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Le mot NaZaB sîgaifiait primitivemeat "^^ tonsuré j ou ayant coupé, retranché sa précédente chevelure, et laissant croître sa chevelure actuelle pendant un temps déterminé. La tôte rase des personnages sculptés sur les monumens égyptiens, doit donc être le signe de leur initiation ou na^ s^aréat. Dans nos tableaux y au contraire , nous représentons J^'sus avec une longue chevelure , parce que le vœu de son na-zaréat n avait point de terme (i).
. Avant la seconde initiation catholique on universelle y cVst^à-dire , dans les pre*miers siècles qui suivirent Tavénement
9 citoyens; car ducnn desianda la conleor qai lui con- » Tienl^ et tous êtes Tenu tout perdre. Le seîgneor % Jésus répondit : De quelque pièce d'étoffe que tous a Toolies cbanger la couleur, je tous la changerai ; et a aussi t6t il commença ^ tirer de la chaudière les mor« » ceanx d'étoffe , teints chacun de la couleur que le » teinturier désirait, jusqu'il ce qu'il les eût tous sortis »• (i) Yojes dans les Nombres, ohap. 6, les ordonnan* oes coBcemaol le naaaréat. Parmi les personnages de la Bible dont le nazaréat fut perpétuel , il faut compter Samson, Samuel, Jacob, frère de Jésus (selon Clément d'Alexandrie) , et Jean , le Bajjtiste. Ik doivent être re« préienlëa par les peintres afeç une longue chcTelure*
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d'ISO , les chrétiens portaient le nom de Nazaréens. Alors ceux qui n'avaient pas encore obtenu ce titre, les catéchumènes n étaient, point admis à la célébration des mystères, « Non-seulement on ne les célé- » brait pas devant eux , dit Tabbé Fleury,* » mais on n osait pas même leur raconter » ce qui s'y passait , ni prononcer en leur » présence les paroles solennelles, ni mè- » me parler de la nature du sacrement » .
Çuon éloigne les profanes, s'écriait le prêtre chrétien; {fu on ferme les portes j les mystères vont commencer.
Lorsque la chevelure , devenue trop longue 9 ne laissait plus de preuves appa* rentes du nazaréat, de X initiation^ Vini" tiéj le nazaréen attachait un bandeau, une sorte de diadème , autour de sa tête , ainsi qu'on le voit sur celle de presque tous les personnages qui y dans les monumens égyptiens, ont la chevelure longue {pL ^yjig» 3). Cest ce bandeau qui donna lieu à la couronne , au diadème des griinds prêtres et des sacrificateurs. Pour réunir l'une et l'autre marque de consé-
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cration, plusieurs chrétiens se toosurèrent, en laissant néanmoins autour de leur tête une bande de cheveux courts et disposés en forme de couronne. G est ce genre de tonsure que quelques ordres monastiques avaient adopté.
Les monumens égyptiens ofTrent plusieurs représentations de Finitiation égyptienne. Dans celui dont je donne ici la gravure ( />/• 3 ) , l'initié est représenté sous la protection dlSO. Cette protection est figurée par le disque ovoïde (let. A)., duquel s'élève le serpent MeiSI, symbole du bon roi , placé sur la tète du néophite.
PARé de ce symbole , élevé déjà en im gloire par lui ^ Finitié représente sous ces attributs, non le sauveur, mais le sauvé, le sauvé des eaux ou par les eaux.
Ses bras sont déjà enrichis des premiers symboles de son initiation , des TZaMiD to»
ou bracelets ( let. G). Autour de son col , est le collier , le RaBiD simple et à germes xir\ ^let. D), c'est-à-dire, privé des angles ^pL 2 ,^g'. I , let. B) et des perles [même pi. et Jig. , let. À ) , qui désignent les
chefs, et leur gloire; des gouttes (iVî., tra'a") fig* 3, fe^ F) RaBIB^îm, qui marquent leur science venue du ciel} c'est le premier signe de son élévation , de ses premiers ^» pas vers le rang des RaBI , des grands, des princes de Tëtat, des RaBins, des savans çui versent la rosée du cielj car les Égyptiens figuraient la science par le cielver* sant la rosée.
