IDOLES DE LABAN
L'Egypte avait donc abandonné t il y a plus de 36oo ans p l'usage des bornes , des colon* nés hermétiques proprement dites; et leur donnant une proportion colossale , elle en avait fait des obélisques. L'art statuaire était connu f perfectionné ; et les monumens de cet' art n'avaient retenu ^ de leur première forme ^ qu'une attitude roide , perpendiculaire , et qu'on pourrait considérer comme l'é^mologie hiéroglyphique de ces monu^ mens.
Au-delà de cette époque ^ nous trouvons d'abord chez Laban , trente ans avant Joseph, l'existence dCe quelques monumens de sculp-
( aai ) turc de petite proportion. Le mot LaBaN est \^^ un nom de profession ; il désigne une per- * sonne qui travaille des ouvrages en terre cuite blanche. LesTheRaPHIM ouThoR-PHlM que Rachel enleva y n'étaient point des dieux , Laban n'était point idolâtre; mais c'étaient de petits THOR en terre cuite et blanchâtre ^ faits k rimitation des colonnes hermétiques^ qui, déjà, avaient été modifiées et rapprochées de la figure humaine , puisque le mot THor-RaPH désignait hiérogi jphiquement la *i*ï*'^ bome*ailée, la téte-aUée ou la borne surmoîh* tée Jtune téie^awc un signe ailé, et enfin , la borne surmontée d'une tête ailée, comme on représenta , en effet, Hermès, appelé THOR *^«P par les Égy.p tiens, et comme, par traditicm ^ on représente encore les séraphins.