C.RAPH
Taul Royer,
Voici un autre cas qui nous a paru être du même genre. Malgré une localisation différente du bruit de souffle, nous faisant rejeter l'idée d'altérations valvulaires, nous sommes conduit à rapporter à l'anémie le souffle qu'on entend à la base du cœur, quoiqu'on ne trouve pas de propagation manifeste dans les vaisseaux.
Quant à l'augmentation de volume du cœur, nous l'expliquons encore par la dilatation du cœur, dont la diastole se traduit, dans le graphique, par une ligne tremblée qu'on s'explique aisément, en la comparant au tremblement produit dans les veines par le cours du sang, et qui serait ici l'expression du sang arrivant dans un cœur dilaté et peut-être aminci.
Élis i Seve*tr.e»
Dans ce tracé, on retrouve encore les mêmes éléments que dans les graphiques précédents. Malgré le souffle qu'on entendait à la région moyenne, vers la pointe, nous ne trouvons pas trace d'affection valvulaire, et nous sommes encore conduits à admettre la dilatation par anémie.
Graph, 22.
Hermine David.
Nous remarquons ici une double ascension du sommet de la courbe, qui est due à un dédoublement du premier temps. Dans ce graphique, on voit, de la façon la plus nette, que les deux cœurs se contractent successivement et à un intervalle très- appréciable.
Quoique nous ne nous occupions pas dans le cours de ce travail des vices de conformation du cœur et de la cyanose, nous croyons intéressant de rapprocher de ces tracés deux
graphiques (l)que nous avons ol)t,onus surdos enfants atteints de cyanose congénitale.
Dans le premier cas (gp. '23), il exisle un dédoublement
r.rui'ii. 2!
Jacqu'ot.
qui donne au plateau systolique une forme ascendante en deux temps, puis il semble qu'à la fin de ce plateau les deux cœurs achèvent de se contracter ensemble. Nous donnons le diagnostic de communication interventriculaire sous toutes réserves.
Mais nous croyons pouvoir émettre cette opinion, qui ressort directement de l'explication du graphique.
Dans un autre cas de cyanose, nous ne retrouvons plus
Graph. 24.
Desrieux.
bien exactement ces mêmes détails, mais pour se prononcer sur le genre d'affection organique, on est fort embarrassé;
(1) JV. B. Les deux tracés n'ont pas été pris à la même époque ni avec une vitesse égale de l'appareil.
ce qui ressort dans les détails du tracé, ce sont : la gêne respiratoire, les palpitations, l'inégalité des battements qui se surajoutent en quelque sorte les uns aux autres, et enfin, une déformation du graphique dans la partie correspondante à la systole ventriculaire.
Nous devons ajouter que, dans ces deux cas, les tracés sphygmographiques sont identiques (g.r. 25 et 26).
Graph. 25.
Desricux.
Oraph. 26.
Jacquot.
Nous n'avons absolument rien trouvé de semblable chez les autres enfants de ces âges. Nous serions tentés de penser qu'il existe une caractéristique pour le pouls, et qu'elle serait surtout donnée par la forme de l'ascension du graphique,
qui, dans les deux cas, présente une obliquité très-remarquable.
Quant aux autres détails qu'offrent ces tracés, bien qu'on puisse à la rigueur y trouver des éléments de diagnostic, nous n'osons encore rien avancer sur ce sujet, dont nous n'avons pu jusqu'ici qu'examiner deux cas.