‹ Essai sur les limites de l'action de l'étatChapitre 4 sur 77 · SA VIE. XI · texte numérisé non relu

SA VIE. XI

(il9S), de droit (1797) ; dans ceux de Fichte qui, en 1795, donnait son livre Sttr la Rêvolutim français, en 4796 Bon Traité ds éroit naturel, enl798BonSyrtCTrterfe i^mmle; enfiti dans les œuvres, aujourd'hui publiées en Entier, de l'auteur qui composa le livre dont nous venons d'achever la traduction, de Ouillaume de Humboldt.

Sa Vie, racontée dans un intéressant travail dû à M, Cballetael-Lacour (1), est connue. Nous n'avons qu'à ià rappeler sommairement et à faire ressortir les circonstances qui se raltacbent à la composition du livre que nous publions.

Guillaume de Humboldt naquit k t>otsdam, le 32 juiil 1767. Sa Tamille, Tort riche, était depuis longtemps influente. Étant encore tout enfant, il perdit son père. Sa môre, douée d'une force de caractère et d'une élèvatidii d'esprit peu communes, fit donner à Guillaume et à son autre fils Alexandre une éducation digne des facultés éminentes des deux jeunes gens. Leur enfance et leur jeunesse est poétiquement racontée dans les deux premiers Volumes d'un long roman biographique dont Alexandre de Humboldt est le personnage principal, et

r G^dllavme de Bum-

XII nlOGKAPHIE

M. Héribert Rau, l'auteur (1). Ils étaient à peioe sortie de l'adolescence, lorsque l'un de leurs précepteurs, Kunth, les présenta chez la Récemier allemande, M°" Henriette Hcrz, jeune et jolie présidente d'un petit cénacle philosophique et secret où les iràres et les sœurs prêchaient aux initiés l'exercice de la charité, les soins qu'il faut donner sans rel&che à l'esprit et au sentimenl. Les deux Uumboldl rencontrèrent dans ce cercle tout ce que Berlin contenait alors d'esprits distingués ou supérieurs : Ramier, Ëngel, Moritz, Dohm, SpaUling, Keichardt, Schadow, Frédéric Schlegel.

De Berlin on envoya bientôt Guillaume de Huœboldt à Francfort-sur- l'Oder où il commença son droit, puis àGœttingen où il l'acheva, tout en suivant les leçons de Heyne, le philologue. C'est là aussi qu'il se lia avec George Porsler, le compagnon des voyages de Cook, nature passionnée, esprit tout politique, qui s'imposa fortement à lui.

En 1189, à Tingt-deus ans, il fait, en compagnie du vieux Campe, un autre de ses précepteurs, le voyage de Paris. Là, il entend Mirabeau et contemple avec un sang-froid étonnant de perspicacité les premières scènes.

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DE GUILLAUME DE HUMIIOLDT. Xtll

du plus grand drame historique des temps modernes. A son retour en Allemagne, Humboldt recherche et parvient aisément ft approcher tout ce que son paya contenait d'illustrations naissantes ou déjli accomplies. Puis il aborde la vie pratique et débute devant la chambre de justice de Berlin. Mais l'étroite salle d'audience était insuffisante anx projets que couvait déjà son esprit. Il abandonna bientôt une carrière où il se fût grandement distingué, si l'on en croit les reproches que ceux qui le connaissaient lui adressèrent après cette détermination.

A ce moment ses amies du salon Herz l'cngagèrentà se marier. Il accueillit leurs conseils sans répugnance, mais sans empressement; il les pria de lui chercher une femme. Inutile de dire que la mission fut bienlAt remplie. Elles lui proposèrent la fille d'un magistrat d'Erfurt, M. Dacherœden. Il ne dit pas non. Le mariage ftit négocié, puis décidé par plénipotentiaires. Au commencement de 1791, Guillaume de Humboldt assista à son mariage comme il avait assisté à la Révolution française en 1789. Il ne s'était guère plus mêlé d'amener l'an que l'autre. Et pourtant celle qu'il épousait était une délicieuse enfant, un noble cœur et une grande intelligence. Si Humboldt ne la devina point, il la

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