‹ Essai sur les médailles des rois perses de la dynastie SassanideChapitre 3 sur 31 · LA PERSE, GERME CELESTE DES D1EOX · texte numérisé non relu

LA PERSE, GERME CELESTE DES D1EOX

Buste d'Artaxerce, tourné à droite, la tête couverte d'un bonnet

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à oreillères, ceinte d'un bandeau royal et surmontée d'un globe céleste; les cheveux et la barbe pendant en longues tresses.

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LE DIVIN ARTAXBRCE.

Pyrée; dessous, deux cassolettes. AR. 6 J. Poids, 79 grains. Cabinet de la bibliothèque royale.

Cette pièce a précisément le poids de la drachme attique (1), qui est aussi commune aux Macédoniens. Quelques médailles sassanides qui n'ont pas subi d'altération apparente, n'atteignant pas le poids qui m'avait frappé dans la médaille n° 6, je n'aurais pas osé affirmer que cette coïncidence de valeur ne fût pas l'effet du hasard, surtout lorsque dans le nombre déjà si petit des monnaies que j'ai pu examiner, se trouvait une certaine quantité de pièces percées que je croyais devoir écarter de mon travail, par cela même qu'elles avaient subi ce que je regardais comme une mutilation. Mais cette circonstance même, qui semblait devoir rendre toute détermination impossible, m'a au contraire été d'un puissant secours. En observant que plusieurs des médailles percées, et celles dont les trous semblent avoir été pratiqués, non pas pour y passer une bélière, mais afin d'enlever une certaine partie du métal, pesaient justement 79 grains, quel «pie fût d'ailleurs le nombre des trous, j'ai cru pouvoir en inférer que le poids normal des monnaies d'argent sassanides était de 79 grains, et que ces monnaies, après qu'elles étaient frappées, étaient.

(«) YoirMiooiwt, foi.ts d<t médaille! grecques. Pari», 183g.

lorsqu'elles dépassaient le poids fixé, ajustées au moyen de trous faits à remporte-pièce. Je signale cette supposition à l'attention des antiquaires et des économistes; l'expérience des uns et des autres décidera de la valeur que l'on doit y attacher. Je regrette bien vivement que le temps et les monuments m'aient à la fois manqué pour appuyer plus solidement mes conjectures.

Je serais aussi porté à croire que non-seulement les monnaies d'argent sassanides étaient des drachmes, mais qu'elles en avaient encore le nom.

Nous savons en effet, par le témoignage de Makrisi, que les premières monnaies des musulmans furent imitées des monnaies des rois de Perse, et ces monnaies étaient des dirham, fj* (i). A qui les musulmans auraient-ils emprunté ce nom , si ce n'est au peuple dont ils copiaient la monnaie si exactement, que la leur n'en différait que par l'addition de quelques mots arabes ? A coup sûr , ils ne pouvaient l'avoir reçu des Byzantins , qui n'en faisaient point eux-mêmes usage, et dont la monnaie d'argent se nommait invapwv, vfyuo^a (a), et non

pas Apgyjuif.

Je ne sais si cette induction paraîtra concluante, mais il me semble qu'elle ne s'écarte point des limites tracées à la critique.

Pl. 11,2. iV 8. VI» 'accu» |ui'u un» «u>i» <'U^cia »u ixon»

Mazriiesn bèh y/rta/ic/ietr malcan malca Aïran minoutchetr j) men

iez[t/an\.

l'adorateur dormi zd, l'excellent artaxerce, roi des rois dk

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