‹ Essai Sur Les Lois Agraires Sous La République RomaineChapitre 59 sur 75 · In Calilinam, IV · texte numérisé non relu

In Calilinam, IV

confidentielles * nommaient la sangsue du Trésor : illa hirudo ærarii….

Il attendait tout de Pompée. Celui-ci perdit en Asie son hiver, partit en automne pour l'Italie et, sottement magnanime, congédia ses forces militaires en débarquant à Brindisium. Le général venait à Rome sans avoir aucune idée nette du rôle qu'on attendait de lui : il soutint mollement Cicéron, se laissa mener par César, qui le rendit suspect à tous et détruisit en quelques mois ce qui lui restait d'influence. Sa conduite en Orient fut discutée; on lui refusa le Consulat. Mal vu du parti populaire, en rupture avec le Sénat, le dominateur de l'Asie se lança dans l'opposition sans être sûr d'aucun concours et sans aucune psychologie. — Le tribun Flavius, sa créature, présenta, en 694 — 60, une loi agraire (Lex Flavia) rédigée à la hâte et simple instrument de groupe, qui expropriait partiellement les possessores sullani et consacrait à l'achat de terres cinq années du produit des taxes établies par Pompée dans les

provinces; les vétérans du général et subsidiaire-

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