INTRODUCTION
Pendant nos deux années d'internat à l'hôpital Saint-Jean de Perpignan, nous avons eu l’occasion d'observer, dans le service de chirurgie, un cas de kyste chyleux du mésentère, opéré par notre excellent maitre, le docteur Massot.
Nous rapportâmes ce cas remarquable et rare à M. le prolesseur agrégé Soubeyran, et à M. Fuster, chef de clinique chirurgicale, qui nous engagèrent à faire des recherches sur ce sujet, après l'approbation de M. le professeur Tédenat.
- Nous remercions 1c1 M. le professeur Tédenat de l'honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de cette thèse ; le fonds en est redevable au docteur Massot, à qui nous devons toute notre reconnaissance. Que M. le professeur Soubeyran, et M. le docteur Fuster, qui ont bien voulu s'intéresser à la question et nous donner quelques conseils, sachent que nous avons élé très touché de leur attention.
Nous n'aurons pas ici la prélention de faire une étude complète de la question, les kystes et les tumeurs du mésentère ont trop peu attiré l'attention des maîtres pour que nous puissions espérer un pareil résultat. Nous nous contenterons d'analyser les diverses observations parues jusqu'à ce jour ; nous les avons recueillies, en partie dans les thèses de Collet, Augagneur, Delmez, Arékion, Klefstadtt-Sillonville, en partie dans les publications francaises et étrangères : le nombre d'observations publiées prouve que l’on aurait tort de considérer ces tumeurs comme exceptionnelles, surtout si l’on nous
accorde que les kystes séreux proviennent en grande partie des kystes chyleux ; nous serons très bref sur l'historique qui se confond avec celui des tumeurs du mésentère en général, el qui trouve mieux sa place dans une étude générale comme celle qu'en ont fait Augagneur en 1886, pour les tumeurs, et Collet pour les kystes, en 1885. Après quelques mots sur la constitution et les fonctions du mésentère, nous aborderons l'étude anatomo-pathologique des kystes chyleux, en nous entendant préalablement sur la définition qu'on peut en donner ; la pathogénie sera un point que nous traiterons avec intérêt. Nous lâcherons d'établir les relations qui existent entre les diverses sortes de kystes ; nous étayerons nos hypothèses par l'anatomie pathologique.
L'étiologie, les symptômes, les phénomènes généraux, seront analysés d’après les observations : nous verrons d’après ces observations que le diagnostic présente des difficultés souvent insurmontables : il se prête d’ailleurs aux mêmes considérations que les autres kystes. Nous ferons ressortir la noirceur du pronostic et démontrerons l'importance d’urr traitement chirurgical précoce.