‹ Essai sur les hiéroglyphes égyptiensChapitre 17 sur 48 · ÊTRE · texte numérisé non relu

ÊTRE

ou \€tre sauvé des eaux ou par les eaux du Nil.

Cependant la transcription n'est pas complète; il reste encore à expliquer la signification de la coiOure ovoïde de Tinitié.

L'epe^/hiéroglyphique doit avoir toutes les significations de son nom en hébreu.

Le nom de cet œuf est BaR^ et Bar désigne '^ lejîls.

Bans le monument ^ cet œuf est celui de

( 6a ) CNePH, le Dîcu suprême, le Dîen créateur, le Dieu représenté par un serpent ajant la tête (Tun épervier.

L'œuf de GNePH , soit qu'on le représente comme dans le tableau ,

soit qu'on le décompose comme dans l'inscription ,

est donc Vœu/de lÉ , le fils de lÉ, le fils de rp-«>3 Dieu; en un mot, le BaR-IÉ, de même que V homme du ciel, V homme divin, T auditeur de lÉj vu plus haut, est le SiMO-IÉ.

Protégé par le signe de salut, de perfec* tion •

puisque ce signe répété dix fois l'enveloppe , il est ce que le syriaque nomme le BaR-T, Vc&uf accompagné du To, le fils marqué du To, du signe de consécration, de purifica* tion, d*immersion, le fils sauvé de la mort

C 63 ) par ce signé ^ comme le furent tous les premiers nés des Hébreux en Egypte après la ré* ▼éJâtion mosaïque (i).

Vœufdésigpsiit Vétre nouvellement procréé, Y être nouvdlement régénéré ; de là le mot BaK-A. M13

(i) Dans riDtroduction, j'ai dit que le signe qui ac-i compagne ce To , cette croix ansëe , est un bâton , un QRÉ , sunnontë de la tête du QRE ou QRA , oiseau symbolique de Vjéppel; il se pourrait cependant , et plu* sieurs exemples auxquels je n'ayais pas fait attention, m'autorisent \ le croire, que ce fut la tête du NuBë ou NuBÂ, de Vtiboyeur, du prophète, du prêtre. Ce hiëroglyphe se rapporterait bien mieux alors h la scène de l'initiation , puisqu'au lieu d'un simple appel , ce serait ie bâion des NuBI , Symbole du CRI , de Vjippel, ^n? — des NuBI, — des A-NuBI-s , — des prophètes Janncs et Jambrès.

NuRI ( des )

CRI. ( le )

Le signe serait d'autant mieux choisi, qu'il se rattache \ tout ce qu'on a vu de Jannès, crieur publie , selon Hermès^ Trismdgiste, criant dans le dësert, appelant au baptême , suivant S^ Mathieu. D'ailleurs , le mot NuBI t désigné l'Ethiopie , la terre des Ancêtres y la terre de GetZ ou da Dieu des Ancêtres.

Uétre lavéj purifié ^ blanchi ( BaR ).

Enfin 9 Vétre élu, choisi, préféré j auquel ind on s* allie j dans lequel on se complait. ( BaR-E ni3 et BaR-T ).

Gomme je ne pense pas qu'on ait perdu de Tue ce qui a été dit touchant le baptême des ipiliés dans le canal du fleuve > et concernant TEsprit saint qui descend en langue de feu ou en forme de colombe ^ le lecteur achèvera le nouveau rapprochement que je pourrais faire de l'initiation chrétienne et de l'initia* tion égyptienne , en lisant les deux derniers Tersets du troisième chapitre de Saint-Ma-^ thieu (i).

En joignant Tœuf hiéroglyphique aux hiéroglyphes précédens , on aura

r^ ENFANT

tdïOJ NIL ^^^^^'^''^^ EAUX

SAUVÉ ÊTRE, (ou LE)

(i) c Lorsque Jësus fut baptisé, il sortit de l'eau , et » (Jean) vit l'esprit de Dieu descendre sur lui ( Jésus >

(65.) phrase qui signifie le /ils, Venfant sauué des eaux on par les eaux du JVil.

La transcription alphabétique du BaR-IÉ développé ainsi ,

S- ^ ^lîf

-BaR (3) 13-

forme le mot S-BaR , qui désigne le Jils ve^ liant de naître, ayant brisé depuis peu sa co* que , son ens^doppe, pour venir au monde.

Ces hiéroglyphes

entraînent donc ce sens : Vétre sauvé des eaux ou par les eaux du Nil , est nouvellement né ; est recréé, régénéré ; est fils de Dieu; est lavé ^ purifié} est élu, choisi , préféré.

Le mot S^BaR désignant la production ,

» comme mie colombe ; et ime voix du ciel dit : Celid<£ » est mon fils préféré ( dans la trad. sjrr. BaR ) , et dans » lequel je me complais ».

(66) ^émanation , Vœuf symbolique de GNePH 9

prouve^ par ses autres significations ^ que le

hiéroglyphe qu'il représente appartenait à

rinitiation.

