Ad Atlicum, T
ment les plébéiens pauvres recevraient des assignations.
Cicéron prit très bien la chose; cette loi lui semblait modérée ‘ : les souvenirs de sa lutte contre Rullus ne le gènaient point. La réforme agraire lui paraissait-elle périlleuse si elle venait d'un tribun du peuple, inoffensive si elle venait d'un général républicain ?... Cicéron accepta certaines dispositions du projet, repoussa les autres, consentit aux achats de terres, refusa expropriation des possessores sullani *. Mais personne ne soutenait la loi; elle sombra. Les aristocrates détestaient Pompée et les démocrates le militarisme. Cicéron en fut pour ses avances, et Pompée
pour ses maladresses.
César avait compromis l’un et ruiné le crédit de l’autre. Cicéron vit avec désespoir sa diplomatie inutile et tout l’écroulement du système auquel il s'était lant confié. IL écrivait à Atticus : « L'année qui passe a jelé bas les deux piliers de