‹ Essai sur les fortifications anciennes, ou introduction à l'histoire générale de la fortification des anciensChapitre 2 sur 72 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

Depuis longtemps, on signale Tinsuffisance des traités de fortification, en ce qui concerne l'art ancien; et bien souvent on a fait remarquer que les ouvrages publiés sur la matière ne respiraient presque exclusivement que Tair des traditions grecques et romaines. ^^ Cependant, l'étude -des sciences philologiques et

X ethnologiques a, depuis quelque temps, ouvert un champ beaucoup plus vaste atix recherches sur l'antiquité. D'un autre côté, les découvertes des orientalistes et des égyptologues ont apporté aux écrivains ,^ modernes un large tribut de précieux enseignements, dont on n'avait pu profiter jusqu'ici. Il en résulte de nouvelles obligations pour ceux qui, désormais, entreprendront la lourde tâche de faire l'histoire de la fortification ancienne.

Nous n'avons nullement eu la prétention, dans notre insuffisance, d'accomplir ce travail considérable, et nous osons à peine espérer que notre œuvre, des plus modestes, puisse passer pour une grossière ébauche du sujet. Nous avons simplement recueilli et classé des notes sur la matière, et nous espérons qu'on nous saura gré de les avoir produites.

L'élendue du sujet n'a pas permis de réunir tous les matériaux de notre travail dans un seul volume; aussi

devons-nous nous borner, pour le momenti à donner la première partie d'un mémoire, dont la seconde, du reste, est en voie d'achèvement.

Cette premièi*e partie est dôûsaorée à la recherche des origines de la fortification et à l'historique de ses développements successifs chez les différents peuples. Elle renferme, en outre, un essai de classification des constructions militaires, basée sur Tétude des caractères philologiques et anthropologiques des peuples qui les ont élevées^ Nous accordons une grande oonflànce à notre théorie; mais nous ne la produisons toutefois qu'avec la plus grande réserve.

Quant à la seconde partie, elle comprendra l'étude de l'organisation défensive defe forteresses, considérées dans leurs détails, et celle de l'organisation défensive des États.

y ouvrage ne traite qu'accidentellement de la polior^ cétique; et nous n'avons inséré, dans les notes au bifs des pages, que ce qu'il était absolutnent indispensable d'y introduire pour l'intelligence du texte*

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