‹ Essai sur les hiéroglyphes égyptiensChapitre 7 sur 48 · XXI · texte numérisé non relu

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verra les rayons venir jusqn^à elle; ils pënétreront chez les nations les plus barbares , et parviendront jusqu'aux desserts inaccessibles ou trop éloignes pour les vaisseaux. Sous Tun et Tautre hémis-^ phère, en -deçà et au-delà des mers, aucun climat , aucune région , aucun pays éclaire par les astres , ou mouillé par là rosée j et habité par les hommes^ où son nom ne soit béni et révéré. Aussi est-il dit : Le Tien (le ciel. Dieu) Vas-" soda à sa gloire » (i)«

(i) Les promeMes faîtes aux peuples sur raTënement da Saint par excellence , long-temps avant la naissance de Jësns, étaient excessiTement nombreuses et claire^ ment exprimées ii la Chine. Le sens tant cherché des hiéroglyphes égyptiens | donnera peut-être, et tout me porte à le croire^ Texpression des mêmes promesses faites a l'Egypte.

Il était annoncé aux anciens Chinois^ que le Saint serait le Tien (Dieu), devenu visible ei enseignant les hommes; ei, d'après le principe posé par les anciens à regard des saints, des sages, des Obéra teurs oummveurs des peuples, quUl nattraii d*une vierge.

Il était annoncé encore, que sa mère, après Vavoir enfanté comme un tendre agneau, sans efforts , sans souillure , le coucherait dans un petit réduit , à côté du chemin ; que des bœufs et des agneaux Féchaufferaieni

Cest Tannonce de cette seconde rëvë-»

lation, qui, ^tant du doute dans lesprit dés idol&tres , leur faisait adopter, comme pouvant être le vrai culte , celui des dieux étrangers ; c'est elle qui leur fit ëlevep dans Athènes un autel au dieu inconnu} c est elle enfin qui avait fait circuler dans tout rOrient ces bruits prophétiques dont parlent Suétone et Tacite ; bruits qui pré« cédèrent de bien peu d'années la venue du nouveau MoîSE , du bon roi, du voi m9)3 MeSsiEy de ce roi figuré partout par le» no»

Égyptiens sous Temblème du serpent, et nommé par eux MeiSI.

Cette seconde révélation eut lieu en effet par lavénement d'ISO. Son nom , yo^ donné à tous ceux qui devaient être con« sidérés comme sauveurs des nations , se trouve dans la langue hébraïque -égyp-«

de leur haleine; que les habitons des bois accourraient malgré la rigueur du froid; que tes oiseaux voleraient vers lui pour te couvrir de leurs ailes.

Eofin, il ëuît annonce qn^aprés avoir renouvelé Tu* niversp changé les mœurs publiques, il expierait les péchés du monde, mourrait dans la douleur et Fop* prohre , et qu'il ouvrirait le ciel.

tienne , avec tous les caractères d^une etymologie hiéroglyphique ; dans les prophè* tes , en termes hiéroglyphiques ; et parmi les hiéroglyphes égyptiens , comme radi-* cal incontestable du mot alphabétique

ISO.

Cet ISO 9 que des vertus et une puissance morale surqaturelle faisaient appeler ^/j de Dieuf ce leSOus, Jésus enfin, devait être NAZARÉEN, nom distinctif des initiés en Egypte , dès le temps de Joseph. Ce patriarche , le saus^eur de l'Egypte , était initié. Joseph est nomme NAZARÉEN par Jacob lui-même.

Jésus devait donc être Nazaréen. Pour les appelés, c'est-à-dire, pour les hommes dont la vocation n'avait pas encore été marquée par le baptême, premier degré de rinitiation, il fut Nazaréen, mais de Nazareth, quoique cette ville ne fût pas celle où il était né. Pour les élus y c'est-à-dire, pour ceux sur la tête des-

n^ quels l'eau avait été déjà répandue , à qui dès ce moment il était donné de partici-

rfm per à la mission de SiLE, du nouvel en-

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n)Ojéy du nouveau Moïse \ de prendre son nom SiLE, qui veut dire envoyé, apos^ tre, nom donne dans les mystères, dès le temps de Joseph, \ ceux quon chargeait d'être la doctrine des peuples i pour ces apôtres , dis-je , Jësus devait être Nazaréen, il le fut; maïs son nazaréat avait une source divine , sa vocation venant de Dieu même ; et c'est pour cela que Jean , le Baptiste , initiant le peuple aux premiers mystères de SiLE par les eaux du baptême, se refuse d'abord à baptiser Jésus.

Pour les Juifs , attachés à la lettre , Jésus devait être Nazaréen, c'est-à-dire, appelé d'Egypte. Il le fut, et néanmoins cette même vocation, prise à la lettre, leur fit repousser ce nouveau Moïse , ce Messie annoncé, attendu depuis tant de siècles. Sans nier absolument la plupart des prodiges dont ISO les avait rendus témoins, les Juifs crurent découvrir une source impure à cette puissance surhumaine. Ils reprochèrent à Jésus de s'être fait initier aux secrets de TÉgypte , et d'ê-

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tre venu ensuite en Judëe , opérer difle«rens miracles par le moyen de ses se-* crets (i).

(i) L^ërangUe de Tenfance cite un de ces secrets mer« Teilleux : je le rapporterai^ parce. qu* il prouve uu £aii assez curiear aTancé par Pline , et dont nos chimistes peuvent seuls nous donner Texplication. Pline dit qae les Egyptiens avaient un procédé merveilleux pour faire des étoffes peintes, « Après, dit-il, qu'on a fonlé » la toile, on Fenduit de mordans, qui ont la propriété » d'absorber les couleurs. Cette opération faite ne laisse

• aucune trace sur la loîle^ ou n'y distingue rien. En 9 cet état, on la plonge dans une cuve pleine d'une

• teinture bouillante. Gelle-ci est d'une seule et unique

• couleur ; cependant la toile en sort remplie de toutes » sortes de dessins et de compartimens des couleurs les > plus Tariëes » . ( De l'Archit. Égjrpt. , par M. Quatre^ mère de Qnincy )•

Voici maintenant ce que rapporte l'cvangile deVen* Isince :

« Un jour Jésus passait devant la boutique d'un teSn*- 9 turier. Il y avait dans la boutique plusieurs pièces d'é* 9 toffe des citoyens de cette ville, qu'ils voulaient faire 9 teindre' de diverses couleurs. Jésus étant donc entré 9 dans la boutique du teinturier, dont le nom était 9 Salem , prit tous ces morceaux d'étoffe , et les jeta 9 dans la chaudière de teinture. Salem étant de retour 9 et voyant ses étoffes perdues, commença à crier très*

• fort et à gronder Jésus , disant : Que m'avez-vous fait , » 6 fib de Marie ? vous avez fait tort à moi et à mes con«

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