INTRODUCTION
rigoureusement étudié, et cette étude (1)... [onduitlui donner pour base l'homme considéré comme individu et ses plus hautes destinées].
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Etude de l'homke considëbë cohub ikdiviod, et des fins deiltjiëres les plus élevées de son existence,
It dernière el 1b piui haute fta de cbaqua homma ait le dévali^pamenl le plus flevé et le mieux proportianaf d« its forçai daui leur iadividualité propre et particulière. — Lei condiliont néceusires pour qu'elle toit attaiate tont la liberté d'actieu et la variété dei (iluationi. — Application immédiate de cet priacipet i 1« vie îdtérieure de rtiomme. — Leor jutliflcation par l'biitoire. — PKncipe TondanieDlal pour celle élude tout ealiére auquel cooduiieat CCI eoniidéra lions.
Le vrai but de l'homnie, non pfts celui que le peuctiant mobile de chacun, mais celui que la raison éternelle et immuable lui assigne, c'est le développement le plus large et le mieux proporlionné de ses forces dans leur eDsemble. Toutefois l'extension des forces humaines exige encore une autre condition qui se relie élroitement à la liberté, la dlversUé des situations. L'homme, même le plus libre, le plus indépendant, quand il est placé dans un milieu uniforme, progresse moins (1). Cette diversité est d'abord une conséquence
(1) Celte condition, exigea par Humboidt, l'a été rarement cbei août. Beaucoup, et des meillauri, paraiaient même la n H. de KèmuMt n'ett pa» de ca nombre. Il dépeint et comba daace de ceux pour qui la formation d'une matHre soniale n M molUàblt iani touttt m partks a été, en France, la v
ik tTCDE DE L'HOHHE
de la liberté, et puis c'est une répression qui, loin d'enchaîner rhomrae, donne aux objets qui l'enlourent une forme quelconque ; de sorte que ces deux choses n'en sont pour ainsi dire qu'une seule. Il est bon cependant, pour la clarté des idées, de les bien séparer et de les distinguer l'une de l'autre. Chaque homme ne peut agir en une fois qu'avec une geule et môme farce ou plutôt son être ne se livre tout eptier qu'une seule fois à une action donnée. Aussi l'homme paralt-il créé poup la spécialité cKolusive, puisque son énei^ie s'aFfaiblitdës qu'elle s'étend à plusieurs objets. Hais il échappe à ce spécialisme éttoh quand il travaille à réunir ses forces isolées, souvent esercées isolémenl, h faire agir, dans chaque période do sa vie, celles qui sont près de s'éteindre en même temps que celles qui commencent k briller, et à multiplier ces forées au lieu de multiplier les objets sur lesquels il agit. Ce que produit ainsi l'union du passé et de l'avenir avec le présent résulte encore, dans la société, de
Œttvre nationale du Pouvoir (voj. Politique tibirale, p. 59 et auiv.]. — D'au(rfl< sont (ombjs dani uns mépriw diffirenle. Cbui-c[ enl reconnu l'imporlancs de U iiveriité eumme élément de la liberté; puis, frappés du caractère uniforme de nos lois actuelles et <lu caractèn Inut opposé des lois de ranflirnne France, iU anl aMnoé que Ci;lle«-ci étaient plus favorable* su libre développement des force» humaines. C'est ce que l'on trouve dans le livre de M. Raudot : La Fra-'ee avant la fMvoIuiion, 18tT. L'eneiir e«t manifesla. et To que- Tille a bien su s'en garder (voy. l'Ancien réHimc et la ftèviilaiiua). J)u» l'aDcienne France cette direriiié n'é(«it gm l> divariiité daiu U pouvcir, sinon dam le (leipot>»me. Ce n'eat certes pai esll«-U HW Humbaldt récUme at que \m amii da U l>li«rié daivept ditirqr. •n Notre autrur revient pli» loin iiir c«tta idée pour !« oi«l>r« plui Tiv«msntenlumiir4.(Y«}«i |e ctwpitf* luiviot, î 1.)
