‹ Essai sur les maladies du cœur depuis Érasistrate jusqu'à SénacChapitre 17 sur 22 · SYNCOPE · texte numérisé non relu

SYNCOPE

A lexemple des anciens, Sénac considère la

“Syncope comme une affection du cœur. Il rappelle

la synonymie qui varie, dit-il, Suivant les degrés de la maladie, et fait ensuite la description d'une attaque dé syncope. Le tableau est effrayant

« C’est une image de la mort, plus de connaissance, de mémoire, de sentiment; les parties les plus essen-

tielles perdent leur action, du moins elle est insensible

dans le cœur et dans les poumons. » Il invoque comme facteurs étiologiques : l'engorgement des oreillettes et des ventricules, c'est-à-dire leur dilatation;

les polypes du cœur, tout en faisant remarquer que

la plupart des coagulations se font après la mort. Il

n'en est pas de même des concrélions fibrineuses qui Surviennent fréquemment dans les dilatations. Il signale ensuite les abcès et les ulcères du cœur ; l'hy-

dropisie du péricarde est aussi une cause très puissante ainsi que le démontre la clinique. Un flux immodéré, une saignée trop copieuse peuvent aussi amener la syncope. Mais il ne faut pas non plus oublier le grand rôle que jouent les nerfs : « Les nerfs sont les causes

les plus actives et les plus fréquentes »; et il cite les émotions vives, les sympathies entre les organes, l'hystérie, la grossesse, les affections cérébrales, par exemple une tumeur du corps calleux. Quant à l'estomac : « ce n'est pas une source moins fréquente de défaillance ». Il accuse aussi les autres viscères. et principalement les poumons, suriout quand ils sont . entourés d'eau.

Abordant ensuite les causes générales, il combat l'opinion de Chirac qui prétend que les défaillances sont toujours la conséquence « de levains aigres et gluants ». D'autres médecins plus avisés, dit-il, ont attribué la syncope à une bile mucilagineuse et âcre. Il s'en prend surtout aux fièvres intermittentes et continues, visant ainsi, très probablement, nos formes algides et syncopales. La gangrène, les abcès, peuvent aussi avoir de l'action, de même que les cancers, la phthisie et l'anémie grave.

Dans les chapitres qui suivent, Sénac s'occupe des causes de la mort et ne fait que résumer les théories admises avant lui sur ce sujet.

NÉFADE ' Sn | CONCLUSIONS

LL. — L'absence de notions physiologiques a tenu l'étude des maladies du cœur dans l'enfance, pendant | toute la période qui s'étend d'Erasistrate à Harvey. : IL. — Le mal cardiaque n'était point considéré par ; les anciens comme une maladie du cœur proprement 5e: dite. Ses symptômes très complexes peuvent s'appli- quer à un grand nombre d’affections différentes, RL comme la dilatation de l'estomac, les anémies graves, | # | ; les péricardites, peut-être la suette, le choléra, etc. | LEE __ JIL — Les médecins de l'époque græco-romaine £ | avaient cependant connaissance des affections du péri- | PR carde et même du cœur, il est facile de s’en convaincre #2 en lisant Galien et Cælius Aurelianus. ER IV. — Les Arabes et les médecins du moyen âge n'ont fait que copier Galien.

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