TROISIÈME PHRASE
I) Tout homme, l'homme en général, (b) purifié l'immersion, par le baptême (c) dans le vase ou I le canal de ta pensée divine ( Fojrezpage 17), ^interprétera , augurera , ou aura interprété , auguré t le signe est au passé et la figure de l'honmie est au r ) (e) la conception , la pensée divine.
Le collier , N.<^ a , sighifie
) Grand ou Prince (1) de l'ordre militaire , (m) sur |cl le ciel (n) pleut l'intelligence.
Le collier, N.<* 3, signifie
(q) instruit ou l'Esprit
^ Si ce iont des germes; dês chejt deVélaty si ce sont des bs, ei Mur lequtl piêut VinUlUgtnçê, si ce soûl des goalUs.
( ii5 EXISTENCE
DES PILONES DES TEMPLES ÉGYPTIEVS DU TEMPS DE JoSEPR,
L'analyse hiéroglyphique de Thébreu pourrait éclaircir bien des doutes et ramener à bien des faits inconnus. Je nMguore pas qu'unesorte de défaveur est toujours attachée à tout ce qui est systématique y et que des exemples tels que ceux que je viens de donner , perdent j dans leur isolement y la plus grande partie de la force que leur donnerait Teiisemble du travail que j'avais entrepris. Quoi* qu'il en soit y je n'en suivrai pas moins l'es* prit de ce même travail dans l'examen du sujet qui nous occupe; vrai ou faux^ il serait assez curieux de trouver^ en suivant ce sys«
Le bâier joue le principal rôle dans ce bas-relief; il y dësigne h fort ^ le pmssanl , S^M y aossi est-il plac^ sur la tète du monarque avec un des symboles du NaZar^at Us plumes ( NaTZ » y j ) de Téperrier. Il se trouve aux deux extrëmitës d'une barque qui occupe le milieu du tableau. Ces deux têtes de bëlier que je donne ici séparément , sont erjrichies, l'une du symbole de la guerre , la mouche ou scarabée , snV t pendant \ un anneau ; ce qui désigne la puissance , la force militaire , V ordre mi" litaire ; l'autre du RaBiD ou collier des initiés , avec le RaBO ou quarré qui désigne les RaBi, les grands de télaU On remarquera que le symbole de la guerre est aussi accompagné du Rabid, ce qui désigne les chefs ^ les initiés de l'ordre militaire*
(ai6)
terne > la description de quelques monnmeM égyptiens donnée par Moïse et se rapportant au temps même de Joseph ; de pouvoir , à Taide de cette description , en reproduire la forme tellement exacte^ qu'on ne puisse la méconnaître. Un mot de Jacob à ses enfans ^ et particulièrement adre^é à Joseph^ élevé à la qualité de prince^ initié aux serrets des mys* tères dont les temples étaient Tasile , inter* prête des sphinx qui gardaient les avenues et les secrets de ces temples , va justifier si la chose est possible.
Jacob bénit Joseph et lui dit : c Les béné- » dictions que je vous donne dureront comme » les colonnes des maisons du mjstère b. niHn ThAUTh, les bornes , les colonnes ^ les
obélisques ; TiÇ^x GuiBO-TH, des maisons ^ des édifices ^
ub\y OULiM , du secret, des choses cacJiêes
et anciennes.
On traduit ordinairement ce passage par ces mots : a Mes bénédictions dureront jusm qu'aux limites des colines du siècle », ou t égaleront la hauteur des montagnes éter- )) nelles » ^ ou^ suivant la Bible de Genève^ «jusqu'au bord des coteaux d'éternité b.
Toutes ces traductions n'offrent aucun sens; '•* Vuleate, les Sentante, ?" Paraphrase chai*
( 217 ) daïque ; et les Versions samaritaine ^ arabe et
syriaque sont également insignifiantes. Tout prouve donc Tobseurité du passage y et la né« cessité de recourir à une nouvelle interprétation.
Mais ce passage n'est obscur que parcequ'on n'a point fait attention aux lieux où se trouvait Jacob; parcequ'on a ignoré la valeur du surnom donné à Joseph par le roi d'Egypte 9 le motif du titre de nazaréen donné à ce même Joseph par Jacob. Cependant la présence du nom de Thoth • nom si célèbre en Egypte, aurait dû mettre sur la voie et faire soupçonner qu'ici Jacob faisait usage d'une locution proverbiale particulière à l'Egypte , usitée parmi les initiés et peut-être parmi le peuple.
Les ThOTh ou ThAUTh, en Egypte , sont les obéUsques et non les simples bornes ou pierres dressées. Ces obélisques , ces colon- Bes équarries, ces stèles désignaient la^n, VextrénUtéf les limites d'une chose ^ parcequ'on les plaçait devant cette chose même , comme ils le sont devant les temples égyptiens à Testrémité antérieure la plus éloignée du sanctuaire > dans lequel la science sacrée^ la sainte doctrine restait en dépôt et cachée
an vulgaire; les deax obélisques signalaient, non seulement l'entrée de ces mêmes tem* pies , mais encore la science qu'Hermès avait grarée ou fait graver sur deux colonnes, lesquelles servaient alors de tables de la loi.
Les murs de ces temples ou demeures sacrées étaient inclinés comme les montagnes ; et cette apparence montanéiforme était particulièrement affectée aux pylônes placés derrière les obélisques. On a vu ( pages 1 1 > 12 , 34 > 74 9 77 ) » 1a cause du respect des Égyptiens pour ces formes en montagnes , en collines. On sait maintenant qu'elles désignaient rinitiation ^ les mystères ^ et qu'elles rappellaient le nom d'Hermès. Le mot GuiBO^ em* ployé par Moïse , indique cette inclinaison , ce talus des temples égyptiens. Il ne signifie pas seulement une colline , une montagne peu élevée , mais un édifice élevé en colliae , ou ayant la pente d'une montagne.
Reste le mot OULiM ; employé pour exprimer l'idée de temps j de durée j il n'a qu'une signification dérivée ; il désigne proprement ce qui est caché au vulgaire , ce qui est secret et tenu dans le mjstère. C'est dans les temples qu'étaient déposés les secrets de l'Egypte ; ainsi la maison , Védifice du mjstère ne peut
( 219 ) être qu'un temple. Cette maison ^ cet édifice avait la forme pyramidale des montagnes et des collines^ le sens du mot Guil\0 le dit; elle était accompagnée d'obélisques ^ de grandes pierres dressées , nommées ThAUTh. Reconnaissons ici les pylônes pyramidaux précédés de deux obélisques , et qui , par leur hauteur et leur forme , semblable à celle des montagnes » annoncent un édifice mystérieux^ Feutrée d*un temple , et devancent Tavenue des sphinx , symboles de la science secrète conservée dans ces temples.
nb^v W33 nixfi
Je n'insisterai pas sur les conséquences qui résultent de tout ce que je viens de dire pour
prourer les progrès des arts chez les Égyptiens à rëpoqae que j*ai fixée. Le momiment, dont je donne ici la figure , nous retrace la borne ou colonne hermétique , ayant déjà subi de grandes modifications. Il ne nous reste plus qu'à chercher les autres formes de ces monumens singuliers dans les siècles antérieurs à celui qui nous a servi de point de départ.