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CONSmtBfi COHHG IkDlVIDU. 15
l'union nveo noi semblables. Dans toutes lei période» delsTJe, cbaque faoroma n'atteint cependant que l'une det peFfectioni qui ronnent pour ainsi dire le canctôre de tout le genre humain. Par les rapports qui naiwant des qualités essentielles des fitrei, les uni doivent né* ctBuÎFement s'approprier lei riobesses des autres. Un tel lien, favorable au progrès du caractdre, que l'expé^ rieDoe nous montre existant ehez tous les peuples, c'est, par eienaple, l'union des deut sexes. Mais li, dans ce ow, la diversité aussi bien que le déiir de l'union se muiifestfint d'une ttçoa moins énergique, ni la première ni le second ne sont moins forts ; ils sont seulement moins apparent*, quoiqu'ils agissent plus puislammant, mâme quand cette diversité disparait, et eolre personnes du même sexe. Ces idées, mieux étudiées et plus exactement développées, conduiraient peut-être à une plus juste explication d'un phénomène utilisé dans l'antiquité, surtout ehei les Grecs, par le législateur lui-même ; je veux parler de ces liaisons que Ion a souvent et toujours à tort appelées, soit amour ordinaire, soit simplement amitié. L'utilité de parttilles liaisons poar le progrès de l'homme se recon- QiU au degré d'indépendance que garda chacune des parités,, dans l'intimité qui les unit. Car sans cette intiinité, l'un ne peut pas suffisamment comprendre l'autre; mais, d'un autre cOté, l'indépendauee est nécuMira pour faire que celui qui comprend puiiH a'apprnprierce qu'il a compris. Toutefois ces deux conditions exigent la force des individus et une différence pas trop grande, afin que l'on puisse compread»
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M ÉTUDE DE L'HOMHE
l'autre ; et pas trop petite, afla que I'ud paisse admirer et désirer pour soi-même ce que l'autre possède. Cette énei^e et cette différence variée s'unissent dans l'originalité de la lorce et de l'éducation, d'oit dépend ea deruière analyse toute la grandeur de l'homme, vers laquelle l'individu doit toujours tendre, et que celui gui veut agir sur les hommes ne doit jamais oublier. De même que cette propriété, que ce caractère propre est le produit delà liberté de l'action et de la diversité des agents, de même elle lescréeà son tour. La nature inanimée elle-même, dont la marche est toujours régalière et soumise à des lois immuables, parait cependant avoir plus d'originalité aux yeux de l'homme qui s'est fonné lui-même. Il se fond en elle pour ainù parler, et il est vrai de dire, dans le sens le plusélevé, que chacun aperçoit l'abondattce et la beauté qui l'ealourent, suivant qu'il la garde l'une et l'autre dans sod sein (1). Mais combien l'influence de cette cause ne s'exerce-t-elle pas davantage quand l'homme ne se borne plus à sentir et à percevoir des impressions extérieures, mais quand il devient lui-même actif?
Cherche-t-on à déterminer ces idées avec plus à 'exactitude, en les appliquant plus immédiatement à l'individu, tout se réduit ici à la Forme et à la Matière. La forme la plus pure, avec la plus délicate enveloppe, nous la nommons idée ; Id matière la moins pourvue de forme, nous la nommons perception sensible. La
(1) SyiUnw dt eUentUé du tvbJKliftt de l'ol^telif. Camp. chap. »
CONSlDÊBt COMUE INDIVIDU. 17
rorme naît de la combinaison des matîèi'es. Plus la matière est abondante et variée, plus la forme est sublime. Un enfant divin ne peut être le fruit que de parents immortels. La forme redevient pour ainsi dire la matière d'une forme plus belle encore. Ainsi la fleur se change en fruit, et ce fruit lui-même fournit la se~ menée d'une nouvelle tige qui se couvrira de fleurs. Plus la variété augmente avec la délicatesse de la maliëre, plus grande est la force, car plus intime est la liaison. La forme parait pour ainsi dire se fondre dans la matière et la matière dans la forme ; ou bien, pour parler sans figure, plus les senlimenls de l'homme contiennent d'idées et plus ses idées contiennent de sentiments, plus sa supériorité devient inaccessible. De cet accouplement étemel de la forme et de la matière, de la diversité et de l'unité dépend la fusion de l'homme dans l'homme, des deux natures réunies, et de cette fusion dépend sa grandeur. Mais la force de cetle union dépend de la force de ceux qui s'unissent. U plus beau moment dans la vie de l'homme est le moment de la fleur(l). Le fruit de la forme la moins gracieuse, la plus simple, fait deviner la beauté de la fleur qui sortira de lui pour s'épanouir. Tout se précipite vers la floraison. L'objet qui naît immédiatement est bien éloigné de la forme charmante à laquelle il arrivera plus tard. La tige grosse et lourde, les feuilles laides, pendant chacune de leur côté, ont besoin d'une forme
(1) De la fleur, dt ta malvriU (Nouveau Mwéum allemand, 1791,
M,a3iuiB). [Notedefauleitr.)
