‹ Essai sur les formes et les effets de l'affranchissement dans le droit gallo-francChapitre 49 sur 91 · Rozière, Formules 65 (Sirmond · texte numérisé non relu

Rozière, Formules 65 (Sirmond

8. Rozière, Formules 63, 71 (Marculf. append. 8, 56), 72 {Lindenbrog, 101)72 {Baluze, 43).

De ces textes, en général confonnes les uns aux autres, il résulte : que dans les formes il n'y eut pas de changement notable du vu* au rx* siècle pour raffranchissement in ecclesia. L'acte se passait à peu près ainsi. Le maître venait avec son esclave ou son serf dans TEglise. Il le faisait, du moins à Torigine, habiller de blanc *. Et là, cmte cornu altaris, juœta altare, ad altare, ciroa altare, ante sacri fontes, in albis, supra altare, etc., etc., il lisait un libellv/m en présence des clercs et des fidèles ^. Ce libellus, que nous avons vu mentionné par saint Augustin, se retrouve dans une formule de 801 3 et dans une lettre de Louis le Débonnaire de 823 environ *. On y écrivait tous les renseignements qui pouvaient servir à dresser la charte, ou bien il constituait lui-môme Tacte matériel d afifranchissement.

Le maître déclarait alors qu'il affranchissait Tesclave ^ et il en faisait la tradition au prêtre qui présidait la cérémonie en lui remettant le libellus ^. Le serf était ainsi affranchi per manu, per manum episœpi, per manu sacerdoiu/m, in manu episcopi, etc., etc. '^

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