DE L’EDITEUR
M. le Conseiller d’état Ouvaroff ayant adressé à ï Académie royale des Inscriptions et Belles- Lettres, et à plusieurs des membres de cette Académie , son Essai sur les Mystères d’Éleusis, cet ouvrage a du offrir un intérêt tout particulier a celui que feu M. le Baron de Sainte-Croix a chargé, par ses dernières volontés , de faire jouir le public de la seconde édition de ses Recherches sur les Mystèresdu Paganisme. La lecture de l’Essai de M. Ouvaroff n’a pu que confirmer l’intérêt que le titre seul de l'ouvrage m’avoit inspiré. Ayant appris que l’auteur verrait avec plaisir qu'il en fût fait une nouvelle édition a Paris, et qu’il ne désapprouveroit point les légères corrections qu'on pourroit faire au style,) 'ai cru que je rendrois un service aux amateurs de l’Antiquité, en les mettant plus à portée de se procurer un écrit dont un très-petit nombre d’exemplaires seulement sont parvenus en France et dans le midi de l’Europe. Mais, appelé plutôt par la