Frais de voyage. (2) — Le déplacement des hauts per
[i] Cf. ci-dessus, p. 390.
(2) Ibid.
DE CHA.RLES I" 439
sonnages nécessitait des frais sans proportion avec celui de leurs serviteurs et des gens des classes inférieures ; aujourd'hui, il n'en est plus ainsi et le coût de l'un est à peine le double du coût de l'autre, aussi les équivalents de l'un et de l'autre ont-ils du être établis sur des bases toutes diflereutes des prix anciens.
Lorsqu'aux frais de voyage s'ajoutent des frais de séjour, les bases de l'équivalent changent encore, car il faut faire entrer en ligne de compte un nouvel élément, peu perceptible au moyen âge, considérable aujourd'hui, les dépenses de l'hôtel.
Enfin, le parcours des grandes routes s'effectuant par service public et régulier n'entraîne pas les frais du service de commande, toujours nécessaire sur les chemins de traverse.
Telles sont les causes de la diversité, inexplicable sans cela, des équivalents de la présente catégorie.
La somme allouée à Rogier, envoyé en Egypte, vers le comte de Provence, ne comprenait pas les prix de l'aller et du retour (1\ mais seulement le premier; il en est de même de l'équivalent.
10. Frais de transport. — J'ai calculé l'équivalence du prix de Tarascon à Aix d'après le coût actuel du transport par bête de somme, mode antique mais non hors d'usage. Le dernier article a été évalué à raison du prix très-élevé, mais usuel sur les quais de Marseille, de 0 fr. 50 centimes par °/„ kilos, y compris les frais de mise en sac ; chaque sac pesait 98 kilogrammes 3/3 et cubait 262 décimètres.
11. — Après avoir fait connaître comment j'ai procédé pour déterminer les équivalents actuels des prix divers relevés en
{{) De Barcelone à Alexanilrie et en Syrie, ce prix était, y compris un petit fret, de 280 francs. Cf. Sur lada'.e et lelit^u d'oriyiiie du Cuiuulat de la mer, Marseille, 4877, in-S», p. 22.
é40 ESSAI SUR LES MONNAIES
Provence au temps de Charles 1er, je vais reproduire sous forme de tableau ces prix anciens et leurs équivalents actuels, en les accompagnant, en autant de colonnes : 1° de numéros d'ordre indiquant par leur succession et leur groupement le nombre des êtres et objets évalués en chaque article, en chaque catégorie et dans l'ensemble du tableau ; 2° de l'indication des pages et lignes de I'essai ou chaque article est mentionné et précisé ; 3° et 4*" de l'année et du lieu auxquels il se rapporte ; 7<» du rapport existant entre le prix ancien et son équivalent actuel, c'est-à-dire du pouvoir de la monnaie spécial à chaque article.
La 5* colonne contient les anciens prix ; la 6e leurs équivalents ou prix actuels.
Ce tableau, le cinquième de ce chapitre, est suivi d'un sixième disposé comme il suit :
Chacune des quinze catégories du tableau précédent y tient une ligne dans laquelle le 1" chiffre est l'indicateur de la catégorie ; le 2«, la somme de toutes les expressions du pouvoir de la monnaie de la catégorie, chaque expression de ce pouvoir étant au préalable multipliée par le nombre d'êtres ou d'objets compris dans l'article ; le 3», le nombre de tous les êtres ou objets de la catégorie ; enfin, le 4e chiffre est le quotient du 2e par le 3e : Ce quotient est le pouvoir moyen de la monnaie 2^our la catégorie entière.
Ceci fait, pour tirer de l'ensemble des Prix divers ei-dessus énumérés et groupés, le pouvoir moyen de la monnaie en Provence, sous Charles /e^ il suffit d'additionner les quotients du cinquième tableau et d'en diviser la somme par le nombre des catégories.
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