ÉTYMOLOGIE HIÉROGLYPHIQUE
DE LA LETTBE M.
La lettre M est la transcription alphabétique d'une des deux lignes ondulées qui* dans les hiéroglyphes ^ désignent Veau; Veau des deux sources du NU; Veau de T initiation; les deux eaux:
-» M- MiM.
D- . iM^ les eaux.
On retrouve la trace de ces deux lignes ondulées dans la lettre ^^^ ilf des Ethiopiens ; et son nom Maï signifie eauj comme le nom de la même lettre en hébreu.
Le choix de l'intonation Mj pour désigner Veau j tient aux idées des Egyptiens sur la cause de la génération des êtres.
M est l'intonation donnée par la nature ., pour être le cri d'appel de la mère par Venr fant.
aMon Ma, devenu le nom de la mère par
(46) TefTet constant de ce cri ^ de cet appel , désigna la maternité, la génération des ares, la /acuité générative f celle de multiplier, l'organe multiplicatif ou de la génération , la multiplia cité, le pluriel, la multitude, enfin le principe de cette multiplication ou génération.
Ce principe y selon les Egyptiens ^ était Veau , Yhuïnidité en général (i). Ce peuple devait trop aux inondations du Nil pour ne pas adopter cette idée ; elle était d'ailleurs si naturelle^ que dans les hiéroglyphes chinois le signe caractéristique de la mère
fut formé de celui qui représente les cam« pagnes cultivées et labourées ^
soumises à Finfluence fécondante de la pluie ^ réprésentée par les gouttes qui tombent
Ces observations sur Tinfluënce de l'élément aqueux dans la génération des êtres ^
(i) Plutarquc, traité d'Isis et Osin's.
détennmèrent les Egyptiens & choisir le hiéroglyphe de Feaa pour en faire le caractère sjinboliqae de l'intonation Ma^ exprimant dans sa force radicale l'idée de mère en gé* néral.
Ainsi 9 comme signe hiéroglyphique y Veau ne doit pas désigner seulement Télément a« queux ^ mais encore ,
La mère , la maternité ,
La génération , la multiplication ,
Le pluriel j la multitude ,
La totalité, V infini.
ETYMOLOGIE HIEROGLYPHIQUE