‹ Essai sur les lois criminelles des Romains concernant la responsabilité des magistratsChapitre 7 sur 73 · DIVISION DE L'OUVRAGE · texte numérisé non relu

DIVISION DE L'OUVRAGE

Le but qu on se propose dans cette étude, o^est de chercher dans les querelles soulevées par les lois criminelles , une des causes de la décadence romaine; c'est de montrer comment se perdirent les garanties qui, pendant les premiers siècles, avaient fait la grandeur de Rome, en assurant la responsabilité des magistrats , et comment , ces garanties détruites, Rome déchirée par F ambition de quelques hommes fut heureuse de se jeter entre les bras d'un maître. Mais pour bien comprendre quels abus soulevèrent rindignation populaire, et sur quels motifs sérieux les tribuns s'appuyèrent pour demander le redressement des griefs qui mettaient en danger la république, il est nécessaire de prendre d'abord une idée exacte de ce qu'étaient les magistratures romaines, si différentes des nôtres, et de savoir quels moyens donnait la constitution pour maintenir le jeu régulier des institutions. Nous dirons ensuite, et avec plus de détail , comment l'équilibre des pouvoirs publics se détruisit , quand les conquêtes eurent porté Rome hors de l'Italie, et nous verrons comment , au lieu de chercher une réforme sérieuse et qui eût sauvé l'Etat , les factions se firent des lois criminelles, une arme pour s'entre-combattre ; enfin, et pour suivre les institutions républicaines jusqu'au moment où elles disparaissent étouffées sous les institutions impériales, nous dirons comment lesempereurs.

jaloux de toutes les libertés politiques, s'attachèrent à détruire les magistratures républicaines en réduisant des attributions redoutées, et surtout en transportante juridiction populaire au sénat, devenu, dans les mains de l'empereur, un instrument de tyrannie. Ainsi : la république jusqu'à l'époque des Gracques ; — le septième siècle; — ■ l'empire jusqu'au règne d'Adrien, telles sont les trois divisions de ce livre , divisions qui répondent aux trois révolutions qu'éprouvèrent, chez les Romains, les lois criminelles.

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