IS iVBOK 08 {.'BOUMS
plus sobevée. Elle apparaît graduellemeot aux yeu, quand oa considère la tige ; des feuilles plus tendres se iDoutreot ooioine pour s'unir; elles se resserrent plus étroitement, jusqu'à ce que le calice paraisse donner satisfaction au désir de la plante (1). Cependant le ràgne végétal n'est pas favorisé du sort. La fleur tombe et le fruit reproduit immédiatement la tige, qui, d'abord informe, se parfait aussitôt. Quand la fleur se flétrit obez l'homme, elle fait plaoe au fruit qui est plus beau; et i'inflni éternellement insondable voile â nos yeux le charme du fruit le plus magniflque. Or, ce que l'bomme reçoit du dehors n'est que la semence. Si belle qu'elle soit en elle-même, c'est l'énergie de son activité qui doit la rendre féconde. Mais sa bienfaisante influence sur l'bomme esisle toujours en proportion de ce qu'elle est elle-même originale et vigoureuse, Pour moi, l'idéal le plus élevé de la société des êtres humains serait l'État où chacun se développerait par lu)-mâme et suivant sa propre volonté, La nature physique et morale rapproche ces hommes les uns des autres, et , de même que les luttes de la guerre sont plus glorieuses que celles du cirque, de même que les combats des citoyens irrités sont plus honorables que ceux des mercenaires qu'on pousse, de même les luttei entre les forces de tels hommes prouveraient et produiraient en même temps la suprême énergie.
N'est-ce pas lace qui nous attache si vivement à l'antiquité grecque et romaine? Et non-seulement nous,
(1} Gœthfl, Del mélamorphosBsdtS plantes. {Noie de raideur.)
COHSlQtM COHUE UHOVIDU. 10
mm tout les agea, si éloigné», li reeulé» qu« 1011 pour eux O0tte époqufi T N'eit-cfl pas paroa que les hommas d«a8 ces tempi eurent h aoutenir de li nidei coinbBti contre le sort et contre leun lerablables t Chacun d'eux y puiui de la foroe, egrsndit lea qualités originellei ; cliaoun y trouva pour soi-mAnifl use forme nouvelle et admirable. Chaque Age qui mit doit être au-desious de oeus qui l'ont précédé; — et avec quelle rapidité cette décadence ne l'Augmentera-t-elle pas dans l'avenlrl — Il est au-desgou* pour la variété : variélé de la nature, les imnten'Bi forêts sout défrichées, lei marais desséchés, etc. ; variété de l'homme, elle se détruit par le progrès de communioation et d'union dans les oeuvres humaines ; et cela par les deux raisons indiquées plus Ijaut (1). C'est Ik une des principales causes qui rendent si rare l'idée dii beau, de l'iniolite, de l'étonnant, La stupéfaction, la couardise, la découverte de re»louroes nouvelles et inconnues rendent aussi moins louvent ndcessaires les réiolulions subites, imprévues
(1) Cette observBlian a été Taile une seule toH par Roiisseau dans ttnOt. {Nofdeeaut')ur.)-—\oie[ea quels lerm es : «Il Tau I avouer ^ae lei cirietira* orifinaui dei peuples, s'eKicsnt de jour en Jour, deriennent en mSnie raison plus dlfflelles A siisir. A mesure que les raEas se oièlent et que les peuples se confondent, on volt peu à peu i¶ltre ces difHrenees nitionsles qui frsppaient Jndis au premier coup d'cell. Autrebis chaque nation restait plus renfermée en ellemtme ; il j avait moins d^ communications, moins de voyages, moins d'iniérêt* communs oa eentraires, moins de liaisons politiques et civiles de peuple à peuple, peint du tout de ces tracasseries rojalet appelées nifoeiationa, pnint d'ambassadeurs ordinsires nu résidant continuelleaient ; les grandes navigations étsient rares ; il j avait peu de eommftree éloigné, at le peu qu'il j en avait élait fïil, ou par le imnee mtme, qui Jj servait d'étringera, «a par des geni méprisés qui ne donnaient te Ion à personne et ne rapprocliaient point les na-
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aO tTOOE DE L*H(»U1E
et pressantes. Car d'abord la pression des faits extérieurs sur l'homme esl moias considérable parce que l'homme est muni de plus d'instruments pour y obvier; ensuite, il n'est plus guère possible de leur résister avec les seules forces que la nature a données à chacuo et que chacun n'a qu'à employer. Enfin la science plus perfectionnée rend l'invention moins nécessaire, et l'enseignement qu'on reçoit vient encore émousser la faculté que nous avons d'apprendre (1). Mais il est incontestable que quand la variété physique s'amoindrit, une variété morale et inlellecluelle plus riche et plus consolante vient prendre sa place ; des nuances, des différences frappent notre esprit plus raffiné ; elles pénètrent noire caractère moins fortement accusé, mais plus délicatement cultivé, et influent sur la vie pratique. St ces nuances eussent existé, sans doute I'Ad- ^quité, ou du moins les penseurs de ce temps ne les eussent pas laissées passer inaperçues. Il en a été du genre humain tout entier comme de l'individu. Ce qu'il
tioai. [I j a cent Toii plus de liaisons mainlenaDt entre l'Europe it l'Asie qu'il n'j en ivait jidis entre la Gaule et l'£ip«gae : l'Europe Mule était plue épine que la terre entière ne l'est aujourd'hui
■ Voilà [wurquai les antiques distinctions des races, les qualités de l'air et du terroir marquaient plus fortenient de peuple ï peuple Isi tempéraments, les figures, tes mceurs, les caractères, que tout cela ne peut se marquer de nos jour^, où l'incanstance européenne ne laisse ï nulle cause naturelle le temps de Taire tes impressions, et où le* Totéls abattues, les marais desséchés, ta terre plus unirormémenl, quoique plut mal cultivée, ne laissent plus, mfine au phjtique, la même différence de peuple à peuple et de pays à pjjs. t>
(ffmite, lib. Y, Dm Vtmagtt.)
