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la sensibilisation aux toxines bilharziennes et au liquide d’ascaris donnent d’après ces auteurs la plus forte déviation à droite. D’une façon générale d’ailleurs les parasitoses auraient cette influence à des degrés divers.
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Les maladies infectieuses, pendant leur période «d'état, ne s’accompagnent pas en règle générale d’éosinophilie sanguine; c’est au contraire à la convalescence que ces éléments réapparaïssent. Mais ce phénomène ne doit pas nous étonner car la simple élévation de température, microbienne ou provoquée par réaction médicamenteuse, en modifiant l’état sanguin, supprime les polynucléaires à granulations acidophiles. Dans la scarlatine au contraire, avec une régularité presque absolue, au point que certains auteurs s’appuient sur l’examen du sang dans les cas de diagnostic délicat, il ya élévation du taux des cellules à granulation réfringentes (Nathan, Trujillo)
En France les études ont précisé la date d’apparition : quatre jours avant l’exanthème (Besançon, Challier, Roman et Monnier.) Cette réaction semble indépendante de l’action du virus; les érythèmes scarlatiniformes non infectieux provoquent le même phénomène, pouvant atteindre le pourcentage de 40 à 50,%.
La plupart des affections cutanées, quelque soit leur origine donnent des résultats semblables : les brûlures, par sensibilisation due aux toxines de résorption, mais dont l’action est d’ailleurs discutée, Purticaire, comme toutes les manifestations de la diathèse dite arthritique, l’éczéma, la dermatite herpétiforme de Dühring, et aussi toutes les dermatites bulleuses (0. Eliascheff), dans ces cas l'augmentation est inconstante, c’est surtout dans le liquide des bulles qui se rencontrent les cellules à granulations acido-
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philes. Dans certains épithéliomas : Regaud a décrit des cellules à granulations roses pâles par les colorants ordinaires. Il y a une grande analogie entre Îles. phénomènes qui ont lieu au niveau des lésions tégumentaires et les réactions locales sous-cutanées ou conjonctivales provoquées par l’anaphylaxie vermineuse expérimentale. C’est ainsi que la lèpre à lésions. tégumentaires prédominantes s’accompagne en même: temps qu’une éosinophilie générale élevée, d’une infiltration à cellules du même type. Tout se passe comme s’il y avait pénétration au niveau de ces lésions de toxines venues de l’extérieur par les brèches cutanées, ou de toxines secrétées par les micro-organismes qui causent ces mêmes lésions.
Enfin dans le rhumatisme articulaire aigu certains auteurs ont noté l’élévation du taux des polynucléaires à granulations réfringentes : il est possible que là encore il y ait concommitance de réactions cutanées : sudaminas, et érythèmes polymorphes.
Dans les maladies subaigues ou chroniques, les variations de la formule leucocytaire seront étudiées avec bénéfice : dans les atteintes gonococciques (Heft), dans la syphilis; nous étudierons à propos de l'origine des granulations acidophiles le cas d’une atteinte de syphilis primaire récente. Dans la tuberculose évolutive par étapes ‘successives, on note une ondulation caractéristique de la courbe des éosinophiles, avec chute au cours de chaque poussée d’aggravation et reprise entre temps d’un taux plus appréciable. Certaines observations font cas de l’exa-
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men du sang pour régler la thérapeutique par héliothérapie ou tuberculinothérapie (Sartangelo-Kovat- Cheff). Dans les adénies tuberculeuses il y a toujours des réactions sanguines du même ordre; nombreux sont les faits cliniques rapportés à ce sujet.
Parmi les maladies du sang deux surtout vont s’accompagner d’une formule typique : la leucémie myéloïde, dans laquelle les troubles de régénération cellulaire hématique sont tellement accusés, qu’il n’est pas étonnant de retrouver les polynucléaires en proportions relatives, anormales dans le sang circulant, mais telles qu’on les trouve dans la moelle. La lympho-granulomatose maligne révèle en général un taux élevé à 10 %, maïs sans importance pour le diagnostic de la maladie qui ne repose que sur la biopsie et l’existence des cellules de Sternberg; au contraire l’élévation du nombre des polynucléaires à granulations acidophiles du sang permet de discerner l’adénome prostatique du néoplasme de la glande.
