‹ Essai sur les monuments grecs et romains relatifs au mythe de PsychéChapitre 27 sur 31 · ANN. L. MEN · texte numérisé non relu

ANN. L. MEN

Les sujets contenus dans les arcades sont les suivants , en partant de la gauche :

i^ Un génie des bois ou de la montagne est assis , un chien à ses côtés. Dans une sorte de petite grotte , un lièvre broute.

2<> Un génie ailé tient un lièvre qu'il montre à un chien. A droite , un masque bachique , couronné de lauriers.

3® Eros et Psyché. Psyché embrasse Eros , qui semble se dégager. Il tient une torche. Un miroir est aux pieds de Psyché , qui porte ua péplos et une tunique.

40 Mars est debout , portant le casque , Fépée , le bouclier et la lance.

50 Deux figures , où Gerhard reconnaît Diane et Endymion , se tiennent embrassées. Des génies ailés voltigent autour d'elles. *

6° A droite du cartouche central , on voit un buste de femme drapée , sans doute celui de Claudia Arria.

7° Une figure de femme , entourée de génies et drapée à mi-corps , tient un fruit de la main droite : Gerhard suppose que c'est Vénus Libitina.

8° Une femme drapée à mi-corps est assise près d'un arbre sur un rocher. Elle tient à la main un objet de toilette. Un génie ailé est derrière elle. A ses genoux est assise Psyché, portant une tunique et un péplos. Eros , à droite , s'appuie sur les genoux de cette femme , où Gerhard reconnaît Vénus,

9<> Un génie ailé , vêtu de la chlamyde , tient une corbeille de fruits de la main droite , et de l'autre caresse un chien.

IQo Répétition de la scène n» 1 . Le génie est assis , tenant un arbre de la main droite. Près de lui un chien et un lièvre.

Gerhard, Antike Bildwerke. Taf. XXXVI.

Cf. Gerhard, Hyperbor. JRômiseh. Studien, I. S. 129, folg.

N« 180. — Sarcophage. Musée du Louvre. Vient de la villa Borghèse.

Ce monument se compose de deux parties : le corps du sarcophage et le couvercle.

La partie inférieure représente deux génies ailés, v<3îant, soutenant un médaillon orné d'une tête de Méduse. Aux deux angles, un génie ailé tient des bandelettes.

La partie supérieure forme une sorte de frise, divisée en sept compartiments par des Hermès , que relient entre eux des arcades cintrées.

Les sujets figurés dans ces compartiments sont les suivants, en allant de gauche à droite.

l© Un génie ailé , tenant une palme de la main gauche , sembje approcher une plante somnifère d'une jeune fille à demi-couchée.

2o Un enfant nu , tenant le pedum , est monté sur un bouc.

3° Un jeune homme vêtu de la nébride joue de la double flûte.

40 Le buste de la jeune femme morte, pour qui le sarcophage était fait, occupe le compartiment du miheu.'î^

50 Un enfant, vêtu de la pardalide, danse en s'accompagnant du tambourin.

60 Un vieillard brandit un pédum au-dessus d'un satyre couché , et jouant de la syrinx.

7*> Eros et Psyché se tiennent embrassés dans l'attitude habituelle. Psyché est vêtue d'une tunique talaire et d'un péplos.

Clarac, Musée de sculpture, planche 192, n° 493 du catalogue. Bouillon, t. m, Bas-reliefs , pi. 12, 2.

N** 181. Bas^relief, Ivoire,

Psyché est endormie. Eros ailé, vêtu d'une chlamyde, étend son thyrse au-dessus d'elle.

A droite et à gauche , deux vases posés sur des cippes donnent à la scène un caractère funèbre.

Buonarroti et Bœttiger ont pris le thyrse pour une torche , et ont vu dans cette représentation une scène de purification. Otto lahn pense que l'artiste a représenté Dionysos et Ariadne sous les traits d'Eros et de Psyché.

Buonarroti, Medaglie antiche, p. 382.

Otto lahn , Archaologische Beitràge, S. 195.

Wieseler, Alte Denkmàler, t. II, LV, 700.

Cf. Bœttiger, Kunstmythologie^ II, p. 504. — Thorlacius, 0pp., I, p. 349!

N® 182. — Sarcophage. Rome. Ce sarcophage se trouvait d'abord via Borgognona , puis il a été transporté au palais Torlonia^ piazzetta Torlonia^ où Gerhard Va vu. Il ne s'y trouve plus^ les antiquités de ce palais ayant été transportées ailleurs.

