BaTh
ou celle-ci ,
dont la transcription traduite littéralement , donne ces mots SERPEMT-BATON ou BA* TON du SYRE^ du roi, en un mot sceptre.
Dans le sens moral ^ Serbath signifiait sou^ mission , confiance au roi, et même sécurité rojrale ; mais ce mot a perdu dans Thébrea toutes ces significations.
La vue de ce hiéroglyphe doit rappeler celui dont Moïse fit usage pour ramener les Hébreux & la soumission ^ & la coufiance qu'ils devaient à celui qui était leur conducteur^ leur SeR ou SiRe ^ et que les Egyptiens avaient nommé , pour cette raison ^ A-SIR-SAPH ou A-SËR-SAPH ^ le conducteur des Saphs ou des initiés.
Les Hébreux^ commandés par lui^ venaient de soumettre Harad^ roi de Canaan. Fatigués
( 109 ) de leurs courses , quelques - uns espéraient
trouver en ce lieu une nouvelle patrie ; mais Moïse jugea convenable de mettre le pays en interdit^ de le ravager comme lieu profane ; sorte d*anatbème qui consacrait la chose à la Divinité, et portait le nom même d'Hermès* nom
Par Teffet de cette interdiction ^ les Israélites étaient obligés de s'éloigner | de rentrer dans le désert pour se' diriger vers la terre des ancêtres ; ce fut la cause des murmures qui éclatèrent alors contre Moïse, Les séditieux se prononcèrent fortement , et lui demandant pourquoi il les avaient fait sortir d'Egypte : « Etait-ce^ lui disaient- ils, pour m nous faire mourir dans ce désert où il n'y • a ni pain^ ni eau^ et où notre ame ne peut » plus supporter le dégoût de la légère nour- B riture qu'on nous y donne, b
Cette révolte inquiéta Moïse. Pour en prévenir les suites ,* U Jii rechercher les plus coupables et les punit sévèrement. Son texte porte qu'î/ les éprouva , i^ il fit une enquête sur eux> et qu'il en fit périr un grand nombre. Cette épreuve y cette enquête est exprimée biéroglypbiquement par des serpens en/lammes que Dieu envoya sur le peuple ; mais le mot serpent, ISES^ désigne ici des perquisi- vru
( "o ) teurs reuétus de puissance et doués de péné* tration.
Cette sévérité ramena le peuple^ qui reconnut sa faute ^ et demanda à rentrer en grâce* Moïse prit alors y pour parler à des hommes qui regrettaient si vivement l'Egypte^ le lan* gage hiéroglyphique mépie des Egyptiens. 11 conseilla aux Israélites d'avoir plus de confiance dans leur chef , et il exprima ce con« seil en plaçant un serpent figuré sur un Tho ^ une croix non«ansée ; le hiéroglyphe com« r-S)ru posé qui en résulta en prit le nom MES-Tho^ et fut semblahle à ceux-ci :
ou
•Taimerais mieux cependant cette forme ;
-vni