‹ Essai sur les kystes de la conjonctiveChapitre 10 sur 13 · UT A · texte numérisé non relu

UT A

Et alors pourquoi ne pas admettre l’idée si simple de la présence d'une ou plusieurs cellules épithéliales incluses au moment de la formation de la conjonetive et qui, comme toutes les inclusions de ce genre, à quelque point qu'elles se trouvent, pourra se développer lentement et progressivement pour n'être visible et décelable par sa taille et la gène qu'elle provoquera, qu'à un âge assez avancé de la vie, ou bien cet enclavement restera latent pour se développer sous le coup de fouet d'un état général particulier de l'individu.

Du reste, Villard (6), dans son observation, conclu | un développement d'inclusion embryonnaire d’un bourgeon épithélal de la conjonctive bulbaire et il répond aux deux objections qu'on pourrait lui faire : à savoir que le kyste est tardif et que le liquide est albumineux.

A la première il répond : kyste latent.

A la seconde, il dit que l’albumine est formée, non par la sécrétion épithéliale, mais par une transformation des cellules épithéliales desquamées et par des leucocytes ayant pénétrés dans la cavité kystique. Mais il ne prouve pas, il ne fait que supposer.

Tandis que dans notre observation tout nous pousse à cette conclusion :

L'examen histologique nous permet d'affirmer que la paroi du kyste est formée d’un revêtement épithélial cubique de une ou même deux eu trois assises de ceilules, avec parfois des cellules mucipares, épithélium en tout point semblable à la structure histologique de la con-

jonctive normale, c’est donc un kyste épithélial sans au-

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