‹ Essai sur les écoles du dimancheChapitre 3 sur 19 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

LOCAL ET MOBIUER.

Il est à désirer que l'école du dimanche se tienne dans le temple, ou, si elle est très peu nombreuse,

t Ce que nom disons de l'henreuse infloence des ftamei diré-

tiennes sur l'œuvre des écoles ne saurait manquer de réveiller chez nos lecteurs français le souvenir de deux personnes distinguées, qui avaient consacré une grande partie de leur activité au bien de la jeunesse; je veux parler de Maclame Jules Mallet et de Madame Montandon, récemment enlevées à l'Eglise, qu'elles servaient avec tant de zèle , d'humilité et de dévouement. La lireoiière, que l'on était sûr de rencontrer partout où il y avait

dans Fane des dépendanees du temple. Le local a quelque inflnence sur Tesprit qui anime les élèves. Si on les réunit dans une salle d*écde, ils risquent d'y porter les habitudes ordinaires des écoles, c^esti-dUre qu'ils y seront moins recueillis, qu'ils seront disposés à taquiner leurs camarades, à sç plaindre d'eux pour la moindre contrariété à laquelle ils seront exposés de leur part, qu'ils s'agi* terout par intervalles, demanderont à sortir, etc.

Dans un temple an contraire, ils comprennent immédiatement, qu'ils sont réunis pour un véritable culte et qu'ils sont , placés d'une manière spéciale sous le regard du Seigneur; en conséquence leurs sentiments et leur tenue deyiennent .tout autres. L'air qu'on respire dans le sanctuaire rmpfit TAme d'un sentiment de sérénité et de paix.

qoelqae ceinrre importante à foire, B*oceapait rartont avee amoar des aallea â*adle et de l'Ecde nomiale dlnstitiitrioes, fondée par la Soci^ d'instrnctioa primaire. La seconde , que le Sei» gnear a^ait donnée à son mari^ pour le seconder dans un ministère compliqué et difficile^ était surtout son bras droit dans la direction de la grande école du dimanche de rOratoire de Paris, où elle semblait être comme une mère au sein de son heureuse famille.

L'une et Tautre, par leur douceur, leur amabilité, leur charité, leur tendresse pour l'enfance, ont laissé un souvenir qui ne périra pas ; et le concours extraordinaire de personnes de toute condition qui s'est formé pour les accompagner jusqu'au bord de la tombe, a sufOsamment montré que la perte de ces deux servantes da Seigneor avait causé on deuil uniTcrsel et laissé nnTide <|ai ne sera que bien difficilement rempli.

Lorsque le temple est accordé pour Técole, les instructears doivent veiller avec âoin à ce qtt*liticune dégradation n'ait lieu dans la partie occupée par les enfiints et à ce que tout soit maintenu Uen propre. S'il n'y a pas de temple, ou qu'on ne puisse pas en obtenir la jouissance pour Técole du dimanciie, on pourra peut-être se servir de la saHe d'école. Dans ce cas il serait bon peut-être de rendre le local plus commode en poussant les bancs et les tables \ers le fond de la salle, en les remplaçant par dès bancs plus petits, tels que ceux qui se trouvent généralement dans les préaux destinés aux en&nts, et en réservant les couloirs de part et d'autre pour les groupes. La disposition des bancs et des tables dans les écoles ordinaires n'est nullement commode pour les écoles du dimanche.

L'essentiel, si l'on se réunit dans la salle d'école, c'est de rappeler aux enfants qu'elle se transforme en un temple, c*es^à-dire en un lieu où Dieu manifeste sa présence d'une façon particulière. C'est ici la maison de Dieti^ e*est ici la porte des deux. Le sérieux du directeur et quelques paroles bien senties qui sortiront de sa bouche, su£Bront pour que les enfants revêtent l'apparence et, on peut Tespérer, la réalité du recn^* lement. D'ailleurs, la prière prononcée sera de nature a produire cet eArt. Pnis^ au bout de deux

OU trois dimauches, Télève sentira de lui-même que r école du saint jour est différente de toutes les autres.

Si ron se réunit dans une chambre particulière, il faudra veiller à ce qu^elle ne rénferme pas des objets propres à causer des distractions 9 comme des tableaux, des gravores ; et, en outre, il importe qu'on y trouve une simplicité qui soit de nature à n*éloigner «personne. Un ameublement plus ou moins recherché ôterait à renfant du pauvre sa liberté dVsprit, ou, ce qui serait pire, exciterait en lui des mouvements d'orgueil et d'envie.

' Le local doit être, autant que possible, dani^

une position centrale, où les enfants puissent se rendre sans être obligés de franchir de trùp grandes distances. On leur fournira, à l'entrée, les moyens de se débarrasser de leurs petits manteaux et de nettoyer leur chaussure.

L'école du dimanche étant avant tout religieuse, le mobilier aura un caractère de parfaite simplicité. Trop de facilité et de recherche ne poiu:rait que nuire. Il faut que les élèves sachent, au besoin, se contenter du strict nécessaire. Les écoles du dimanche les plus utiles ne se trouvent pas toujours là où Ton a tout à souhait, n en est autrement dans les écoled ordinaires, parce que là un mobilier convenable et

bien complet est un auxiliaire précieux pour Teib

seignement.

• Nos écoles du dimanche étant d*aiUeurs généralement peu nombreuses, elles peuvent se tenir sans préparatifs coûteux et sans grand appareil.

Quel est le mobilier qu'il faut enyisager comme indispensable dans une école du dimanche régulièrement organisée ?

1. Une petite estrade y pour celui qui préside récole. Toutefois, quelques directeurs s'en passent, dans la pensée qu'étant sur le même niveau que les enfants, la familiarité du langage est mieux, conservée. Une estrade ou une chaire change immédiatement le ton et les rapports.

Mais dès que la réunion est nombreuse, un lieu éleyé pour celui qui dmt parler à tous Revient indispensable.

2. Une table sur laquelle on puisse faire les inscriptions et les écritures nécessaires pour rordre de Técole. Sur cette table sont déposés les registres et les livres destinés & être distribués.

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