‹ Essai sur les écoles philosophiques chez les ArabesChapitre 2 sur 14 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

tiens, et quel essor ont pris en général chez eux les études philosophiques.

Les recherches présentes ont pour but de contribuer à la solution de ces questions. Depuis longtemps occupé spécialement de la littérature théologique et philosophique des Arabes, j'ai pu, pendant un séjour de plusieurs années à Paris, puiser dans des sources manuscrites, des matériaux abondants sur des matières de ce genre. Les extraits et les notices que je livre aujourd'hui au public, n'ont aucunement la prétention d'être complets. Résultats généraux de mes recherches, ils ne font qu'esquisser en quelques traits la vie philosophique des Arabes dans ses différentes manifestations, et écarter surtout le préjugé invétéré d'après lequel tous les penseurs de cette nation se seraient agités dans la même sphère. Si l'on considère avec combien de difficultés j'avais à lutter, en défrichant un champ presque entièrement inculte, on excusera, j'espère, la défectuosité de mon livre, avec d'autant plus d'indulgence que, abstraction faite de l'aridité du sujet, les nombreux manuscrits arabes que j'ai dû examiner, sont tous rédigés dans un style qui est, pour ne pas dire plus, confus et difficile. Il me fallait non-seulement parcourir des ouvrages volumineux, hérissés d'embarras inextricables, mais trouver même une clef pour la terminologie philosophique qui, pour la plus grande partie, manque encore aujourd'hui dans tous les dictionnaires.

Si, à raison de ces difficultés, j'ose m'attendre à une bienveillante critique de Ja part de mes censeurs, il me faut solliciter du lecteur français un accueil

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