‹ Essai sur les hiéroglyphes égyptiensChapitre 23 sur 48 · EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

EN GÉNÉRAL

Les anciens racontaient d'Hermès ^ qu'ayant contemplé^ étudié les dragons ou serpens > il

( "5 ) avait cru reconnaître en eux quelque chose de dii^in.

Qu'ils tenaient de la nature ignée ;

Qu'ils abondaient en esprit ;

Qii*ils rajeunissaient j et semblaient ^ par des changemens successifs y renoui^elerj main" tenir, consen^ery saui^er leur existence ;

Qu'ils étaient remarquables par la vitesse de leurs mouifemens y quoiqu'ils fussent privés des organes à l'aide desquels les autres animaux exécutent les leurs ;

Que par les changemens successifs qu'ils éprouvent y sans cesser d'être ce qu'ils furent dans le principe^ il était évident qu'ils se résohaient en eux-mêmes.

Les mêmes ajoutaient que le serpent , appelé par les Phéniciens Jgathodemony et par les Egyptiens Cneph, était peint avec une tête diéperviery à cause de sa force et de sa vivacité ;

Qu'Hermès avait fait un traité sur les serpens; que ce traité était fort long^ et qu'on le nommait Ethothia ; eScDOux^

Qy!Epeis, le plus célèbre des scribes égyp- «w«tr tiens y avait écrit également fort au long de Y Jgathodemon ou de la diwnitê figurée par le serpent ;

Que Phérécide en avait publié des choses

( ,a6 ) qu'on disait fort belles^ et qui ayaient trait à son culte ;

Que Zoroastre même en avait parlé d'une façon admirable , le disant maître de toutes choses , étemel et un;

Fnfin qu'Hortanès avait émis les mêmes idées (i).

Le nombre de ces ouvrages et l'importance que les anciens paraissaient y mettre ^ prou* vent assez que , pour trailer aujourd'hui de ce symbole , il faudrait se livrer à des recherches très considérables^ et il est évident que ces recherches^ quelque soin qu'on se donnât pour les compléter y seraient toujours très imparfaites. J'abandonne ce travail à des mains plus habiles; il suffira^ pour le moment , d'établir les significations hiérogly* phiques du serpent.

En recueillant les significations données au serpent dans Horapollon^ dans les tradi* lions ci-dessus, dans l'explication de VOubai, on trouvera que le serpent entrait ^ comme radical hiéroglyphique > dans les symboles qui peignent :

i.^ La Niture divine.

3,0 L'Existence.

(0 De Fourmont. , réflex. , crît. , tom. L"

3/ La Science,

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