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eun doute, et c'est un kyste provenant d’une inclusion: embryonnaire de la conjonctive.
Et, si nous examinons le liquide, nous voyons qu'il est alcalin, très peu salé, mais qu'il est riche en albumine et qu'il contient des traces de cholestérine ; mais si nous. nous rappelons de l’examen des éléments figurés contenus dans ce liquide kystique, on sait qu'il nous a fourni : leucocytes polynucléaires très altérés et hématies en voie d’hémolyse ; il est donc très simple d'expliquer la présence d’albumine et de cholestérine par la destruction au sein du liquide kystique, fournit par les cellules sécrétantes, des globules rouges et des leucocytes.
Et alors, nous basant sur les travaux récents faits sur les tumeurs, tant bénignes que malignes, qui donnent comme origine de ces tumeurs un germe congénital embryonnaire, de même que la formation des kystes dermoïdes de la queue du sourcil qui dérivent d'ùne inclusion totale embryonnaire de l’épithélium cutanée avee ses annexes, qui se développera quelquefois très tardivement, on voit qu'il y aura analogie et nous pourrons affirmer que pour former ces kystes épithéliaux simples, il faudra un germe épithélial embryonnaire.
Il nous faudra alors entrevoir une cinquième catégorie de kystes qui seront les kystes épithéliaux d'origine-
embryonnaire.
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Conclusions
1° L'analyse histologique et chimique du cas que nous avons observé de kyste de la conjonctive, aussi bien que l'étude des observations et des travaux des auteurs, nous permet d'arriver à une conclusion un peu différente pour la division pathogénique de ces kystes.
2° D'après notre observation rapprochée de celle de Villard, nous pensons que ces kystes à allure spontanée, dont l’origine est si contestée par certains auteurs sont des kystes épithéliaux d’origine embryonnaire, mais à développement tardif.
La rareté, toute relative, de ces kystes explique les dif-
ficultés des conclusions histologiques des auteurs.
3° D'après l'étude qui précède nous pensons qu'on pourrait diviser les kystes de la conjonctive en cinq ca-
tégories :
1° Kystes Iymphatiques ;
2° Kystes glandulaires ;
0e 3° Kystes par inclusion épithéliales d’origine traumatique ; 4° Kystes épithéliaux d’origine embryonnaire ;
5° Kystes à entozoaires.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de thèse :
ROGER. DE LAPERSONE.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,