En présence du dieu de la terre de *2ùTH[r GeeZ [pi. 3, Ze/. E ), de la terre d'Ethiopie où sont les sources du Nil y de ce n'jj^» dieu nomme par les ancêtres GeZA, figuré par eux sous la forme de lepervier, o^ur* nommé aussi pour cela GeZa , comme en hébreu NaSaR , en copte NoSeR , à cause Hwty£p'^«>3 jg rinitiation (i); le nouveau Nazaréen
• (i) Tootea ki âulret rignificaiions hiéroglypbiqaef it l'ëperner^ se trouTent dans la langue hébraïque. 1*. L'ëperTÎer désigne la Divinité, à cause de la fé» V3 *^V3 condité; et NaTZ, nom de l'éperTier, comme NaSSaR ^l et KaSaR, marque la reproduction des éires.
1*. L'éperyier marque Fescellence , et NaZa& p NaSE , désigne le choix, Vexcellence j V instruction choisie, la science par excellence, la science conser* vée dans les livres. *
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est place dans un des canaux du fleuve , et va recevoir sur sa tête les douces eaux de Siloë ou SiLE ( let FF ) , de ces eaux que TEternel fit jaillir par sa puissance pour la purification de son peuple , et
5*. L'épenrier marque rabaissement; NaSSaR reut dire tomber, 17aSe^ renverser, faire tomber ^ abaisser.
4*. H marque le sang; NaTZÉ Teat dire sang, fTO
5*. La victoire; TH^TZE reot dire auaai la victoire.
6*. L'éternité^ NaTZE yeat dire encore éternité.
']\ Les médecins égyptiens employaient la plante qui porte le nom de l'ëperfier^ pour éclaircir la vue* NaTZ, dans le Samaritain, conserre un sens relatif à la vue, et désigne les yeux, la prunelle de l'œiL
9". L'épenrier éuit le symbole du soleil, et NaTZ marque l'éclat, la splendeur du soleil, les rajons so* laires.
g\ II était le symbole de Famé, et NaTZ^ qui reut dire le sang, yeut dire aussi Famé, parce que les anciens mettaient l'ame dans le sang , et NaSa-M désigna le souffle, Vame.
10*. Il marquait le vent, et le même NaSa-M et NaSa signifient souffle, vent, nuage, vapeur emportée par le vent,
1 1*. Enfin Téperrier qui rient de poudre, c'est-à« dire, TéperTier rapproché de Toeuf, désignait celui qui abandonne ses enfans à cause de sa misère, parce que NaTZE marquait Vhomme éprouvé par le malheur, par la destruction, le ravage, et parce que BaR , nom de VœuftX. au fils, signifiai tyuir, abandonner.
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que , dans Isaîe , il lui reproche d'avoir rebutées ; de ces eaux qui donnent à ceux •• qui en ont ëtë couverts , la qualité d*eranV» vojréSj d'apotres^de SiLE; de ces eaux, enfin , desquelles on voit découler ici r achèvement j le tout, \eTo{let.GG)^ c'est-à-dire , la pureté j la perfection.
Des deux initiateurs situes k côté de lui , et dont les noms sont JANNEIS et JAMBBES y le second , placé à gauche , a la tête couverte de Tibis , symbole d'Hermès et du cceiir(/e^ H); le premier, placé à droite, porte sur sa tête lepervier, symbole de la divinité, et de l'ame dont le cœur , selon les Egyptiens , était Vhabi'^ n'a tationj Venceintey nommée BeITH [i).
En versant sur la tête du néophite les eaux de pureté, de purification , de perfection, JANNES et JAMBBES appellent sur lui cette perfection, par le TB?y nombre d'OSIB-is, cVst-k-dire, dix fois. Le signe hiéroglyphique de cet appel, nn? 'Tp de ce CBI, est le pieu, CBE, sur lequel
(0 Vojezie fragment sar Jannes et Jambrcs^ ci*
après.
se trouve place la tête if im oiseau * au long bec, de \^ poule d Arabie , nommëe CaE(/et. R). ' x^
Cette perfection souhaitée est exprimëe en hiéroglyphes de chaque côté du nëophîte, sous la main élevée de celui qui fait le souhait.