(1) Vojwplui loin (chapitre V) une application de ceci faitoi l'art militaire.
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CONMDtHfi COMME IHDIVIIHJ. 21
; avait de grossier a disparu ; ce qu'il 7 avait de délicat est resté. Sans doute cela serait heureux si le genre hnmain était un homme, ou si la force d'une époque, de même que ses livres et ses découvertes, passai! aux igea suivants. Mais il n'en est pas aiusi. Il est vrai que notre civilisation a aussi son genre de force; et c'est peut-être par la mesure de sa délicatesse qu'elle surpasse la force de l'antiquité; mais reste à savoir si tout ne doit pas commencer par une civilisation primitive. Bile de la barbarie. Partout la sensibilité est le premier germe et la plus vive expression de toute idée. Ce n'est pas ici le lieu, ne fllt-ce que de tenter cette recherche. De ce qui précède, il résulte que nous devons veiller sur notre force, sur notre originalité, et sur tous les moyens de les entretenir.
Je considère donc comme acquis que la vraie raison m peut détirer pour f homme dautre état que celui où wn-teulement il jouît de la plus entière liberté de déotlopper en lui-même et autour de lui sa personnalité propre ; mais encore où la nature ne reçoit de» mains de l'homme d'autre forme que celle que lui donne librement chaque individu, dans la mesure de ses besoins et de ses penchants iomée seulement par les limites de sa force et de son droit. A mon sens, la raison doit maintenir ce principe dans sou intégrité, sauf ce qui concerne la conservation de l'homme. Cela doit toujours servir de base dans toute étude politique, et spécialement pour la solution de notre question.
TRANSITION A NOTRE VÊBITABLB ÉTUDE, r— DITISIOH. — DD SOIH DE L'ÉTAT POUR LE BIEN POSITIF, EF ES PABTICOUER POUR LE BIEK - ËTBE PHYSIQUE DES CIT0ÏEH8.
SUndul da Cette dtvbion. — U loin d« l'IUt pdur )• biio «ilérM deB cilojren) e«t mauvait : — U produit l'unirormité ; — il diminue la force ; — il troubla et empïche l'inflitence deg ac(e« eiLlérJeun <t puramtnl corparrit, etcelli dei npporli eilérleurt) iur Ttipill et 1b caraciire des liaiumSBj — il s'exerce nécessairement sur une roule hétérogène ; — il compromet aina< l'Individu par des règlea générales, qui ne pèinnt sur ohsoun qtie pir «uiie d'erreun coaii*
. dirablu; — il ampiche le développement de l'individualité et de roriginalilé personnelle de l'homme; — il rend plus dilflcile t'adminUlratian tnêffle de I'EIkI, multiplia IM ohsrfai nécéMairai pour 3 arriver, et devient U lourde d'incoaTénienis de toute sorte; — enltn il dëplace les points de vue justes et naturels de l'homaie dans les plus graves maliérRs. -^)ii<tincat1an contra la prélandH eHiférallon d» incanvénlanli sigoaUi. — Avantagei du sjritioM opposé au système que l'un combat. — Principe fondamental tiré de ce chapitre. — Hoycnt «mplojiés pari'Etdl dans sa prAocc»* pation pour la bien poiitir de» ciiojens. — DilTérsiice du cai «i une rhoteest Tsilepar l'Etat, comme Etat, et celui où elle estfaile par le« cilojrens isnlê». — ^ Examen d'tmé objection i Le anln da l'Etal pour le bien positif dès citojsns n'eat-il paa nèoessnireT Saut lui, ne serait-il pas impossible d'arriver au mSma but, d'obtenir tes mêmes râiuUatS nécessaires! Preuve de cette pasilbllilé, lurlottl grica il l'action spontanée et cemmuoe dei ciiojrans. — SupArioriti de cette action sur l'action de l'Etat.'
