ÊTRE
ou \€tre sauvé des eaux ou par les eaux du Nil.
Cependant la transcription n'est pas complète; il reste encore à expliquer la signification de la coiOure ovoïde de Tinitié.
L'epe^/hiéroglyphique doit avoir toutes les significations de son nom en hébreu.
Le nom de cet œuf est BaR^ et Bar désigne '^ lejîls.
Bans le monument ^ cet œuf est celui de
( 6a ) CNePH, le Dîcu suprême, le Dîen créateur, le Dieu représenté par un serpent ajant la tête (Tun épervier.
L'œuf de GNePH , soit qu'on le représente comme dans le tableau ,
soit qu'on le décompose comme dans l'inscription ,
est donc Vœu/de lÉ , le fils de lÉ, le fils de rp-«>3 Dieu; en un mot, le BaR-IÉ, de même que V homme du ciel, V homme divin, T auditeur de lÉj vu plus haut, est le SiMO-IÉ.
Protégé par le signe de salut, de perfec* tion •
puisque ce signe répété dix fois l'enveloppe , il est ce que le syriaque nomme le BaR-T, Vc&uf accompagné du To, le fils marqué du To, du signe de consécration, de purifica* tion, d*immersion, le fils sauvé de la mort
C 63 ) par ce signé ^ comme le furent tous les premiers nés des Hébreux en Egypte après la ré* ▼éJâtion mosaïque (i).
Vœufdésigpsiit Vétre nouvellement procréé, Y être nouvdlement régénéré ; de là le mot BaK-A. M13
(i) Dans riDtroduction, j'ai dit que le signe qui ac-i compagne ce To , cette croix ansëe , est un bâton , un QRÉ , sunnontë de la tête du QRE ou QRA , oiseau symbolique de Vjéppel; il se pourrait cependant , et plu* sieurs exemples auxquels je n'ayais pas fait attention, m'autorisent \ le croire, que ce fut la tête du NuBë ou NuBÂ, de Vtiboyeur, du prophète, du prêtre. Ce hiëroglyphe se rapporterait bien mieux alors h la scène de l'initiation , puisqu'au lieu d'un simple appel , ce serait ie bâion des NuBI , Symbole du CRI , de Vjippel, ^n? — des NuBI, — des A-NuBI-s , — des prophètes Janncs et Jambrès.
NuRI ( des )
CRI. ( le )
Le signe serait d'autant mieux choisi, qu'il se rattache \ tout ce qu'on a vu de Jannès, crieur publie , selon Hermès^ Trismdgiste, criant dans le dësert, appelant au baptême , suivant S^ Mathieu. D'ailleurs , le mot NuBI t désigné l'Ethiopie , la terre des Ancêtres y la terre de GetZ ou da Dieu des Ancêtres.
Uétre lavéj purifié ^ blanchi ( BaR ).
Enfin 9 Vétre élu, choisi, préféré j auquel ind on s* allie j dans lequel on se complait. ( BaR-E ni3 et BaR-T ).
Gomme je ne pense pas qu'on ait perdu de Tue ce qui a été dit touchant le baptême des ipiliés dans le canal du fleuve > et concernant TEsprit saint qui descend en langue de feu ou en forme de colombe ^ le lecteur achèvera le nouveau rapprochement que je pourrais faire de l'initiation chrétienne et de l'initia* tion égyptienne , en lisant les deux derniers Tersets du troisième chapitre de Saint-Ma-^ thieu (i).
En joignant Tœuf hiéroglyphique aux hiéroglyphes précédens , on aura
r^ ENFANT
tdïOJ NIL ^^^^^'^''^^ EAUX
SAUVÉ ÊTRE, (ou LE)
(i) c Lorsque Jësus fut baptisé, il sortit de l'eau , et » (Jean) vit l'esprit de Dieu descendre sur lui ( Jésus >
(65.) phrase qui signifie le /ils, Venfant sauué des eaux on par les eaux du JVil.
La transcription alphabétique du BaR-IÉ développé ainsi ,
S- ^ ^lîf
-BaR (3) 13-
forme le mot S-BaR , qui désigne le Jils ve^ liant de naître, ayant brisé depuis peu sa co* que , son ens^doppe, pour venir au monde.
Ces hiéroglyphes
entraînent donc ce sens : Vétre sauvé des eaux ou par les eaux du Nil , est nouvellement né ; est recréé, régénéré ; est fils de Dieu; est lavé ^ purifié} est élu, choisi , préféré.
Le mot S^BaR désignant la production ,
» comme mie colombe ; et ime voix du ciel dit : Celid<£ » est mon fils préféré ( dans la trad. sjrr. BaR ) , et dans » lequel je me complais ».
(66) ^émanation , Vœuf symbolique de GNePH 9
prouve^ par ses autres significations ^ que le
hiéroglyphe qu'il représente appartenait à
rinitiation.
En arabe ^ il désigne encore celui qui a coupé ses che\feux.
