SOUS LE GOUVERNEMENT DE JUILLET
criant : Vive la Liberté ! prêta ses bras et ses efforts à des chefs qui, s’ils étaient arrivés au pouvoir, auraient été bien plus autoritaires que les ministres de Louis- Philippe. Il est vrai qu’ils auraient usé de l’autorité en faveur et dans l’intérêt de tous. Liberté bourgeoise dans le gouvernement, hymnes libéraux chantés par l’insurrection, théories autoritaires guidant cette même insurrection, tel peut être défini le combat douloureux qu’eut à soutenir le gouvernement parlementaire de 1830 à 1848.
Le manifeste le plus connu des idées autoritaires et démocratiques alors en cours, se trouve dans un petit livre que M. Louis Blanc publia en 1839 sous ce titre : Organisation du travail. L’auteur n’a pas, sans doute, envers la liberté le mépris que professaient pour elle les écrivains du phalanstère et du saint-simonisme; il fait, pour la concilier avec l’autorité démocratique qu’il défend, les plus louables, les plus éloquents efforts (voy. page 139 de la cinquième édition). Mais ces efforts sont vains. Qu’on en juge :
Après avoir établi la nécessité d’organiser le travail, voici, suivant l’auteur, les moyens à employer pour atteindre ce but. Ils sont exposés dans le dernier chapitre de l’ouvrage, celui qui est intitulé, Conclusion ( p. 102) :