En se servant d'une formule tout à fait générale, on pourrait déterminer comme suit la véritable étendue de l'action de l'État : tout ce qu'il pourrait faii« pour
fRANBITlOA A IDOTIIB YKRITaBLK ITUDB. il
)e bien de la sot^iélé sans porter atteinte «u principe é(nbliplu9hatit[l). Et l'on peut dès maintenant doiUer cette définition : l'État s'ingère à tort dans les affaires privées des citoyens, toutes les fois qu'elles n'ont pas un rapport immédiat avec une atteinte portée au droit de l'ua par les autres. Toutefois, pour épuiser entièrement la question proposée, il est nécessaire de passer en revue les divers aspects de l'influence ordinaire ou possible de l'État.
Son but peut être double. Il recherche le bonheur, ou bien II se borne h empêcher le mal ; etj dans ce dernier cas, à empêcher te mal venant de la nature ou le mal causé par les hommes. S'il ne s'attaque qu'au . second de ces maux, c'est la sûreté seule qu'il cherche; Et c'est cette sûreté que j'opposerai à tous les autres buts possibles compris sous le nom de bien positif, La <lifférence des moyens employés par l'État donne k son action une étendue diverse. En effet, ou bien il cherche ik réaliser immédiatement son vœu, soit par la con' Irainte, par les lois prohibitives et impératives, par les peines -, ou bien, de quelque manière que ce soit, il donne à la situation des citoyens la forme favorable à la réalisation de ses vues, et les empêche d'agir dans nu autre sens; ou enfin il tend à mettre leurs inclina' lions en harmonie avec sa volonté, à agir sur leurs pensées et sur leurs sentiments. Dans le premier cas il
(<) A MVdlr, quH 1« vrai bul d« l'botnme esl le d^veloppemenl le P ■! brgt si l« mieux proporllannA ds se* Ibroei dan* leur ensejnbltf, <> Vi la liberté el ta variéEé des Biluatiuns sont i ad ispen sables pour )Uci<iârB oa but. (Relire les premières ligties du chapitre pricédsot.)
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3& TRANSITION A NOTRE VÉRITABLE fiTDDE.
ne restreint que des actes isolés ; dans le second, it détermine déjà davantage leur façon d'agir en généraU dans le troisième, enfin, il détermine leur caractère el leur manière de penser. Aussi, dans le premier cas l'influence de la délimitation esl-ellc fort petite, daas le second plus grande ; énorme dans le troisième, en partie parce que l'on agit sur la source d'où découleol plus d'actions, en partie parce que la possibilité de l'action même exige plus de dispositions.
Toutefois, autant les branches de l'influence de l'État paraissent difl'érentes, autant il est difficile de trouver une disposition de l'État qui ne toucbe pas i plusieurs choses à la fois : c'est ainsi, par exemple, que la sûreté et le bonheur dépendent étroitement l'un de l'autre. Ce qui ne restreint que des actions isolées agit d'une manière générale sur le caractère, lorsque la fréquence de l'emploi qu'on en fait devient une habitude. Il serait fort difflcile de trouver une distribution de tout ceci convenable pour la marche de notre étude. Le mieux est avant tout de rechercher si l'Ëtat doit se proposer pour but le bien-être positif de la nation, ou seulement sa sûreté, d'examiner dans toutes ses prescriptions ce qu'elles ont surfout pour objet et pour conséquences, et d'étudier les moyens que TËIat essaye pour atteindre chacun de ces deux buts.
Je parle ici de tout travail de l'État pour augmenter le bien-Être positif de la nation, de tout soin pour li population du pays, pour l'entretien des habitants, soit direct, par l'établissement de maisons de charité, soit indirect, par l'encouragement de l'agriculture, de l'io-
W SOIN DE t'ÉT4T POUR LE BIEN POSITIF. -25
diistrie et du commerce ; je parle de toutes lés opéralioDS financières et monélaires, de toutes les prohibilions d'importer ou d'exporter (en tant qu'elles sont ■ établies pour cette On); en nn mot, de toutes les dispositions prises pour éviter ou réparer les dommages causés par la nalure ; enfin, de toute disposition de l'État, ayant pour but de maintenir ou de créer le bien matériel de la nation. Quant au bien moral, en effet, ce n'est pas-précisément pour lui-même, mais pour le maintien de la sécurité qu'on le recherche. C'est là le premier des points que j'aborderai par la suite.