Psyché prenant part à une pompe dionysiaque,

Bacchus enfant, tenant d'une main un thyrse, de l'autre un vase (type d^olpé) est traîné dans un char par deux jeunes centaures. L'un porte un cratère et un pedum , l'autre une sorte de palme. Ils foulent aux pieds un vase plein de fruits.

Eros et Psyché les précèdent ; Eros joue de la syrinx, et Psyché du tambourin.

Une figure d'enfant, sans ailes et portant le thyrse, est traînée dans un char en avant du cortège.

Archaologische IntelHgenz Blatt, 1833, n° 5, p. 39. Otto lahn, Archaologische Beitrdje, p. 189, 273. Ottfried MùUer , ttandhuch , g 397 , 9.

Gerhard , Archaologische Zeitung. Neue folge. Novembre 1848 , n° 23 , p. 353. Taf. XXIII, n" 1.

No 183. — Bas^relief. Ce monument se trouvait dans l'ancienne galerie Giustiniani , aujourd'hui dispersée.

Eros jouant de la flûte traversière est monté sur un centaure vêtu de

la Débride, qui joue de la \jve, et se tourne à demi vers lui. A droite , Psyché tenant une syrinx est assise sur la croupe d'une centauride , jouant de la double flûte et tournée de droite à gauche.

Entre les deux groupes, on remarque un génie ailé jouant de la flûte traversière ; à ses pieds , un cratère ciselé est renversé j de Fautre côté , on voit un vase plein de fruits.

Les extrémités du bas-relief sont occupées par un génie ailé, qui essaie d'atteindre les fruits d'un arbre placé près de lui.

Montfaucon, Vantiquitélexpliquée^ pi. CXX, 1. 1, p. 192.

Zoëga, Abhandlungen. Tav. 4. 12.

Galleria Giustinianaf II, 107.

Gerhard, Prodromos, p. 261.

Otto lahn, ArchaologUche BeUràge,fip, 190, note 276 a.

N° 184. — Cippe funéraire. Musée du Louvre. Marbre pentélique. La face antérieure porte un cartouche contenant l'inscription :

Dis MANIBVS AMEMPTI . DIVAE . AVG. L- Ialvs. et. CORINTVS. L.

,11 est entouré de guirlandes de fleurs; un aigle aux ailes déployées est posé sur la guirlande inférieure. Des torches allumées posant sur des têtes de sanglier décorent les quatre angles du cippe.

Au-dessous du cartouche, on remarque une scène d'un caractère dionysiaque. Eros jouant de la flûte traversière est monté en croupe sur un centaure tourné à droite. Celui-ci porte la nébride : il joue de la lyre et se retourne à demi vers Eros. En face d'eux, Psyché, montée sur une centauride, tient une syrinx; la centauride joue de la double flûte. Entre les deux groupes , un rhyton ciselé et un cratère renversé gisent à terre. Le vin s'échappe du cratère.

Lessing pense que ces deux génies sont ceux du Sommeil et de la Mort , et que les vases renversés représentent la fuite des jours.

Les faces latérales sont ornées de têtes de cerfs décharnées , de guirlandes et de branches de laurier. Deux oiseaux sont perchés sur un cratère ciselé : l'un y boit, l'autre happe au vol un papillon.

Sur la face postérieure, on voit une table à sacrifices au-dessous d'un bucrâne.

Hauteur, 0,96; largeur, 0,66; épaisseur, 0,49.

Codex Pighianius^iv, lahn, Leipziger Beriçhte, 1868, p. 207).

Montfaucon t%VanHquité expliquée . t.fV, 1,^79.

Boissard, t. III, 144.

Gruter, p. 606, 3.

Lessing, Wie die Alten den Tod gébildet, etc^ p. 29.

Musée Napoléon f IV, 40.

LES MONUMENTS PUNÉRAffiBS. 149

Clarac, Ca(., n° 325. Inscriptions, pi. 17.

Musée, pi. 185. 186, n. 177-178.

Otto lahn, Archâologische Beitrdge, p. 190. 191 , n^ 276 b,

Frœhner, Sculpture antique du Louvre , ii° 373.

No ISh."^ Peintures murales. Grotte funéraire de Halalié (Phénicié).

