EN ANGLETERRE
» débarrasse de ces entraves gouvernementales, qu’elle » regarde comme la cause de sa longue minorité ; au » moment où dans chacun des États qui la composent, » les hommes les plus distingués demandent que l'ac- » tion de l’administration soit de plus en plus res- » treinte; au moment où la France tourne tous les » efforts de son intelligence à se dégager de ce qu’elle » déclare tout haut être l’obstacle réel au développe- » ment de sa prospérité nationale, nos radicaux anglais » demandent du gouvernement, et encore du gouver- » nement. Ils mettent toute leur finesse et leur dili- » gence à ramasser pour notre propre usage les liens » que nos voisins jettent hors de chez eux. Le gouver- » nement peut faire quelque chose pour aider le peuple » à sortir de la misère et de l’ignorance, mais il ne » peut point anéantir ces fléaux, pas plus qu’il ne peut » arrêter le jeu des forces de la nature. Il peut faire a main basse sur les biens des riches et les distribuer » aux pauvres; il n’éteindra pas, il étendra le paupé- » risme. Si l’admirateur et l’ami de Cobden, si Bastiat » revenait à la vie, comme il s’étonnerait en voyant » qu’en Angleterre, dans la patrie du bon sens, le » socialisme tant combattu par lui est au fond du pro- » gramme de nos libéraux, et qu’il s’est emparé de ces