Toutes ces dispositions ont, suivant moi, des conséquences fâcheuses ; elles ne sont pas conformes à la raie politique, celle qui procède de points de vue flevés, mais toujours humains.
i' L'esprit du gouvernement domine dans chacune de ces dispositions; et, quelque sage, quelque salutaire que soit cet esprit, il impose à la nation Vuniformité ; il lui impose une manière d'agir étrangère à elle-même. I« hommes alors obtiennent des biens au grand préjodice de leurs facultés, au lieu d'entrer dans l'éUt social pour y augmenter leurs forces, fût-ce au prix de quelques-uns de leurs avantages ou de leurs jouissances Mturels. C'est précisément la diversité naissant de l'union de plusieurs individus qui constitue le plus grand bien que puisse donner la société ; et cette diveràté croit à mesure que décroît l'ingérance de l'État. Us membres d'une nation où la vie est en commun n'ont plus de caractère propre ; ce sont des siyels séparés, mis en rapport avec l'État, c'est-à-dire avec
36 DD SOIN DE L'ftTAT
l'esprit qui domine dam le gouTemement ; et ce rapport est tel qlie la puissanoe supérieure de l'Ëlat etitrB?e bientAt le libre jeu des forces. Semblables causes, semblables effels. Plus l'Élat concourt â l'actioa, plos Ir reuemblance grandit, noti-seulement entre k« i^ents, mail encore enire les actes. C'est là précisémeut le dâsir des Ëtati. Ils veulent le blen-ètre et la Iratiquillité. On obtient toujours ntcltement l'un et l'auti-e à un degré tel que les Intérêts individuels luttent moins vivament entre «ux. Mais ce que l'homme considère, ce qu'il doit conildérer, est tout autre chose, c'est la variëtâ et l'actiTitë. Elles seul» Forment les caradëres riches et puissants; el certes il n'est pu d'homme, si abaissé qu'il soit, quî préfère pour lui le bien-être et le bonheur à la grandeur. Mais quand OD raisonne ainsi pour les autres^ on se Tait tout naiuretlement soupçonner de méconnaître l'humanité et it vouloir transformer les hommes en machines.
3* Le second mal causé par c«i dispositions de l'Etat est qu'elles énervent la force de la nation. De même que la forme qui naît d'une matlire douée d'une acti* vite consciente d'ellC'méme donne ft la matière plu; de plénitude et de beauté) — car le beau est-il autre chose que l'alliance d'éléments qui d'abord se corn* battaient? alliance A laquelle l'Indication de noUYeaut points de jonction, et, par suite, un grand nombre ds ddcouvertei nouvelles, est toujours nécessaire; alliance qui grandit toujours en même temps que la diversité qui «xistait avant elle t-^ de même la matière est anéaftlle pu la forme qu'on veut lui donner en la prenant hors
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POUR LE siuf foma pis citotbms. ST
d'elle'Ridffle, Rn effet, le Néant lupprime l'Être. Tout dani rbomme eit orginiutlon. Tout ae qui doll cpoitf» en lui doit 6tre neraé m lui. Toute fbpoe iuppoie l'en* ItlODSiaaine i et peu de cboisi l'alimenteot autant que l'idée que ce qui l'iuiplre ett une propriété présente DU b venir (1).
L'homme coneidère comme h lui.nonpaa tant ce qu'il poisède que ae qu'il liait, et l'ouvrier qui cultive un jardin en eil peut-être plus exactement le propriétaire que l'homme oisif et désœuvré qui en jouit (2). Peut-éire ee raisonnement ne paralt-il periuettre aucune application k la réalité det faite. Peut>âtre même paralt> il que l'exteniion de beaucoup de sciences, attribuée iurlout par nous à ces dispositions de l'Ktat, lequel ne peut faire que des eesaii en gros, est plus utile an déve-
(1) Li proprléU ui ttntiiM» i«i ceiaina muh producUve de rraUiDuiiiiiiM, mai* non comms usiih unique. Il eit carltin en elTet
4D> l'fnthouiiaiiqe, et le plu» violent peitt-âtre, provient lauvent de It fci, welnU, polUlque, reUfleiiia.philoaophique, irliillque, Utlârilce; HUMt qui ne louchent que ttlsn p«u ou point du tout nu unliiunt ou à l'eapéracice de la pntprittd. Celte réserve fbile, l'aperta '« Humboldt reiie prefbndément vrai. Hleh«leirt cnervalllBuienient illvelup[)é duni len livr* l» Ptuptti i propn de li propritU de la
[I) C«cl Mt une manière de parler. Qui dit propriéU dit travail, "^if dit luHi jaaliMnM ibtelue et eicluilvii, heulU d'uter et da ^ipiWr ae l'ulyri du droit. Or, |§ jardinier n'a qua le premier lut, U ^viil, rémunéré par un lalalra, point par une portion quelconqiie du ^Ttit i« joulitanee ou de diipeijlion. Ce qu'on pourrait dite, c'etl que dui EB en, Bt i apUtude éjcale, la Iravsjl m» rareoient euEtJ biaa ■■t pir un étranger que par le propriétaire. L'enlhoualBime, lili de la ^BIT'M, } nanquen, mali 11 pourra Sire remplacé par le lentlwntdu detpjrquiluiauaiiiBît, (rtcai Dieu, nrter reotbouiianne, — (Rapproclier ce paauge d'un autre pauaia de ce chapitre, vers ta >n. Il lu note».)
