CHAPITRE III
Deux sortes d'imaginations, l'imagination raisonnable et l'imagination romanesque : Rotron est le plus souvent romanesque, par son caractère et «ton talent, par suite des circonstances. Pièces féeriques; fantaisie; pastorales. Tragi-comédies à personnages ordinaires : mœurs théâtrales. Tragi-comédies a personnages royaux : le roman dans l'histoire.
Qui dit facilité, dit imagination ; mais qui dit auteur d'imagination n'entend pas décerner un éloge sans réserve, et loue peut-être moins qu'il ne critique. L'imagination est, en effet, un riche présent dont il convient de se défier, une faculté séduisante à laquelle on ne s'abandonne pas impunément. C'est elle (et en cela réside son merveilleux pouvoir), qui tire de rien quelque chose et fournit la matière à mettre en oeuvre ; mais pour choisir, arranger, terminer, elle a besoin du secours de la raison : livrée à elle-même, elle gâterait l'éclat par le désordre; guidée par son auxiliaire modeste, qui ne lui impose pas l'abdication de tous droits , elle laissera sur l'ouvrage harmonieux et proportionné sa brillante empreinte. Il y a donc l'imagination excessive , indocile à tout frein et enivrée de sa propre puissance, et l'imagi-
nation contenue, acceptant la règle d'un sage tempérament. Chez Rotrou, nous trouvons l'une et l'autre; plus souvent, par malheur , l'une que l'autre. Aussi , point d'ensemble irréprochable, et, dans le détail, auprès de passages dont la lumineuse beauté n'est obscurcie d'aucune tache parce que le jugement y conduit l'imagination, des pages insensées où l'imagination se donne toute carrière et court à plein roman.
Nous avons tous un goût instinctif du romanesque, un penchant naturel, si l'on aime mieux , vers l'extraordinaire. Que se passe-t-il en nous quand la faculté sage lâche la bride à la faculté folle ? Ou l'imagination s'élance dans le champ des souvenirs, et ce sont les actes de notre vie qu'elle recommence, les lieux où nous avons habité qu'elle revoit , prêtant à toutes choses un charme en dehors de la vérité; ou elle crée, sans point d'appui réel, des événements inouïs, des espaces prodigieux, et nous emporte aux régions idéales du rêve; ou bien elle dispose de l'avenir à son gré et nous donne, pour un instant, le chimérique bonheur que l'instant d'après vient détruire.
Quel esprit ne bat la campagne ?
Qui ne fait châteaux en Espagne ?...
Autant les sages que les fous.
Ce sont là, pour les sages, des écarts de peu de durée ; un accident les a fait sortir d'eux-mêmes, un accident
les y fait vite rentrer. Mais il ne faudrait pas s*habituer à de pareilles rêveries, à celles surtout où l'on se forge une existence délicieuse, sous peine de prendre l'esprit romanesque; cela s'entend de laisser l'imagination dominer le bon sens et de croire possible et facile ce qu'on ne saurait humainement réaliser. Nous n'avons pas à démontrer combien cet esprit est fallacieux dans la conduite de notre vie, ni à insister sur les périls que la littérature où il régnerait ferait courir à la morale. Disons seulement que si un auteur se contente d'inventer des histoires surprenantes et de composer des récits merveilleux , même sans avertir qu'il taille dans l'invraisemblable, il ne nous inspire pas autant de défiance que si, dans une fable toute nue, il représente des passions exagérées et fausse les sentiments sous prétexte de se tenir plus près de la réalité. Le romanesque de l'esprit, qui accumule les aventures, nous distrait, quelquefois d'une manière innocente ; le romanesque du cœur, qui étale ces prétendues analyses des mouvements intimes de l'âme, nous corrompt en nous abusant.
La fantaisie repose et sur les sentiments et sur les aventures ; mais, à notre sens, elle se distingue par un air aimable, enjoué, par des teintes où la grâce adoucit l'éclat éblouissant, par une démarche légère, ailée, comme celle d'une déesse antique apparaissant radieuse à l'œil d'un mortel. Romanesque, puisqu'elle échappe au contrôle de
la raison austère, elle est un jeu, non une débauche d'ima. gination, et quoique son domaine soit immense, nous ne la concevons que mesurée : point d'énorraité ; point de confusion: si elle est au-dessus du naturel, cela tient plutôt à la délicatesse aérienne et rayonnante qu'à l'étendue vague des formes.
