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Essai sur les écoles philosophiques chez les Arabes

Depuis qu'on a étudié avec un nouvel amour les écrits du grand philosophe grec qui, durant des siècles, était presque le guide exclusif de tous les penseurs, on s'est attaché aussi avec plus de zèle à apprécier convenablement les travaux de la scolastique qui, il n'y a pas encore longtemps, étaient indistinctement considérés comme des subtilités savantes , enveloppées de formes pédantesques. Les recherches dans lesquelles on se trouva engagé sur Aristote, sur l'histoire de sa philosophie, sur les destinées de ses livres, sur leur apparition subite dans le moyen âge, dirigèrent de nouveau l'attention des savants vers la scolastique, qu'ils reconnurent bientôt pour une partie intégrante de l'Aristotélicisme. D'autres questions cependant, non moins importantes pour les destinées des écrits et des doctrines d'Aristote que pour l'histoire et la critique de la philosophie du moyen âge, restent encore aujourd'hui sans réponse : on ne sait pas jusqu'à quel degré Aristote a formé et enthousiasmé la nation qui initia l'Occident à l'étude de la philosophie; on ignore de quelle manière les Arabes ont cultivé le système du Stagirite, dans quel état ils en ont transmis les écrits aux docteurs chré-

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