La fable de Psyché fait le sujet des décorations d'une grotte funéraire, près du village de Halalié (Phénicié). Voyez E. Renan , Mission de Phé^ nicie, p. 395, 396.

M. Renan énumère les grottes de Halalié et de Baramié, déjà visitées en partie par Pococke et par M. de Vogué (1) (Fragments d'un journal de voyage en Orient, p. 27 et suiv.).

« 70 Grotte peinte offrant des sujets tirés de la fable de Psyché... Je vois que , selon d'autres , la grotte de Psyché serait la Moghâret-el-Khan. Quoi qu'il en soit , cette grotte de Psyché est sûrement la plus belle de toutes. Les arceaux et les pilastres sont d'une grande finesse de style; les sculptures et les ornements, quoique simplement moulés dans le stuc, sont de bon goût. Les trois médaillons qui représentent la fable de Psyché, sujet favori des sépultures grecques de Sidon , sont de précieux morceaux. Dans la scène du sacrifice, le mot TrXH se lit à côté du personnage principal » (E. Renan, loc. cit.).

Ces peintures sont très-endommagées. En 1864 (18 juin), M. G-aillardot écrivait à M. Renan : « Ces grottes depuis votre départ ont été considérablement dégradées. Pour chercher s'il n'y avait rien de caché, et pour enlever les oiseaux et les fleurs , on a détruit une bonne partie de l'enduit peint qui rendait ces grottes si belles et si curieuses. Cependant la Psyché peut encore se voir » (Ibid.).

N** 186. — Trois sarcophages en plomb trouvés à Saïda (Phénicié).

Ils sont décrits par M. E. Renan, Mission de Phénicié, p. 427, 428. L'un d'eux est publié, môme ouvrage, planche LX, n^ 1. Ils ont été trouvés tous les trois dans la nécropole de Saïda. L'un d'entre eux est en la possession de M. Durighello.

M. Renan les décrit de la façon suivante :

a Les trois sarcophages offrent des^i'eprésentations prises du mythe de Psyché. Psyché y paraît toujours assise sur un escabeau , le menton appuyé sur la main , quelquefois un pied relevé sur un hypopodion. Le sarcophage dessiné par M. Durighello était le plus riche. Les deux bouts montraient Psyché assise sur un pliant en forme d'X. Sur l'un des côtés, on voyait, encadrés de colonnades et de guirlandes, quatre sujets, dont l'un représentait encore Psyché à côté de son pliant. Dans les trois au-

(l) Celle que M. de Vogué a décrite est la Moghdret-ehTaous (Grotte du Paon).

très sujets, le personnage est unique; un seul de ces sujets (une offrande de parfums) se laisse déterminer. On peut aussi voir dans Tun d'eux une Isis sur sa barque » (loc. cit.).

On peut rapprocher de ces monuments deux sarcophages en plomb , trouvés également à Saïda, conservés à Cannes, chez M. le baron Lyklama, et publiés par M. de' Rossi, Bullettino di Archeologia cristiana, 2® série, 4e année, p. 77 et suiv. Tav. IV, V, 1, 2, 3, 4. Saïda in Fenicia, Arche sepolcrali di piombo , con simboli cristiani. M. de' Rossi attribue à ces deux sarcophages une date antérieure à l'année 312 ap. J.-C. Les trois sarcophages décrits par M. Renan, dont le style est identique, appartiendraient aussi au deuxième siècle de notre ère.

No 187. — Bas^relief provenant d'un sarcophage .^ encastré dans un mur au palais Yaccari , 56 , via delV Angelo Custode, Rome.

Le second plan du bas-relief est occupé par des monuments représentant l'entrée d'un port. On voit à gauche un palmier ; plus loin , un monument carré, percé de baies en forme d'arcades; sur le fronton est sculptée une demi-lune. Puis vient un édifice de forme ronde , bâti en pierres carrées , et portant un toit conique surmonté d'une boule. Plus loin , un grand portique à trois arcades , orné de statues de tritons jouant de la conque. A droite de ce portique se dresse une colonne surmontée d'un chapiteau de forme corinthienne, mais orné de feuilles de palmier. Le coin de droite du bas-relief est occupé par un phare à quatre étages, au sommet duquel s'élève une flamme.

A droite du phare , un cartouche rond contient le buste en relief d'un enfant. Au-dessous , on lit l'inscription suivante :

IVLIO. FILOCYRIO.

FILIO. BENEMERENTI.

DVLCISSIMO. Q* B. ANN.

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