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U DU SOIM M! l'état
loppemeot des facultés intellectuelles, de h civilisation et surtout du caractère. Mais toute acquisition nouvelle de connaissances ne conduit pas immédiatement & un perfectionnement m£me des seules facultés intellectuelles, et quand ce perfeclionDemeot se produit en réiililé, il profite non pas à la nation tout entière, mais à une partie seulement, à la partie qui tient eu main le gouvernement. En général, l'intelligence de l'homme et toutes ses autres forces ne progressent que par son activité propre, son industrie propre, ou par l'u&age qu'il tire lui-même des découvertes étrangères. Les dispositions de l'Ëlat sont toujours plus ou moins necônipagnées de contrainte, et même lorsqu'il n'en est point ainsi, elles habituent l'homme h compter sur un enseignement étranger, sur une direction étrangère, sur un secours étranger, plutôt qu'à chercher luimême des ressources. La façon presque unique dont l'État peut instruire les citoyens n'est pas autre que celle-ci : ce qu'il croit le meilleur, c'est-à-dire ce qu'il a trouvé, il le pose; puis il y conduit les citoyens, soit directement par une loi, soit indirectement par quelque institution toujours obligatoire pour «ux, ou par son crédit, par la proposition de récompenses, par quelque autre moyen d'encouragement; ou bien enfin il se borne à le recommander par le seul raisonnement. Mais quelle que soit celle de ces méthodes qu'il prenne, il s'éloigne toujours beaucoup du meilleur procédé à suivre. Celui-là consiste sans nul doute à présenter toutes les solutions possibles du problème, afin de préparer l'homme àchoisir lui-même la plus heureuse.
POUB LE BIEN POSITIF IWS CITOYENS. 39
OU mieux encore afin de le préparer à trouver cette solution, en se bornant à la dégager des obstacles qui l'entourent L'État ne peut suivre cette méthode d'enseignement envers des citoyens formés, d'une manière négative, que par la liberté qui, tout en laissant naître les obstacles, en confie l'enlèvement à leur force et à leur babilelé ; d'une manière positive, en se formant lui-même tout d'abord par une éducation vraiment nationale. On examinera plus amplement par la suite l'objection qui se présente ici. Elle consiste à dire que le soin des affaires dont nous parlons a pour effet l'accomplissement de la chose plutôt que l'enseignemeat de celni qui l'exécute ; il fait que le champ soit bien cultivé, mais il fait moins que celui qui le laboure devienne un habileagricuUcur.
Les soins trop étendus de l'État font souffrir encore davantage l'énergie active et le caractère moral. Ceci n'exige guère plus de développemeut. Celui qui est fortement et souvent mené en arrive k sacrifier presque ToloQtairement ce qui lui reste d'activité propre. II se croit dispensé du soin qu'il voit dans des mains étrangères; il croit assez faire en attendant leur direction et en lai suivant: Les notions du mérite et de la faule se déplacent en lui. L'idée du mérite ne l'enflamme plus ; le sentiment importun de la faute ne se fait sentir ea lui que plus rarement et d'une manière moins efficace {\); il la met sur le compte de sa situation et
(1) Ceci a été admirablement déveltqtpé par PrDudhon:!.... Com- Mnl uu) cette loi qui ne procéderait plui ds Ma kdivjdualitt pure, llumme pourrul-îl être «aton vertueux ou Iflche, c
W pu WIN OK l'tXkJ
de ceux qui U lui ont faite. S'il en vient h penur que I«i îDtsnliona de rËtat ne soat pas entlArement juitei, «'il Croit voir que l'Ëtat ne cbercbe pai leutamant ma avantage et qu'il a encore un autre but aecondain quelque peu étranger^ celui-là, ce n'eit plus «eulemwt l'énei^e, c'eit la pureté de sa volonté morale qui eit atteinte. Non-seulement il le considère cotame affranchi de tout devoir qui ne lui est pai expreasément im> posé par l'Ëtat, mais les amétioFationi mAnte qu'on tenterait d'apporter à la situation lui sont suapectn; il craint qu'il n'y ait H quelque ôoeaiion pour t'Ètal d'en tirer profit. Il eberohe ft transgresser autant qu'il le peut les lois de l'Ëtat lui>mdnie. Chaqus violatioD à ses yeux est un gain. Quand on songe qu'une partie notable de la nation ne conçoit pas de monle au dflU Aea lois et des ordonnances de l'État, n'est^ee pas an décDurageanl spectacle de voir les plus itinla devoir et les ordres les plus arbitraires formulés par la (aiiOB bouche, ayant souvent pour sanction la même peins! Cette influence pemiaieuse n'agit pas moini sùremtnt sur les rapports des citoyens les uns avee lea autres.
