CONFIANCE DE HUMBOLDT. XXV
» bien, mais de façon à pouvoir toujours le retirer dans » l’avenir. Bien que j’aie en horreur ces formalités in- » terminables, je suis résolu à faire imprimer cet écrit. » Mais les difficultés ne disparaissent point. Il recourt à l’aide de Schiller, qui, on le voit dans cette même lettre, avait déjà entre ses mains le manuscrit. Humboldt le prie de demander au fameux éditeur de Leipzig, Gœschen, « s’il voulait se charger de la publication » pour le jour de Pâques 1793 ».
11 résulte encore de cette lettre que Humboldt avait convié Schiller à une participation très-directe, nonseulement pour la publication, mais pour la composition même de l’œuvre. Il dit en effet : « Caroline », — l’excellente et spirituelle belle-sœur de Schiller, plus tard madame de Wolzogen, qui dans toute cette affaire entre Schiller et Humboldt paraît leur avoir servi d’intermédiaire, — « Caroline nous écrit que quelques pen- » sées de mon Essai vous ont quelque peu intéressé et » qu’en ce moment vous vous occupez beaucoup de ces » matières. Vous-même une fois me promîtes à moitié » la communication de quelques-unes de vos idées. » Combien je serais heureux, si vous vouliez bien les » ajouter à mon Traité , avec ou sans votre nom, sous » forme de préface ou de supplément, enfin comme
CHRÉTIEN. b