Les intoxications d’origine exogène, ont elles aussi un retentissement sur les cellules de la circulation : nous ne feroûs que citer, l’intoxication lente par Île mercure, le plomb, le gardénal, le tabac, les rayons X (qui brülent en réalité les propres tissus du malade) le sulfate de cuivre. C’est sur la notion de ces faits que l’on a émis l’hypothèse du rôle protecteur des granulations. A an * Plus intéressante est ici l'étude des manifestations sanguines au cours des maladies dites de la diathèse arthritique: comme l'asthme, l’urticaire, le coryza
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spasmodique, l’œdème de Quineke, l’eczéma. Les substances déchainantes de la crise sont variables, la porte d’entrée étant soit pulmonaire, comme dans l’asthme au pollen des fleurs, soit par voie digestive avec les fraises, les crustacés, soit par voie cutanée : urticaire par application de produit caustique. L’éosinophilie est variable selon les formes de maladies, les sensibilités particulières; elle n’est pas un signe prémonitoire de la crise, mais un satellite des manifestations cliniques. Elle est élevée, dans l’asthme (76 %, des cas), dans le rhume des foins (74 % des cas) et dans le coryza spasmodique (54 % des cas) donc dans tous les cas d’anaphylaxie respiratoire. Elle est moins constante dans l’anaphylaxie digestive : l’urticaire, l’œdème de Quincke et la migraine (Pasteur-Vallery-Radot). Toutefois quelques auteurs l’ont observée très nette dans des cas d’urticaire (Audibert) et d’œdème de Quincke; jusqu’à 16 % de cellules caractéristiques (Goensslen). Les examens *«hez les asthmatiques montrent qu’il y a le maximum de cellules éosinophiles pendant la crise, aussi bien dans les crachats où elles sont accompagnées par les cristaux de Charcot, que dans le sang circulant. On trouvera les mêmes éléments également dans la bronchite fibrineuse.
L'influence du système nerveux s’accuse surtout chez les individus dont l’équilibre vago-sympathique est instable. C’est aussi par son intermédiaire ques l’on explique l'effet hypo-éosinophilique de latropine et même de l’adrénaline; l’excitation directe du nerf pneumo-gastrique agit en sens inverse.
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Un petit nombre d'observations rapportent la présence d’une réaction éosinophile chez un sujet présentant des troubles de la circulation sanguine. Dans un cas il s’agissait d’une dilatation du cœur droit (Aubertin). et dans un autre, d’un homme dont les veines du thorax et des membres supérieurs étaient distendues. Il est probable qu’il y a dans la stase sanguine un élèment prédisposant; mais ce n’est pas là une condition suffisante, car on n’a jamais remarqué de troubles cellulaires chez les asystoliques. Inversement on a décrit des éosinophilies par filariose s’accompagnant d'insuffisance cardiaque, guérie par les rayons. (Marchal et Lemoine). Les deux premiers malades étaient peut être sensibilisés antérieurement, il est difficile dans ces cas. d'attribuer à une cause certaine l’origine des polynucléaires observés puisque tous les organes souffrent des lésions cardiaques et que l’état sanguin est profondément modifié. Il serait possible alors d’accuser une insuffisance splénique secondaire, car la rate joue en effet un rôle prépondérant dans l’apparition de certaines éosinophilies. Et comme on l’a fait remarqué, il existe un grand nombre de réactions à polynucléaires acidophiles dont la cause est inconnue mais qui s’accompagnent d’une splénomégalie : tel est le syndrome décrit par Chalier et Levrat en 1931; telle peut être aussi l’anémie pernicieuse avec éosinophilie.
Les éosinophilies locales pathologiques, ne constituent pas d’une façon aussi définie des symptômes
cliniques; elles sont considérées bien plus comme des observations histologiques ou cytologiques de l’examen des divers tissus. Elles s’observent soit à la suite de l'introduction accidentelle d’une toxine dans un point quelconque de l’organisme et se rapprochent ainsi de l'étude de l’anaphylaxie vermineuse expérimentale que nous étudions plus loin. C’est ainsi qu’il y a éosinophilie pleurale lors de l’amibiase pulmonaire (De Lavergne), ou dans le liquide céphalo-rachidien chez les sujets atteints de cysticercose cérébrale (Rizzo) ou simplement dans la paroi au Kystes hydatiques. Les éosinophilies locales se voient également en tant que réaction corollaire au niveau d’un tissu dont l’équilibre fonctionnel a été détruit dans un but thérapeutique ou non : dans certaines tumeurs malignes (Buttaglia, Schellong, Chiray et Baudoin), dans les réactions pleurales consécutives ou pneumothorax (Pescatori, Chini), dans certains épanchements pleurétiques, souvent hémorragiques et surtout dans les collections sanguines intra-tissulaires non coagulées : hémothorax, hématomes, dans l’auto-hémo-thérapie.
Il existe enfin ce que l’on pourrait appeler une sécrétion éosinophilique de certains tissus. Les crachats perlés des asthmatiques en sont un des exemples les mieux connus; ils contiennent les fameux cristaux de Charcot-Leyden qui vus au microscope sont octaédriques ou allongés en forme de losanges, effilés aux deux extrémités, du diamètre de 40 & incolores: ils sont surtout abondants aux endroïts où sont plus