XII
Je dois avouer que le sujet que je viens de traiter n’est qu’ébauché ’ des praticiens plus instruits pourront facilement tirer un meilleur parti des immenses ressources que promettent nos Eaux minérales.
La brillante théorie de la médecine phisiologique , a séduit une grande partie des praticiens de nos jours , mais combien n’en trouverait-on pas dans le nombre qui n’auraient d’autres raisons à donner de leur conduite que la facilité de son exécution ? Pour le médecin consciencieux au contraire , la facilité du travail n’est rien , le devoir est tout. Tous les systèmes sont basés sur quelques vérités : tous peu-*
vent trouver leur application ; ce n’est que leur
généralisation qui est préjudiciable» Le praticien par excellence sera celui , qui ? les connaissant et les approfondissant tous, saura faire l’application de leurs divers principes en temps apportun , qui , croyant à la perfectibilité de l’art , recevra sans préjugé et sans enthousiasme les nouvelles découvertes , et les appréciera à leur juste valeur. Il en est de même des médicamens; il n’en existe aucun qui ne put être utile si ses effets sur l’organisme en général ou sur certains organes en particulier nous était mieux connu. Le médecin exempt cle préjugés , rangera toujours les Eaux minérales parmi les agens thérapeutiques les plus efficaces, ce Le traitement des Eaux minérales « employées à leurs sources , dit Bordeu , est , <( sans contredit , de tous les secours de la mé- « decine, le mieux en état d’opérer, pour le <( physique et pour le moral , toutes les révo- (c lutions nécessaires et possibles dans les rna- <( ladies chroniques, n
L’homme, cet être privilégié sous tant de rapports , est né pour Sa société ; le premier de ses devoirs est de se rendre utile. Pouvant vivre sous tous les climats, un instinct secret l’attache au lieu qui l’a vu naître. S’il est pourvu de
sentimens généreux , il voit des frères dans tous ses semblables , mais il s’attache de préférence à ceux qui , nés près de lui , ont été les compagnons de son enfance , que le même sol a nourri et avec qui il a toujours eu des relations.
J’ai cru qu’il était de mon devoir de soumettre à mes compatriotes le résultat de mes observations pratiques et de mes réflexions; j’ai cru leur être utile en leur faisant connaître les propriétés d’une source dont on n’a pas su encore apprécier tous les avantages que l’on pourrait en retirer * et qui n’a besoin pour s’élever au premier rang des médicamens de cette classe ? que d'une personne dont l’esprit observateur sache l’appliquer avec sagacité et en constater les effets. Il faut le dire aussi , en travaillant pour leur avantage , j’ai désiré leur être agréable. Si ce but est manqué > ma bonne volonté me servira d’excuse ; il me restera toujours l’honneur de l’entreprise ; jaloux de mériter leur estime , je ne laisserai perdre aucune occasion de leur être utile.
Heureux celui qui consacrant au soulagement de ses semblables * tous les momens de sa vie , saura trouver clans ce qui l’entoure des armes propres à combattre avec succès les nombreuses infirmités inhérentes à notre faible organisation ;
( IOG )
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qui y judicieux observateur y possédera l’art de « en servir à-propos et de les modifier d après les diverses indications que présente tous les jours la pratique médicale ! Heureux encore s’il sait puiser dans une saine philantropie , dans l’accomplissement de ses devoirs et le goût de son état , ce dévouement qui est indispensable pour supporter avec courage les nombreux désagrémens que l’on rencontre à chaque pas dans l’exercice des plus belles professions ! Glorieux de se trouver au rang des hommes utiles ^ placé entre le bien qu’il a déjà fait et celui qu’il a l’espoir et le désir de faire encore y ses jours s’écouleront paisiblement au milieu des jouissances inconnues à l’égoïsme. Les cruels momens d’amertume et de dégoût de la vie qui accablent si souvent l’homme oisif , resteront in- %
connus à celui qui , se proposant un si noble but y payera à la société le tribut quelle a droit d’attendre de lui.