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lésions pulmonaires et génitales, les premières s’aggravant quand les secondes s’amendaient et inversement, concluait systématiquement à l’abstention ; mais déjà à la même époque Becquerel (1) exprimait une opinion différente, qui a prévalu. On peut avec Delbet (2) considérer que les malades se présentent au chirurgien dans trois conditions différentes : dans la première, la tuberculose génitale existe sans autre localisation tuberculeuse ; dans la deuxième, elle s'accompagne de péritonite tuberculeuse ; enfin elle n’est dans la troisième que la manifestation d'une tuberculose générale, Dans ce dernier cas, il est évident que les lésions «sont soumises aux règles qui doivent régir toutes les interventions chez les tuberculeux, et ces règles ont été assez souvent discutées et sont aujourd’hui assez connues pour qu'il soit inutile de les rappeler ici ». Mais bien plus simple et nette doit être notre conduite en présence d’une tuberculose génitale compliquée ou non de péritonite : la possibilité de l’extirpation complète des lésions, la guérison fréquente de la tuberculose péritonéale, par le seul fait de la laparotomie, sont des indications formelles à l’intervention.
(1) BecourreL, Traité clinique des mal. de l’ut. et de ses annexes, 1859. (2) Pierre DeLBer, Loc. cit., p. 296.