Le sens de ces hiéroglyphes est facile à saisir. Le voici mot à mot :
tfTmdbrri{let.yL)\ x>iL'AirrucAT<(iet«L):
Poissent parifier Puiuent parifitr
les einx les eaux
àm Siiéy dâwrdantet dn Tas*} dn Silc , débordvnte» dn TftM;
puisMDt purifier paistent purifier
loCiileBeDi toulemeot
ton cœur ton ame •
për leur double épanchemetat par lekir double épanebemeat
eur les torluMÎtÀ anr \t% tortnoait^
de ta langue et de ta pena^ I de ta langné et de ta pens^ I
. Je ue m^arrêterai pas à justifier rigoureusement le sens de chacun de ces hiéroglyphes : il est aise de voir que le premier et le quatrième sont composes du symbole du pouvoir, de la CoRNe, et pp du vase de purification; que le deuxième et le cinquième désignent les eaux, et,
comme je le prouverai autre part, leplu^
riely la pluralité sans bornes précises , la totalité} que le troisième représente repanchement, le débordement des eaux, ce qu'exprime le mot SiLE^que le septième est composé de deux vases épan*chés 9 le huitième d'une ligne tortueuse y et enfin le neuvième d'une langue et d'un crible, symbole de la science sacrée et de la pensée.
L'aspirant à l'initiation était d'abord auditeur ou disciple} c'était la première signification révélée de son nom, NaSaR.
Il était obligé de garder un profond si-^ lence sur les épreuves de son nazaréat, et sut les secrets des mystères; le brasselet, le TZaMiD qu'il portait, l'en avertissait sans cesse ^ en même temps qu'il lui rappelait son initiation. 8a tête rasée y TZaMÈ (en arabe ), pouvait encore lui servir de symbole commémoratîf
du même devoir. On lui expliquait ^ ou lui divulguait les secrets des mystères.
Son titre de Nazaréen lui retraçait la fa- Veur de cette reWlation, et lui rappelait encore que cette révélation avait eu pour
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condition principale, lapurété, ta beauté àt son anie et de sorr cœur* Dans cet e'tat de pureté , de beauté morale, devenu un homme nouveau , son nom NaSaRëen prenait une dernière signification, pour le comparer au germe qui renaît, au re^ jeton de la plante dont on a émondé tout ce quelle avait d'impur. Il naissait à la lumière intellectuelle , à la perfection morale. On disait quil avait reçu une nouvelle vie, quil venait de renaître de.
lui-même, qu'il était ressuscité} et le nom de cette résurrection était celui du nazarëen parfait , de Taccomplissement du nazareat (NaSaR en arabe }. l/^
Tous ces rapports , toutes ces dénomî« nations prouvent assez que la première et la seconde reVélation , celle de Moïse et celle de Jësus , se lient au culte primitif de l'Egypte, à ce culte qui parait avoir été le même que celui pratiqué par Abraham et par Joseph , et qui mérita aux anciens Egyptiens le titre de sages par excellence, titre qui leur est donné par nos livres sa«* crés.
xxxv]
Cest Dieu lui-même , d*après la croyaa«
ce de 1 église catholiqCie, qui , s'exprimant
par la bouche dlsaïe, établit cette disinction d'Egyptiens primitifs et d'Egyp* ens déchus.
« Vos princes , dit-il à ces derniers , ont perdu le sens , et les sages du conseil de Pharaon ne forment plus qu un conseil dépourvu de science. Comment donc faites-vous dire à Pharaon : Je suis de la race îles sages, de la race des rois de Vantiquité ? Où >sont-iIs maintenant vos sages qui sachent et qui vous disent ce que le Dieu des armées a dëcrëtë con« tre TEgypte? • Et plus bas : t Les Egyptiens reviendront vers TEternel ; il se laissera fléchir par leurs prières. Israël se joindra pour troisième à TEgypte et à Assur: ce sera une bénédiction au milieu de la terre , et l'Eternel bénira cette union 9 disant : Bénis soient l'Egypte MON PEUPLE , Assur Vœuvre de mes mains, et Israël mon héritage ».
