‹ Essai sur les formes et les effets de l'affranchissement dans le droit gallo-francChapitre 36 sur 91 · IV. — De l*ii8age et de la dispaiition des formes germaines · texte numérisé non relu

IV. — De l*ii8age et de la dispaiition des formes germaines

Les modes d'affranchissement autres que celui par le denier n'ont pas d'histoire. Ils sont seulement mentionnés dans un ou deux textes qui les font connaître ; nous n'en parlerons pas.

De tous ces modes germains, le seul qui resta un peu en usage dans la Gaule franque et dont on puisse suivre la trace dans la pratique, est l'affranchissement per denarium. Son application fut toutefois fort restreinte, car il se passait uniquement devant le roi, ce qui ne pouvait suffire aux besoins d'un aussi grand territoire. Ces conditions se comprenaient pour une époque où les Francs formaient une tribu groupée autour de leur roi , mais plus tard elles devinrent gênantes et ce fut là une des causes principales de la prépondérance que prirent les formes romaines.

La forme per denariu/m est mentionnée pour la première fois dans la Loi salique, au vi® siècle, avec une variété dans les manuscrits dont nous avons déjà parlé ^; puis dans la Loi ripuaire^. Les actes confirment ici les textes législatifs , car un passage de la Vie de saint Éloi ^ et une formule du vi* siècle montrent cette forme usitée dans la pratique*.

Plus tard, un capitulaire de 788^ parle des denariales^ ainsi que les capitulaires de 803^ et de 806*^. A cette même époque , c'est-à-dire au ix* siècle , on trouve une nombreuse suite d'actes ou de formules d'affranchissement per denarium.

Page 1