‹ Essai sur les faïences de Douai dites grès anglaisChapitre 17 sur 26 · SOUS · texte numérisé non relu

SOUS

FAiBNGBS BLANCHES.

Les faïences blanches sont les plus communes. La plupart des ustensiles de ménage repris dans la facture ci-jointe, appartiennent à cette classe. La nuance du vernis d'un vase portant la signature Leigh et Compagnie, et dont par conséquent, l'autiienticité est certaine, est blanche, tirant légèrement sur le jaune d'ivoire; aucune craquelure, le vernis s'étend sur la pâte sans laisser apparaître la plus légère rugosité ; son aspect est luisant et doux au toucher comme la laque de Chine. C'est là un des caractères essentiels des pièces sorties de la manufacture de la rue des Carmes, que de présenter la teinte unie légèrement jaunâtre d'une laque blanche. Ce cachet tient à la fois à la composition de la pâte extrêmement fine et à la qualité supérieure du vernis.

Les grès de cette fabrique affectent un nombre infini de formes. Tantôt ils les empruntent à l'Angleterre, — comme nous l'avons vu, — tantôt à la manufacture de Sèvres ; enfin souvent elles sont dues à l'invention et à l'originalité des modeleurs.

Un observateur attentif n'y remarquera presque jamais un style autre que celui de l'époque dite Louis XVI.

La période même de l'Empire que la manufacture a traversée, n'a point exercé une action sensible sur l'aspect extérieur des produits ; les anciens moules étaient faits, et l'on continua à les employer ; la partie artistique paraissant reléguée au second plan.

Un genre de dessin commun à nos faïences et à celles de provenance anglaise, c'est le découpage dans les pieds, socles^ ou couvercles des vases fabriqués. Parfois c'est une treille, tantôt des enchevêtrements de lignes courbes, ou bien encore des arabesques. De ces découpures, les unes semblent être le résultat d'une empreinte dans des moules

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