‹ Essai sur les indications opératoires et le choix de l’intervention dans le traitement des suppurations pelviennesChapitre 15 sur 44 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Indications opératoires.

« Ubi pus, ibi evacua, »

Le temps n’est plus où, n'ayant pour toute arme contre les suppurations pelviennes que la ponction ou l’incision vaginales,les chirurgiens se divisaient en abstentionnistes résignés et interventionnistes ou timides ou hardis, mais toujours ou presque toujours malheureux. L'ère antiseptique est apparue, faisant la lumière complète sur cette grande question de la suppuration, « la plus grande dela chirurgie,celle en présence de laquellele chirurgien se trouve incessamment ramené (1) ».Les facteurs de la suppuration sont connus et nous savons que la formation du pus est déjà une demi-victoire remportée par l'organisme sur les germes pyogènes, qui ne cherchent qu'une issue pour fuir le champ de bataille ; à nous de favoriser cette fuite, mais aussi de faire bonne garde à la porte ouverte, pour ne point laisser pénétrer de nouveaux assaillants. Aujourd'hui, en fait de suppuration, les abcès par congestion mis à part, un seul principe chirurgical existe: évacuer le pus. Aussi, soumettant à la loi commune les inflammations périutérines, devons-nous dire avec Bouilly (2): « quelle que soit la disposition anatomique, simple ou compliquée, la présence du pus impose la nécessité de l'intervention, soit d'urgence, soit à froid avec le choix du moment de l'intervention ».

Fort de l'autorité d’un tel maître, qui d’ailleurs, en s'exprimant en ces termes au Congrès de Genève, ne faisait que traduire le sentiment général, nous nous dispenserons de discuter la valeur de certaines méthodes, comme le curettage, la dilatation de l’uté-

(1) Cuassarcnac, Truilé de la suppuration.

(2) Bouc, C. BR. du Congrès de Genève, p. 35.

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