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nombreuses elles-mêmes les cellules acidophiles (Frankel).
Normalement d’ailleurs il existe une forte proportion de ces leucocytes dans le tissu pulmonaire. On en trouve également en quantité dans la paroi intestinale aussi il n’est pas étonnant que l’on ait décrit l’analogue de la crise d’asthme au niveau de l’intestin. C’est l’entérocolite glaireuse. (Morenas.) Il y a, à la fois, émission de cristaux de Charcot-Leyden et de véritables cellules éosinophiles; il est curieux de constater que celle-ci ne s’observent que lorsque les glaires apparaissent, glaires qui sont parfois sanguinolents. Il existe deux formes selon la prédominance de la sécrétion. Le rejet des cristaux de Charcot témoignerait surtout d’un processus de défense antitoxique; l’abondance de polynucléaires granuleux traduirait une réaction humorale brusque. Ces phénomènes sont fréquents et encore plus nets dans le parasitisme intestinal. Nous avons nous mêmes observé au cours -d’une réaction purulente anticoli-bacilaire chez une femme, que tous les polynucléaires passés dans les urines étaient sans exception des éosinophiles. Les urines étaient macroscopiquement claires, émises de la veille au soir. H se peut qu’il y ait eu sécrétion de polynucléaires acidophiles ou transformation des cellules émises dans les urines mêmes. Nous revien-
drons sur cette question à propos de l’origine des granulations lucocytaires.
LA DIATHESE EOSINOPHILIQUE ?
Existe-t-il une diathèse éosinophilique ? Elle semblerait ne pas devoir être à en juger par le nombre des affections diverses ou elle se rencontre. Toutefois His a soutenu sa réalité au congrès de médecine de Wiesbaden. Certains considérent qu’il s’agit d’un terrain, d’une hypersensibilité de l’organisme (Nicolle, Cotoni). On a cité de nombreux exemples d’éosinophilies familiales (A. Delille, Stewart, Della Palma) Klindert rapporte le cas de toute une famille dont un des membres était asthmatique. Nous pensons qu’il faut surtout considérer la présence d’un taux élevé de cellules acidophiles dans le sang comme un symptôme clinique, pouvant appartenir à plusieurs syndromes, et dépendant d’un état sanguin souvent modifié. L'éosinophilie traduit une réaction colloïdale humorale, comme la rougeur de la face témoigne d’une poussée fébrile quelconque. C’est donc un signe qui n’a aucune valeur par lui seul.
Dans les cas, où les phénomènes étaient communs ‘ à toute une famille, il est plus sage de rechercher une
cause d'ordre générale et pouvant se transmettre par hérédité : l'insuffisance splénique ? l'insuffisance hépatique ? ce que l’on appelait autrefois le tempérament arthritique, aujourd’hui l’état colloïdoclasique, bref un état sanguin héréditaire tout comme l’hémophilie ou la cholémie. A la faveur de cette hérédité et dans des conditions spéciales, il y aurait ou il n’y aurait pas apparition de cellules éosinophiles. Car nous devons retenir que ce signe peut-être inconstant.
LES EOSINOPHILIES LOCALES EXPERIMENTALES IN VIVO.
Les techniques destinées à faire apparaître une forte quantité de cellules acidophiles sont variables. Les unes utilisent l’excitation nerveuse, soit directe, soit par un courant faradique atteignant le système sympathique : les éosinophiles apparaïitraient dans la majorité des cas et pendant les heures qui suivent le traitement électrique. Les autres consistent en l’injection de substances neutres comme l’huile, les méthodes les plus communes introduisent des héteroalbumines. Parfois il faut une sensibilisation préalable de l'organisme. Si l’on injecte dans l’œil du cheval du liquide d’ascaris il n’y aura apparition de polynucléaires éosinophiles que si l’animal a déjà dans son sang circulant une certaine proportion de ces cellules ou qu'il ait déjà subi une atteinte de préparation. Si l’on utilise des albumines jeunes et particulièrement hétérogènes le récepteur se trouve suffisament sensibilisé et la réaction a lieu d'emblée. On injecte sous la peau un extrait, de larve Hypoderma