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L'OMBRE DE SES AILES

La transcription de ce symbole développé ainsi :

a formé le mot SeMS> qui signifie mot-à-mot ^)q^

serpent'-soleil ^ serpent j et qui est le nom du

soleil» On n'a pas oublié sans doute que EM l**^ W

(i.*' Fragment, page 16) est le nom du

disque solaire et qu'il donne l'idée du soleil

ailé , puisqu'il est aussi le nom de V Esprit-

ailéj de F Esprit-Saint descendant sous la/orme

d^une colombe.

(1) Ou SE LEVERA.

( »oo ) Transcrit autrement ^ ce hiéroglyphe a formé

j9^ SOL^ qui marque V excessive lumière, celle émVu^^ Ai soleil. Cest de cette transcription que

viennent les mots SOL^ SOL-eil^ SOL-us^ seul, comme qui dirait , Vunité, le grand un ; et en effet les Chinois expriment ainsi Tidée qu'ils ont de Dieu , du Tïen , dans ce hiéroglyphe :

^IV composé de ^C Ta ,le grand , et

un.

C'est ce SOL qui fut le premier roi ou plutôt la première divinité de TEgypte. C'é* TW tait le premier SoLE ou SiLE^ le premier envoyé, (Voy. le 4** Fragment) le premier Messie; ou la première émission du verbe, de la parole de Dieu.

Mais le disque solaire ailé ne désigne pa»

toujours ISO> le Sauveur, il est souvent !•

symbole du Très-haut, de Dieu; avec cette signification il doit nécessairement perdre le hiéroglyphe du Salut j du Sauveur ^ le serpent. Alors il forme cette figure plus simple.

dont la transcription en caractères alphabétiques y donne le mot •

OL , Id Très-haut^ Dieu. Vy

C'est ce globe ailé que tes anciens Egyptiens plaçaient sur une barque nommée 6AR-is ,et qu'ils promenaient dans le» campagnes. A cette époque on nommait arche ou vaisseau ^ le symbole où se manifestait la présence de* Dieu^ et ce symbole était portatif^ c'était V habitation de Dieu^ mais V habitation mobile. C'est de ce symbole que vient l'emploi d'une" barque ^ pour désigner le mouvement.

La tracé de ce symbole s'est conservée dans* les mots anciens employés pour désigner les temples. Le syriaque KOUS-A , Temples^ «DV vient de NOUS, aller, venir , chercher un Dna asile. Le mot grec NAOS ou NëOS qui eu* vaoci ys«^s

( loa ) vao dérive ^ a la même étymologie que N AO f

vauç", vooç couler, NAUS ou NAOS , vaisseau j navire.

De là vient le mot N EF^ dont nous nous servons pour désigner le "v aisseau d'une église.

fe^n fe^ L'hébreu EI-COUL , temple , vient de 1-CouL,

dont le sens primitif CouL-er s'est consente ^Q dans le dérivé MI-CouL y un ruisseau. Le mot arcAe lui-même ^ désigne un vaisseau; un vaisseau^ une barque était donc le symbole primitif de la présence de la Divinité; il Test encore> puisque nos églises portent le nom de ^vais" seaux, puisque nos tabernacles sont une imitation de r^/rfte^ puisque nous plaçons dans ces tabernacles le Soleil de justice , devant lequel tout chrétien se prosterne ^ et puisqu' enfin 3 dans nos symboles^ nous représentons toujours ce soleil porté sur un vase, un vaisseau^ une coupe.

C'est de ce globe ailé placé sur une barque p et si souvent répété sur les monumens égyptiens , que vient par la transcription , en ca« n* — ^3 ractères alphabétiques , le nom. des Baal-im si célèbres dans l'antiquité , et sur lesquels on a tant écrit sans connaître leur origine ^ parceque la connaissance de cette origine était attachée à celle de l'étymologie hiéroglyphique de rhébreu.

( >o3 ) Ce hiéroglyphe >

décomposé ainsi ^

donna donc le mot BOL^ qu'on prononce V3D actuellement^ comme s'il était écrit avec an . A^ BAL ou BAAL, et qui désigne Dieup Dieu fécondant Vunis^ers , et lui donnant le mouvement par Vemission de la parole , du oferbej signification qui résulte du rapprochement du mot BA et de OL , prononcé également AL.

J'ai dit^ dans le second fragment^ pag, , que malgré Tétymologie évidente du Sameck hébreu >

ce n'était pas sous cette lettre qu'il fallait chercher les noms donnés au serpent ; mais sous le Schin , équivalant à deux SS ou à deux êerpens.

