‹ Essai sur les monnaies de Charles 1er, comte de ProvenceChapitre 54 sur 183 · LES ARBITRAGES · texte numérisé non relu

LES ARBITRAGES

L'arbitrage est l'évaluation en monnaie d'un pays du change de deux naonnaies étrangères.

Quand on évaluait en monnaie provençale le change de l'once sicilienne en tournois de France, on faisait une opération d'arbitrage, et quand on évaluait en monnaie provençale soit l'once sicilienne, soit le tournois de France, abstraction faite du rapport, de ces deux monnaies étrangères entre elles, on faisait une simple opération de change.

Toutefois, comme tout arbitrage a pour base la connaissance du change des monnaies étrangères, j'ai cru devoir exposer cet objet non dans le précédent, mais dans le présent chapitre ; il en formera la première partie et les arbitrages, la seconde.

Dans la première partie, j'étudierai successivement les changes du gros tournois de France, du melgorien, du viennois, de la livre de Provins, du marc sterling, de la monnaie mêlée, du masmodin ou marmotin, du florin de Florence, des besants d'or et de l'once sicilienne en royaux coronats ; du viennois et du raimondin en tournois provençaux et en guillelmins ; de la monnaie courante d'Arles en raimondins, et j'indiquerai le rapport de l'avignonais avec la monnaie raimondine.

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