En syriaque ^ il marque Y expression de la pensée , de F intelligence ; il veut dire j^nnon^ cèPy éî^angéliser , prêcher; être disciple, en-' 'vojréy missionnaire.
Avec ces significations 9 le Bara-ié est en«
«103 core transcrit de cette manière B-S-R ^ c^est-
]i»dire, que le mot BaR est partagé ^ traversé
par le rom du serpent S^ comme ^ en effets
le serpent traverse l'œuf hiéroglyphique.
Par cette transcription y les hiéroglyphes qu'en vient de voir prennent ces nouvelles significations :
là intelligence , la sagesse, la pensée que pro* ^ eurent les eaux du Nil (i) j
Uétre quij par les eau^ du NUj a reçis Vintelligence j la sagesse, la pensée;
Le disciple , t envoyé des eaux du If il (jsi) ;
(i) Rappelez tout ce que vous avez tu de TAmbr^, de la sainte dootrme , de la liste y dii vase , dm fcap-» téme, etc.
(a) Rappelez ce qu'on a dit da SiI/> | ete*
Enfin , le prédicateur, V apôtre, Fé^angéttste Jes eaux du NU*
Je crois avoir eipliqué^ autant qn'il est possible de le désirer , le tableau de Finitia-» lion. Ce tableau se trouve gravé au portique du grand temple de Vile de Philœ. Au-dessus des devLS initiateurs ^ sont^ ainsi que je l'ai dit , quelques bandes de hiéroglyphes que , pour le moment » je n'entreprendrai pas de déchiffrer ^ mais dans lesquelles on remar« qaera la chaùie de trois nœuds ,
dont le nom SeLeS ou TeLeT est ^ en grec ^ tcXtT« celui du rit de Vimtiation.
Ce mot^ qui signifie y?/i^ achèvement, perfection , veut dire originairement trois , et marque le ternaire sacré révélé dans les mystères.
On a dû, comprendre , en voyant le nombre des personnages figurés dans le tableau hiéroglyphique , que le nombre trois était en effet celui de l'initiation.
On a pu remarquer que
JATOÈS figurait /^ Dieu ancien y le père.
J AMBRÉS^ la sagesse, V esprit, VirUelU^ gence de ce Dieu , son esprit saint.
MOYSE, V envoyé j le missionnaire , le por^ teur de la parole sainte, le verbe, le fils de Dieu,
Observons que la connaissance de ce tei> naire sacré ^ symbole d'un Dieu Trine. , avait pénétré 9 avec les prophéties que j'ai rapportées concernant Tavénement d*ISO , jusque dans la Cbioe. Le célèbre Lao-Tzée , qui vivait du temps de Coofucius^ plus de cinq cents aos avant J. C. , établissait clairement la Trinité sainte, t'n distinguant dans la Divinité , le Khi , le Hi et le Ouei.
KHI signifie Vénerie viwfiante qui donne Texistence à Tunivers.
Hl désigne les inspirations, le souffle léger ^ Vesprit,
OUEI, le messager y V envoyé (i).
La transcription en caractères alpbabéti* ques du tableau de ce ternaire , avait formé
( I ) Remarques philologiques sur les voyages en Chine , de M. de Guignes; parle docteur Moniucci, (fùf. aussi les Mémoires chinois, tom« i , pag. 399 )•
(69) dans la langue des ancêtres > dans réthiopieni
le mot ,
Se I.e S ,
dont j'invite le lecteur à comparer la compo* sitîon linéaire à celle du tableau du temple dePlillie.
Dans le clialdaïque , elle avait formé
TeLeTj Dans l'hébrea , elle avait fait
SeLeS ; Et enfin , dans le grec ^
TAeT
TeLeT.
Les autres hiéroglyphes de l'inscription ne présentent de difficultés qu'autant qu'on ne
teXst-f
( 7* ) peut en recoanattre la figure ^ et par conséquent le nom hébraïque. Je laisse h ceux qui peuvent acquérir le bel ouvrage de la corn* mission d'Egypte ^ le plaisir de découvrir ces nomSi en comparaut les signes de Tinscriplion à tous ceux gravés sur d*autres monumens. Une observation qui ne doit pas leur échapper, c*est que Tlbis de Finscription emprunte la forme de Fépervier ( HEZ) ,
comme en hébreu il lui emprunte son nom ( Ja-NES yph ; vojr. i^^./ragm , p. 9 ).
La sainte doctrine^ la doctrine parfaite, la doctrine de l'immersion , la doctrine obtenue par le baptême , j est figurée par le crible rapproché du Tkébot.
Enfin j je pourrais m*autorlser du lieu oii se trouve le monument, et dire que l'initia* tion égyptienne avait son temple dans Tile de Philae ; mais celte hypothèse sort du domaine de celles que je me suis proposé d^é^ tudier.
Flir DV SEGOIVD rmAGVMST.
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