Ainsi, Tantique Egypte , TÉgyp te antë^
rieureà Moïse ^ est depuis plus de trois
xxxvij mille anfl calomnîëe dans sa religion par presque toutes les nations civilisées de la terre. Je démontrerai que les symboles hiéroglyphiques , première cause de cette erreur générale, sont inventés depuis plus de quatre mille ans; et j'espère qu'on en pourra conclure que lesrapports qui exis«t it entre certains de ces symboles et ceux du catholicisme, sont plus favora* blés à ce culte qu'ils ne le paraissaient d'abord.
Enfin y les initiés de la première église n'ignoraient pas combien était grande Ter* reur générale sur le culte des premiers Egyptiens; et Fun de ces Nazaréens, empruntant le nom d'Hermès , le premier au-teur des cérémonies religieuses , s'écriait avec douleur , en parlant de T-antique Egypte : « Un temps viendra où les Egyp* » tiens paraîtront avoir inutilement adoré » la Divinité avec la piété requise, et avoir
• observé en vain son culte avec tout le B zèle et toute l'exactitude qu'ils devaient. » O Egypte ! 6 Egypte ! il ne restera de ta
• religion que les fables ; elles deviendront
XXXVll]
» même incroyables à nos descendaps :
9 les pierres gravées et sculptdes seront • les seuls monumens de ta piété I »
Explication de la planche n^ 3.
Fîg. I-.
RaBiD , oa collier des inities , des grands , des "V^*!
B4Mbi de l'état.
/<!., let. AA,BB.
PHeNINlM , les perles et les angles du collier. D^ros
Fig. 3, let. F.
RaBIBIM, les gouttes du collier, symbole de D^^i^a*^ la science. Le caractère chinois Jou ( voj.DicU ch.^ hiérog. 5i5), qui désigne un lettré , se compose de la figure d'un homme, de la conjonction et, et du symbole de pluie. Les Arabes disent, un saluant sans œuvre est un nuage sans pluie ; nubes stilla" bunt justum, dit le prophète^ partout la pluie ou les gouttes de pluie ^ symboles de la science, de la sainte doctrine.
Fig. a.
Le TeB-OT, l'anneau de l'immersion-totale , ^W^'O
de l'immersion^parfaite , de la pureté -totale, de la purification-totale, du baptéme'^iccompli, du baptisé, de l'initié.
Fig. 3, let. G OB, VOP-acité de la lumière, la lumière cou^ ;)jf
verte ^ enveloppée , cachée aux profanes ^ éclipsée,
l'éclipsé, la lumière couverte par les nuages, la lu-^
mière ne pouvant se manifester aux hommes que
par la chute de ces mêmes nuages, que par leur
évanouissement en rosée, que par la science»
ou
Fîe.3J«i.D. 3Ll
ffffQ MeiSI, le bon roi; le symbole d'Isa, h sameisr,
le MeSsIe , et le MqïSE.
Les anciens Égyptiens nommaient encore ce serpent rOUB AI \ les Coptes l'appellent par corruption rOBI. Je donnerai autre part les motifs de cette dénomination.
L*OUBAI était le serpent des chaupes, des ini* liés. C'est pour cela que les Arabes l'ont désigné par
ces mots ]\'L\ cXt ^ bEYEt AL JRDA,
j^) JUL{ AL bEYEt AL AQRO. Voye^
Bochart et la Polyglotte de Castel , quoique celleci traduise les dernières expressions par serpens cùpite comoso, au lieu de serpens capillo carens: mais il suffit de jeter un coup d'œil sur Is^- 3 de la gravure pL a , pour voir que l'une et l'autre traduction conviennent également à l'initié. Ainsi , l'on remarquera que TOUBAI, Vubœus des hîéroglypbes, désigne la Divinité et les initiés éclairés de la connaissance du vrai Dieu^
léU, let E.
113 NaZaR , le bandeau du Nazaréen , le bandeau
d'OSIR-is , de la purification exprimée et obtenue par ce nombre d'Osirns, le nombre lo. ( FoyeM ph 3 et l'explication ).
FRAGMENS
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PREMIËH
FRAGMENT