Nous avons précédemment vu le provençal coronat émis
en 1272-74, à la taille de 217 — - au marc de Paris (taille correspondant à celle de 212,65 au marc de Montpellier), et le marc montpellierain d'un billon prêt à être monnayé en coronats, coté, par une ordonnance de 1267, au prix de 194 deniers.
J'ai constaté, dans le prix de 194 deniers, l'expression de la valeur intrinsèque du marc réglementairement titré.
Le cliifTi'e de la taille a donné la valeur nominale d'un même marc de coronats.
A l'aide de ces indications, j'ai pu établir d'un côté à 91,229 "/o et de l'autre à 8,771 % le rapport exact des valeurs intrinsèque et extrinsèque à la valeur nominale.
2. Les 8,771 °/o ^^e valeur extrinsèque comprenant les éléments réels et fictifs de cette valeur, j'ai dû décomposer ce nombre, et, en vertu des textes, en attribuer une pai'tie, 7,571 "/o) ^ l'estimation des frais réellement nécessaires ou utiles à la fabrication.
Le reste de ces 8,771 "/o, ou soit 1/20 °/o, constitue l'apport du seigneuriage et représente la valeur extrinsèque fictive.
La valeur intrinsèque du denier coronat provençal, établie ci-dessus (H à 0 franc 0773871543, ne dépassant pas les
(1) Chap. V. 2 3.
91,229 "/o de la valeur nominale, l'évaluation de celle-ci en monnaies actuelles est de 0 tranc 0848273 (1\ et, celle de la valeur extrinsèque réelle ayant été fixée à 0 fr. 00642227, la valeur extrinsèque fictive, c'est-à-dire le montant du seigneuriage, s'exprime exactement par 0 fr. 00101792. (2)
Le sou de coronats provençaux, tous frais compris, est donc représenté par notre franc actuel. (^3)
Cette conclusion s'applique également au sou tournois français du temps de saint Louis. Ce sou tournois était l'équivalent de notre franc. (4)
(1) En verlu de la proporlion suivante :
(2) dOO : 0,08i8273 :: 1,20 : 0,00101792.
(3) Exactement i franc 0157.
(4) Il s'agit du sou composé de 12 deniers de billon, le plus usuellement indiqué dans les chartes.