p«nlanlî Comment aerail'it moralT On nonçiiit trèi-bien le remordi procédant du péché contre iDÎ-méme : que aera-t-ll né de la déio-
béiiKncB à une loi raelioe, advanlJM, étrangère ? Qnl l'arrVfan
le droit de punir, méaie en «Uéguqiit le bien du coupable, |s loin il ion Sme, le lalut de br dig;nlté? Quel accord possible entre U socféU at le moit El il l'aceord ait fmpoiiible, al la locUtd daft loiiJt><m< néceaiB ire ment] mflme »sna coTnpenMtian, préfaloir, qu« datiMt l'individuBlLlâ, obligée de s'elfacer, d'abdiquer!... Que vont deTeoir la liberté, l'audace, le génie entreprenant, toute) noa manitoililicua lei plni0éaèr«uiei,i«na leiquallM ndtN axIatMM n'*it ^ua riant • (Dt Ja /uiUw dani la tUpottuion •( Uni l'tgHu, élude pr*nMi«> chip, n.)
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POUR LE BiBN posrrir dbs citoyens. s|
Comme chacun ta copfle soUm'^me k la lollioituile. de l'état, obaouD se repoie bîea mieux anoors lup ella du sort de iM coneiU^tDi. La oonicience qu'îli ont Ae l'interveoUon de l'État afhiblit l'intéràt qu'ili devrateat ta porter les unt aux autrai et les pouBia à l'Indifférence Téeiproque. Au oontraire, l'aide donnée en icommun est d'autant plui activa que diaque homme sent plus vi> nment que tout dépend de lui-mâme; et, l'expérienoe nom l'apprend, o'eat dnna les olasseB opprimées, ibtndonnéea du gouTernsmtnt, que la aantimept de l'unioD radoubla d'énerfie, Mail quand le eitoyeu n'a qulndiftérenoe pour ion ooneitoyen, il en est da même del'jpoQx pour son époqz, du père pour sa fomille.
Abandonné en tout au mouvement et à l'aotion, privé de tout seoours étranger qu'il ne se serait pas pioeuré lui-mâme, l'hommo sans doute, par sa itiute tM uns sa faute, serait souvent en butte h l'embarroi et aa malheur. Hais le bonheur réservé i rbomma n'est utre que celui qu'il se procure A lui-même par sa propre force ; et c'est Ib ce qui aiguise rintelllgence et tbrme le oaraetére. Quapd l'État entrave l'activité indlvUaclle par une intervention trop spéolale, combien de raeux ne surgissent-ils pas? Ils surgissent et abandoanenthun sort bien plus désespéré l'homme qui a pHsune fols l'habitude de se confier b une forée étran- R^re. Autant, en effet, la lutte et le travail actif allépnl le malheur, autant, et dix fois davantage, l'attente sans espoir, déçue peut-être, le rend plus amer. Dans le* c^t même les plus heureux, les État* doot j9 parle
K&semblent trop souvent à ces médecins qui attirent
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la maladie et éloignent la mort. Avant qu'il existât des médecins, on ne connaissait que la santé ou la mort (1).
3° TouE ce qui occupe l'homme, qu'il tende direc* tement ou indirectement h satisfaire ses besoins physiques ; qu'il marche vers un but extérieur quelconque, ' tout cela se relie intimement à ses sentiments intérieurs. Quelquefois aussi le but extérieur est accompagné d'un autre but intérieur; et parfois c'est celui-ci qu'on se propose surtout d'atteindre. Quant à l'autre, on ne fait que \'j raltacber nécessairement ou accidentellement. Plus l'homme a d'unité, plus l'objet extérieur qu'il choisit jaillit librement de son être intérieur ; et l'un se relie à l'autre d'une manière d'autant plus étroite «t fréquente qu'il n'a pas été choisi librement. C'est ainsi que l'homme digne d'intérêt est digne d'intérêt dans toutes ses situations et dans tous ses actes ; c'est ainsi qu'il fleurit et arrive à une beauté sublime, dans une existence qui concorde avec son caractère.
C'est ainsi peut-être que tous, paysans et ouvriers, deviendraient des artisten, c'est-à-dire des hommes qui aimeraient leur industrie pour elle-même, qui l'a* mélioreraient par une direction et un génie à eux propres, qui, par là même, cultiveraient leurs forces intellectuelles, anobliraient leur caractère, élèveraient leurs jouissances. C'est ainsi que l'humanité serait anoblie par ces choses, qui, quoique belles en ellesmêmes, ne servent souvent qu'à la déshonorer. Plus
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