Le fantastique diffère de la fantaisie ; elle est fille du ciel, il est fils des demeures sombres ; l'imagination sourit dans l'une; elle menace, pour ainsi dire, dans l'autre. Le fantastique évoque les ombres infernales, enfante des êtres redoutables d'aspect et de puissance, agrandit les objets outre mesure et les peint de couleurs bizarres, se complait en des régions et des événements étranges et ténébreux. Il lui faut l'obscurité et le mystère, choses inquiétantes, au lieu de la transparente lumière où se joue la fantaisie. Il a pourtant sa raison d'être, car nous ne haïssons pas les spectacles qui nous effraient et les récits qui donnent le frisson.
Fantaisie, fantastique, romanesque, sont autant de variétés du merveilleux; mais l'on a coutume de désigner plus particulièrement de ce dernier nom l'intervention naïve des divinités dans les œuvres d'une littérature jeune qui croit à ce qu'elle raconte, le surnaturel mythologique des vieux poèmes dont les auteurs comme les auditeurs avaient plus de simplicité que de savoir; il n'est possible que chez les peuples primitifs. C'est le merveilleux homérique, dont les
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poètes des âges savants ont fait une froide machine pour leurs épopées érudites : c'est le merveilleux des contes de fées auxquels les enfants ajoutent si sincèrement foi, auxquels les hommes, à l'occasion, prennent un plaisir extrême, et croient encore pour un moment comme au temps de l'enfance.
Il y a dans les pièces de Rotrou un peu de merveilleux féerique ou magique, un peu de fantastique, de la fantaisie, ei beaucoup de romanesque: si le romanesque l'emporte, cela peut s'expliquer d'abord par le caractère et le genre de talent du poète, qui ne dirigeait pas assez son imagination, puis par des causes que nous chercherons hors de lui.
De son temps, le romanesque, ostensible ou déguisé, était partout. Dans la littérature, il régnait par les deux genres les plus attrayants et les plus populaires, le théâtre et le roman. Au théâtre, les imitations étrangères, surtout celles des pièces espagnoles écloses de cerveaux ardents et capricieux, commençaient à peine à laisser quelque place aux ouvrages réguliers, aux conceptions raisonnables qui ne demandent point de sacrifices au jugement : on n'en était pas encore a goûter par-dessus tout l'observation délicate et profonde, la peinture des éternelles passions suivies dans des épreuves nullement extraordinaires, l'étude des sentiments les plus naturels et les plus simples
replacés au milieu d'événements communs et de faits coutumiers. (1) On préférait les contrastes violents, les inventions surprenantes , les aventures terribles ou burlesques, une agitation qui n'est pas l'action dramatique, un désordre où l'imagination n'obéit qu'à ses folles saillies et n'écoute pas la sage et discrète raison. En deçà comme au-delà des Pyrénées triomphait, à peu près sans conteste, la poétique théâtrale de Lope de Vega, que Rotrou fut un des derniers à abandonner.
Le roman, depuis longtemps en possession de la faveur, et estimé pour l'invraisemblance de ses récits, avait passé par plusieurs transformations successives. « Dans YAma- » dis, les rudes chevaliers du moyen âge étaient devenus » des amoureux sans cesser d'être grands batailleurs: dans » YAstrée, les amoureux de YAmadis deviennent spirituels » et galants. Ces bergers, au besoin, sont des preux pour » leurs faits d'armes. » Plus tard, « dans la Clélie, l'hon- » nête homme remplacera le berger, mais l'honnête » homme amoureux : car dans les trois romans, le carac- » tère essentiel du chevalier, du berger et de l'honnête » homme est d'être amoureux. » (2)
Rotrou mourut, il est vrai, avant la Clélie ; cependant il put assister et prendre part, tout en regrettant ses grands
(1) Ch. Caboche. Etude sur les Mémoires.
