‹ Essai sur les Formes Cliniques de la Symphyse CardiaqueChapitre 19 sur 19 · RD · texte numérisé non relu

RD

10 décembre. — Pouls: 420. Urines: 2 litres.

11 décembre. — Pouls: 100. Le pouls plus régulier, donne à peu près toutes les pulsations cardiaques.

Urines f litre 1/2; pas d'albumine.

La malade sort très améliorée, le 20 décembre.

OgservaTion V (personelle).

L..., Marie, âgée de 22 ans, entrée le 4 avril 1825, à l'hôpital Laënnec, salle CI. Bernard, n° 7. Service de M. le D' Mer-

klen.

Antécédents héréditaires. — Père âgé de 60 ans, bien portant. Mère morte à 39 ans, de bacillose pulmonaire (a loussé 3-4 ans, avait maigri beaucoup, avait de la fièvre).

Deux frères morts jeunes de maladie indéterminée.

Pas de rhumatisant dans la famille, sauf une sœur âgée de 17 ans, qui a eu un rhumatisme généralisé à 16 ans, mais depuis

paraît s’être très bien portée.

Antécédents personnels. — Pas de maladie sérieuse dans l'enfance. À 16 ans, première attaque de rhumatisme absolument généralisé, qui débuta par les chevilles pour envahir assez rapidement loutes les articulations des membres (gonflement douloureux, impotence, fièvre), elle resta deux mois à l'hôpital d’Issou dun, où elle fut soignée avec des frictions et l’enveloppement ouaté ; pas de médicament interne; rentrée chez elle, les dou leurs persistèrent 10 mois, elles cessaient quinze jours pour revenir aussi forles; comme traitement, frictions, vésicatoires

aux genoux, bicarbonate de soude à l’intérieur,

À 17 ans, elle vint à Paris; après quelques mois de séjour, en avril, deuxième attaque qui dure trois mois (salicylate de soude) ; à 19 ans, troisième attaque de deux mois; en avril 1894, quatrième attaque qui dure deux mois.

Pas d’autre maladie, sauf un certain degré de chloro-anémie que cette jeune fille soigne depuis de longues années (traitement par le fer, le phosphate de chaux, la créosole). Jamais d'hémoptysies. Réglée à 15 ans, elle l’a été irrégulièrement lors de ses attaques de rhumatisme, mais dans l'intervalle, les règles venaient toujours à époque fixe; pas d'enfants ; célibataire.

La malade souffre du cœur, depuis octobre 1894, quelque mois après sa dernière attaque de rhumatisme. Brusquement, un jou”, en montant un peu précipilamment les escaliers, elle a ressenti de l’oppression, des palpitations (ce qu'elle n’avait jamais eu, à aucune époque, auparavant), et un médecin appelé diagnostiqua une maladie de cœur. Elle raconte cependant, que depuis de longues années, elle s’enrhumait facilement chaque hiver, mais il s'agissait plutôt € d’une toux d'irritation » la malade ne crachait pas, ne maigrissait pas, n'était pas obligée de cesser son travail, et d’ailleurs chaque rhume ne durait pas longtemps, mais étail sujet à récidiver. Jamais d'hémortysies.

Depuis trois semaines, la malade tousse beaucoup, d’une toux quinteuse, principalement nocturne, avec expectoration mousseuse très abondante ; elle a eu mal à la têle, douleurs dans les

reins, un peu de courbature, légère diminution de l'appétit.

A l'examen, on est frappé par la grande abondance de l’expectoration, constituée par un mucus très aéré, spumeux, strié de jaune et adhérent par place; de-ci, de-là crachats, gommeux et

teintés. Pas de fièvre, La toux est incessante, quinteuce, fatigant

= Go

beaucoup la malade. Pas de fièvre. Etat général bon. Pas d'op-

pression.

A lexumen du poumon, on note au sommel gauche en avant et en arrière des râles sous-crépitants fixes, inspiratoires etexpiratoires, sans modification du murmure vésiculaire. Quelques râles sonores, ronflants et sibilants däns les autres parties du

poumon.

Au cœur, à l'inspection, on est frappé par une série d’ondulations dans toute la région méso-cardiaque ; ces ondulations paraissent commencer à la base et se succéder jusqu’à la pointe (mou vement de roulis vrai) ; le choc précordial est nettement exagéré

bat sur une large surface, et s'accompagne d’une dépression sys-

tolique très nette, un peu en dedans du siège de la pointe; on

constate une autre dépression dans le quatrième espace intercostal en dedans du mamelon, qui peut représenter la pulsalion négalive de Marey.

À la palpation: frémissement assez fort, neltement présystolique à la pointe et au niveau des troisième et quatrième espaces, la pointe bat en dehors de la ligne mamelonnaire à deux centi-

mètres.

- Matité considérable, aussi bien dans le sens transversal que dans le sens horizontal : diamètre vertical maximum : 14 centimètres, diamètre transversal maximum : 16 centimètres (rnatilé absolue ou petite matité); les différentes lignes de matité varient sensiblement dans les changements de position, de 4 centimètre à 1 centimètre 1/2 (ligne de matité gauche, ligne de matité droite malilé de la pointe). Quant à sa configuration générale, la

ligne Supérieure de celte matité commence au niveau du bord

supérieur de Ja troisième côte et de la région adjacente du ster-

num, sa ligne droite passe à { centimètre 1/2, en dehors du bord correspondant du sternum; sa ligne gauche déborde de un demi centimètre Ja ligne mamelonnaire ordinaire pour dévier au-des. sous du mamelon el aller rejoindre à deux centimètres en dehors de cette ligne le siège maximum de la pointe; quant à la ligne inférieure, elle s'étend assez obliquement du quatrième espace droit au siège de la pointe.

- À l'auscultation : à la pointe roulement diastolique, souffle systolique rude, en jet de vapeur, se propageant dans l’aisselle, deu xième claquement très ‘intense, un peu tympanique, non dédoublé ; à la base, souffle diastolique doux, humé, aspiralif, qui se propage vers le slernum et la région méso- cardiaque.

__ Battements carotidiens assez forts. Double souffle intermittent crural de Durozier. :

. Pouls régulier, 100. Tension au u sphygmomanomètre 14

Foie. — Est augmenté de volume, douloureux à la pression

(15 centim. pour le diamètre vertical sur la ligne mamelonnaire).

Urines rares, albuminenses.

Diagnostic: — Endocardite nt chronique bites sance et rétrécissement milral, insuffisance aortique), avec symphyse péricardique et foie cardiaque, chez une malade atteinte depuis trois semaines d’une congestion pulmonaire d'origine grippale. Le Traitement. — Ventouses sèches; polion cordiale; régime lacté, pilules de poudre de feuilles de digitale 10,50 centigr. en

2 jours).

A9 avril. — DT râles pulmonaires | ont di spar continue à cracher beaucoup ; l'examen bacl 1

Le

a présence de quelques diplocoques, + Koch. SL AS EN EEE

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