( io4 )

J*ai donnée pag. 86 > l'étymologie hiéroglyphique du mot Se-RP , j'ai dû réserver , pour le placer ici , ce que j'avais encore à dire sur ce mot.

C|*) ReP ou RePh désigne les ailes étendues

et un oiseau qui plane au-dessus dune chose, qui la couvre avec amour y qui protège de ses ailes. Dans les hiéroglyphes , Yétre bon qui plane et protège en couvrant de ses ailes , est toujours le ^obe ailé, et ce glohe ailé est ISO ou OL y selon qu'il est avec ou sans Oubais.

Mais le mot RePh ne signifie pas seulement planer au-dessus , il entraine encore et nécessairement le sens d^étre dessus, d'être placé sur , en étendant ses ailes comme pour couver, réchauffer, vivifier; enfin éi reporté sur une chose»

Si maintenant nous voulions figurer hiéro-- MQ) glyphiquement le sens du mot S-RaPh^ nous tracerions d'abord deux Oubais en leur don« nant cette symétrie que les Egyptiens recherchaient avec tant de soin dans leurs tableaux hiéroglyphiques , nous aurions alors cette figure.

Au-dessus de ces deux Oubais^ nous pla-

( ,o5 ) cerions le disque solaire ailé planant sur; et comme d'après la signification du mot RePh ^ ce disque doit être porté sur quelque chose ^ nous dessinerions au-dessous de lui un Thauth, un soutien^ une borne j signes de la stabilité^ de la fixité ^ du repos. lïous placerions cette borne dans l'intervalle qui existe entre le globe ailé et les deux serpens ; car ces deux serpens ne peuvent pas être joints au globe ailé^ comme ils le sont d'ordinaire^ puisque le mot SeRaPh annonce que , dans le hiéroglyphe y on n'avait point cherché à rappeler le nom d'ISO.

nous aurions donc alors cette figure.

qui , ramenée 2i des linéamens plus simples, présente ce symbole bien connu ,

( io6 ) et plus abrégé,

la transcription de ce hiéroglyphe qui» en effet f est égyptien , donne le mot S-M*S 5 SaMSj Soleil f comme on Ta tu plus haut.

Mais le soleil est ici placé sur une borne ^ un therfne, une base^ symbole de la stabilité , de la tranquillité , du repos; et moralement des loisj des statuts; des lois saintes et religieuses ; de la vérité et de la justice. ( Voyez

tn no "XO ) ^^^^ l^s Dictionnaires les mots CYN ^ STa , ( TTO EQ et SiDiC }. Cest donc ici le SaMS SiDîQ-E,

npTO »î3B> /^ soleil de justice j de Malachie; mais mol à

mot 9 et dans un sens matériel, c'est le soleil en repos j arrêté, tranquille, en un mot, c'est le SOL-ST-ice.

Ce solstice est peut-être celui d'hiver, parceque le mot TZiDI, en Éthiopien, dé* signe lé temps de la moisson , la fin de Dé^ cembre.

La lettre Schin j )t^ , étant donc ainsi formée par la réunion des deux serpens , cette lettre offre ridée du nombre deux; elle de- Tient radicale du nom de ce nombre et de la réitération. Ainsi nous aurons SseN , deux j ^ second, double; réitérer, recommencer; les deux dents de Véléphant. SseD ^ les deux mor TO mettes; ce mot est en effet composé de Ss^ signifiant deux, et de De ou DD ^ le sein y les '^^ mamelles.

La fable dit que Mercure contempla les serpens^ c'est-&*dire ^ les astres; SeR^ nom du serpent, signifie aussi contempler. Elle ajoute qu*îl s'en rendit maître ; et le même mot marque la domination. Il les étendit au* tour de son bâton ; et SeR-O signifie s' étendre j y-'^to et se dit de deux choses. Enfin, il enferma son sceptre ; et SER-BaTh , composé de SeR et de wj^^^m BaT , bâton , signifie sceptre. Ce sceptre est le symbole du repos, de la tranquillité, de la sécurité j de la confiance.

Voici la composition hiéroglyphique de ce mot SER-BATH.

BaTh veut dire être sans inquiétude ou dans q;) le repos ; se reposer sur; avoir confiance ; être soumis. Le serpent , le SeR ou SYR , est le W ^0 symbole du roi, de la royauté. Ces deux

( ,o8 ) mots, rapprochés et rendus en hiéroglyphes ; donnent donc cette figure j

-•itSf f SeR

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