(2) St Marc Girardin. Cours de tilt, dramatique.
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chênes et ses promenades rustiques, à des conversations galantes comme celles que Mlle de Scudéry reproduisait d'une plume infatigable; et tout jeune, il avait certainement lu YAmadis, d'où il tira le sujet de la pièce intitulé Agésilan de Colchos, et YAstrée, poème pastoral et roman à la fois, au plus fort de sa vogue en 1624. Les bergers de convention, dévoués et constants malgré toutes les traverses, n'ont pas été sans influence sur les personnages dramatiques de Rotrou, et Cléandre, poussé par un heureux naufrage aux côtes de Dalmatie, où la reine Salmacis le recueille évanoui, le fait transporter dans son palais et s'éprend de lui sans réussir à en être aimée, Cléandre ressemble bien à Céladon, rejeté demi-mort sur les bords du Lignon et soigné par ordre de la nymphe Galathée qu'il ne tarde pas à charmer, mais qui ne parvient pas à effacer de son esprit la chère image d'Astrée. C'est le roman aussi qui offre à Rotrou les modèles des dissertations amoureuses et du langage précieux : c'est là qu'il rencontre, par opposition, les représentants de l'amour frivole dont Hylas est le type, railleurs spirituels de la passion langoureuse et larmoyante, ennemis agréables du galimatias et de l'affectation romanesques.
Le roman n'est pas une copie fidèle des mœurs de la société; mais plus que tout autre genre, il exprime l'état des esprits et peint les rêveries dont se berce une époque. Rotrou vécut durant les ministères de Richelieu et de Mazarin.
L'impérieuse violence du premier réprimait les troubles, mais ne détruisait pas ce désir d'agitations dont les esprits étaient travaillés et qui devait se déchaîner en équipées politiques sous son successeur; le terrible Cardinal n'empêchait pas la Fronde de se préparer et les futurs Frondeurs de conspirer, quelquefois au risque de leur tête. Pour les plus hardis , les intrigues sérieuses se mêlaient aux intrigues galantes : les plus calmes ou les plus timides se plaisaient du moins aux jeux compliqués de l'amour, aspiraient aux grandes passions, et méprisaient le train posé des intérêts vulgaires et des affections bourgeoises. Autrement, pourquoi les récits chargés d'incidents incroyables, pourquoi les héros et les héroïnes qui courent le monde auraient-ils réussi dans les romans? Pourquoi, au théâtre, aurait-on applaudi des pièces où la raison est seule à ne point trouver son compte ? L'humeur remuante et brouillonne, qui se sentait contenue et frémissait d'impatience, se nourrissait volontiers des ouvrages qui répondaient à quelqu'un de ses secrets instincts: l'on aimait à retrouver dans les livres ou sur la scène l'esprit d'aventures que l'on avait en soi ; les imaginations vagabondes s'y reconnaissaient, et c'était un bonheur pour elles de voir ces tableaux changeants que devaient égaler, sous Mazarin, les réalités de l'bjstoire.
Rotrou, pensionné de Richelieu, avait d'abord appartenu au. comte de Soissons, dont il se dit « le très-humble
sujet » dans la dédicace de l'Hypocondriaque (1629). Il écrivait à la comtesse de Soissons, en lui offrant les Occasions perdues : «: Outre que j'ai pris, avec la naissance, » l'honneur d'être votre créature, celui que vous m'avez » fait de me voir si souvent de l'œil dont vous voyez les » choses qui ne vous déplaisent pas, et l'estime que toute d votre maison vous a vu faire de mes ouvrages, me rendent » si justement votre obligé et si passionnément votre ser- » viteur, que votre nom est le plus agréable entretien de y> ma mémoire... Ce grand esprit qui vous fait si claire- » ment discerner nos grâces et nos défauts, et cette ex- » trême affection que vous avez pour les belles choses , » vous rendent aussi considérable que votre naissance. » Or, cette comtesse ambitieuse, amie de la nouveauté et de l'intrigue, dont Rotrou vante le « grand esprit, » et le clair discernement, devait figurer parmi les Frondeuses. Le comte avait été du complot ourdi en 1626 sous l'inspiration de Madame de Chevreuse, et que Chalais paya de sa vie : gravement compromis, il s'était réfugié en Piémont. Rentré en France , puis disgracié après la campagne de 1636, il avait de nouveau conspiré, puis gagné Sedan où il conspirait encore en 1641, et se faisait déclarer ennemi de l'Etat. Il avait cette fois pour complice Henri de Lorraine, duc de Guise , à qui Rotrou allait offrir son Bëlisaire en 1643, et un jeune abbé qui joignait au génie des factions le goût des aventures romanesques, Paul de. Gondi,
le futur Cardinal de Retz. Rotrou ne conspira jamais : les poètes ne se mêlaient pas de politique : mais il était attaché à une famille où l'imagination ne se pliait guère aux conseils de la raison. Son talent ne devait-il pas se ressentir d'un tel milieu ?
