas entièrement inconnue, du moins pour certains organes. |
Effets consécutifs locaux. Je n'aurai que très-peu de chose à dire des effets ultérieurs locaux des sécrétions critiques , par la raison
( &1) que je n'ai rien observé, chez les individus dont j'ai rapporté lhistoire , qui ait le moindre trait à cette dernière question. Ce que je vais écriré sera donc moins l'expression de mon expérience personnelle, que le simple énoncé de lois formulées depuis long-temps par ceux qui nous ont devancés. Quoi qu'il en soit , je pense que, relativement aux effets consécutifs locaux des crises , la proposition la plus générale à la fois et la plus incontestable que l’on puisse émettre, c'est que , en vertu de ces qualités irritantes , ou même à raison de son augmentation matérielle, il n’est pas rare de voir le produit de la sécrétion critique provoquer à la surface de l’organe dont il a je contact une inflammation quelquefois vive, mais le plus souvent insignifiante : ainsi s'explique l'existence de certains érysipèles du tissu cutané , ainsi pourrait s'expliquer peut-être la présence de quelques phlegmasies des muqueuses gastro-pulmonaire et génitourinaire, Mais ce qui n’est qu’un doute à l'égard du liquide sécrété par ces membranes, devient certitude et vérité lorsqu'il s’agit de celui que fournissent les glandes lacrymales. N’est-il pas au su de tous, en effet, que s’il y a des ophthalmies qui provoquent l’écoulement des larmes , il existe aussi un produit lacrymal qui fait naître les éphthalmies? Je ne sais pas trop quelle pourrait être l’influence du liquide salivaire pour la production d’une phlegmasie de la bouche; mais je ne puis m'empêcher de faire observer à ce sujet , sans rien préjuger toutefois sur la valeur de cette influence, que par suite de la motilité dévolue à ces parties, le malade pouvant sur-le-champ expulser à son gré la matière qui l'irrite, cette influence ne peut être, en général, qu'extrêmement peu considérable. La remarque que je fais ici s'applique également à tous les appareils sécréteurs , qui étant pourvus d'organes contractiles, peuvent en quelque sorte, par un acte de leur volonté privée , se débarrasser de tout produit dont le contact leur serait nuisible. Quant aux crises qui auraient consisté dans une supersécrétion bilieuse, on ne voit pas pourquoi le liquide qui les constitue serait à jamais impuissant pour développer
sur la membrane gastro-intestinale l’inflammation que dans certains cas les sueurs occasionent sur la-pcau-et les: larmes sur: la: conjone: tive. De là très-probablement un-bon nombre de gastrites, d’entérites,
de gastro-entérites, ctc., qui, ne reconnaissant pas d’autres: causes: que là présence de ce singulier sinapisme, disparaissent inévita-
blement devant les vomitifs ou les purgatifs, dont le but unique est
d'en débarrasser les entrailles. Que diraije actuellement des: urines ?
Ne voit-on pas que les accidens: attachés aux autres sécrétions ne sont point étrangers à celle. de ce dernier liquide? De:là, sans
doute, beaucoup de catarrhes vésicaux dont la: naissance: et le développement n’admettent pas d'autre origine : de: là encore une
explication facile: de la manière d'agir des boissons émulsionnées
dans les phlogoses dont je parle.
Si, avant dé quitter ce sujet, il m'est permis d'exprimer ma pensée tout entière, j'ai l’intime conviction que jusqu'à ce jour on a trop négligé d’évaluer les influences de nos sécrétions sur:la production des maladies. Qu'on y prenne garde, ces influences sont positives, et elles résultent: 1°. de la diminution de ce genre de fonctions ; 2°. de leur cessation complète ; 5°. de leur augmentation; 4°. de leur altération, c’est-à-dire , des changemens qu'éprouvent leurs: produits dans leur composition chimique ; 5°. de la résorption de.ces produits ou seulement de quelques-uns de leurs élémens. Or, peut:il être douteux, qu'examinée attentivement et successivement sous les cinq: points de vue que je viens d'indiquer , chacune de nos sécrétionsine ‘prétât à des considérations utiles sous le-rapport de l'étiologie: d’un: grandinombre d’affections ? Certes, il serait’ étrangement réduit le: cadre des maladies dites spontanées, si, plus avancés dans ce genre de-connaissances, nous pouvions toujours apprécier d’une manière exacte le mode d'agir de telle où telle: modification sécrétoire: pour troubler telle ou telle classe de fonctions. Espérons que le temps: n’est päs éloigné où ce mode d'action ne restera plus pour nous insaisissable ! Et combien ne serait-il pas regrettable, en effet, qu’au-
(85) cun des nombreux élèves de cette école ne s’étudiât à combler ce vide , en dirigeant ses recherches vers ‘cette spécialité ! Pour moi, j'ai la ferme volonté-de concourir à cette œuvre, et si, trop jeune encore, je ne puis apporter les fruits d'une expérience qui manque à mon âge; J'apporteraï du moins l'application et la persévérance qui naissent du désir de bien faire. |
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