En arabe ^ il désigne encore celui qui a coupé ses che\feux.

En syriaque ^ il marque Y expression de la pensée , de F intelligence ; il veut dire j^nnon^ cèPy éî^angéliser , prêcher; être disciple, en-' 'vojréy missionnaire.

Avec ces significations 9 le Bara-ié est en«

«103 core transcrit de cette manière B-S-R ^ c^est-

]i»dire, que le mot BaR est partagé ^ traversé

par le rom du serpent S^ comme ^ en effets

le serpent traverse l'œuf hiéroglyphique.

Par cette transcription y les hiéroglyphes qu'en vient de voir prennent ces nouvelles significations :

là intelligence , la sagesse, la pensée que pro* ^ eurent les eaux du Nil (i) j

Uétre quij par les eau^ du NUj a reçis Vintelligence j la sagesse, la pensée;

Le disciple , t envoyé des eaux du If il (jsi) ;

(i) Rappelez tout ce que vous avez tu de TAmbr^, de la sainte dootrme , de la liste y dii vase , dm fcap-» téme, etc.

(a) Rappelez ce qu'on a dit da SiI/> | ete*

Enfin , le prédicateur, V apôtre, Fé^angéttste Jes eaux du NU*

Je crois avoir eipliqué^ autant qn'il est possible de le désirer , le tableau de Finitia-» lion. Ce tableau se trouve gravé au portique du grand temple de Vile de Philœ. Au-dessus des devLS initiateurs ^ sont^ ainsi que je l'ai dit , quelques bandes de hiéroglyphes que , pour le moment » je n'entreprendrai pas de déchiffrer ^ mais dans lesquelles on remar« qaera la chaùie de trois nœuds ,

dont le nom SeLeS ou TeLeT est ^ en grec ^ tcXtT« celui du rit de Vimtiation.

Ce mot^ qui signifie y?/i^ achèvement, perfection , veut dire originairement trois , et marque le ternaire sacré révélé dans les mystères.

On a dû, comprendre , en voyant le nombre des personnages figurés dans le tableau hiéroglyphique , que le nombre trois était en effet celui de l'initiation.

On a pu remarquer que

JATOÈS figurait /^ Dieu ancien y le père.

J AMBRÉS^ la sagesse, V esprit, VirUelU^ gence de ce Dieu , son esprit saint.

MOYSE, V envoyé j le missionnaire , le por^ teur de la parole sainte, le verbe, le fils de Dieu,

Observons que la connaissance de ce tei> naire sacré ^ symbole d'un Dieu Trine. , avait pénétré 9 avec les prophéties que j'ai rapportées concernant Tavénement d*ISO , jusque dans la Cbioe. Le célèbre Lao-Tzée , qui vivait du temps de Coofucius^ plus de cinq cents aos avant J. C. , établissait clairement la Trinité sainte, t'n distinguant dans la Divinité , le Khi , le Hi et le Ouei.

KHI signifie Vénerie viwfiante qui donne Texistence à Tunivers.

Hl désigne les inspirations, le souffle léger ^ Vesprit,

OUEI, le messager y V envoyé (i).

La transcription en caractères alpbabéti* ques du tableau de ce ternaire , avait formé

( I ) Remarques philologiques sur les voyages en Chine , de M. de Guignes; parle docteur Moniucci, (fùf. aussi les Mémoires chinois, tom« i , pag. 399 )•

(69) dans la langue des ancêtres > dans réthiopieni

le mot ,

Se I.e S ,

dont j'invite le lecteur à comparer la compo* sitîon linéaire à celle du tableau du temple dePlillie.

Dans le clialdaïque , elle avait formé

TeLeTj Dans l'hébrea , elle avait fait

SeLeS ; Et enfin , dans le grec ^

TAeT

TeLeT.

Les autres hiéroglyphes de l'inscription ne présentent de difficultés qu'autant qu'on ne

teXst-f

( 7* ) peut en recoanattre la figure ^ et par conséquent le nom hébraïque. Je laisse h ceux qui peuvent acquérir le bel ouvrage de la corn* mission d'Egypte ^ le plaisir de découvrir ces nomSi en comparaut les signes de Tinscriplion à tous ceux gravés sur d*autres monumens. Une observation qui ne doit pas leur échapper, c*est que Tlbis de Finscription emprunte la forme de Fépervier ( HEZ) ,

comme en hébreu il lui emprunte son nom ( Ja-NES yph ; vojr. i^^./ragm , p. 9 ).

La sainte doctrine^ la doctrine parfaite, la doctrine de l'immersion , la doctrine obtenue par le baptême , j est figurée par le crible rapproché du Tkébot.

Enfin j je pourrais m*autorlser du lieu oii se trouve le monument, et dire que l'initia* tion égyptienne avait son temple dans Tile de Philae ; mais celte hypothèse sort du domaine de celles que je me suis proposé d^é^ tudier.

Flir DV SEGOIVD rmAGVMST.

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