LXIV INFLUENCE DES IDÉES DE HUMBOLDT
magne (4), étudie avec profondeur ce problème de la compétence de l’État. Il recherche dans cette introduction les lois qui favorisent le développement et la civilisation des peuples. Parmi elles il met au premier rang la fréquence des occasions offertes à l’homme de lutter contre la nature et le climat. Quand il sait les mettre à profit, son corps et son caractère deviennent plus énergiques. Il crée en lui la source d’où découle d'abord la liberté individuelle, puis la liberté politique, qui en est la conséquence, puis la liberté économique, qui en est un des éléments. Les travaux antérieurs de M. Wirth sur cette dernière branche des sciences sociales donnent au livre que nous avons sous les yeux, et dont nous parlons en ce moment, une valeur pratique considérable (2).
Le premier pas fait par Humboldt ressuscité, hors de son pays, conduisit son livre en Angleterre. Un économiste philosophe, dont l’éloge, si court qu’on le fît, serait superflu maintenant, M. John Stuart Mill, livra au public en 1859 un écrit délicieux de bon sens ori-
(1) Deutsche Geschichte von der ttlteslen Zeit bis sur Gcgenwart. Frankfurt am Mein, 1862.
(2) M. Wirth est connu comme économiste, notamment par ses deux livres Grundsüge der Nationalœconomie, et Geschichte der l/andelskrisen ; comme historien publiciste par son Enlwickelungs~ geschichte der dcutschen Nationaleinheit.