Toutes ses pièces ont leur côté romanesque. Deux contiennent de la féerie ou de la magie : l'une est empruntée à Lope de Vega ; l'autre paraît bien avoir été tirée de quelque roman : toutes deux roulent sur les enchantements d'anneaux merveilleux achetés à des sorciers en commerce avec les puissances infernales et descendants des magiciens de l'églogue antique :
Je connais un vieillard dont les secrets divers
Peuvent faire changer et périr l'univers :
Il arrête d'un mot la lumière naissante ;
Il rend la mer solide et la terre mouvante ;
Il brise les rochers, il aplatit les monts ;
Il dispose à son gré du pouvoir des démons.
(Innoc. Infid. Act. 1, se 2.)
La Bague de l'oubli nous expose les contradictions où tombe le roi Alfonse , privé de sens lorsqu'il porte l'anneau enchanté, revenant à lui lorsqu'il est soustrait à l'action du charme. Là n'est point le mérite de la pièce : la magie nous amuse ; mais comme nous n'y ajoutons plus foi dans l'ordinaire de la vie , nous ne pouvons en être vraiment émus au théâtre; c'est à notre imagination seule qu'elle s'adresse. La Bague de l'oubli offre un autre agré-
ment, et plusieurs passages ont une valeur sérieuse par l'expression de sentiments naturels. L'amour paternel, dans sa dignité altière et son implacable souci de l'honneur, à l'espagnole, a été fortement rendu par Rot! ou ; et nous sommes à quatre ans du Cid (1632). Le duc Alexandre , dont la fille Liliane est aimée du roi Alphonse, la surprend a un rendez-vous ; le roi se retire devant la hautaine ironie du vieillard qui apostrophe alors sa fille en ces termes :
Ah! fille sans esprit, dont l'humeur imprudente A qui ne la veut voir se rend trop évidente, N'épargnez point le fard, frisez ces beaux cheveux; Allez à ses genoux solliciter ses vœux ; 11 le faut appeler vos yeux, voire lumière, Et , s'il vous tend les bras , les ouvrir la première ! Peignez sur mon visage un éternel affront! Ce moyen vous mettra le diadème au front! (1)
(Act. 1, SC. 5.)
Il ne fait grâce que lorsqu'on se soumet à épouser le comte Tancrède. Condamné à l'échafaud par Alfonse irrité, il ne plie pas devant l'approche de la mort; il se souvient de l'offense faite à son honneur de père ; il marche au supplice en essayant de consoler et d'affermir par des paroles d'inflexible fierté Liliane repentante :
... Je ne me plains point, en mon sort rigoureux , De mourir innocent, afin de vivre heureux. Un tyran peut beaucoup, mais il est incapable , Avec tout son pouvoir, de me rendre coupable;
(i) Encore une fois, il y a, dans ces vers, comme dans toutes les tirades de Rotrou, des fautes contre le goût sévère. Le lecteur les sentira, sans qu'il soit besoin de les marquer.
Il peut forger un crime, et non le maintenir; Il me peut outrager, et non pas me punir.
(Act. 5, se. 1.)
Si le désespoir de Liliane et de ïancrède ébranle un instant sa fermeté et lui arrache une de ces larmes que le vieil Horace aura dans les yeux au moment de se séparer de ses fils, il reprend aussitôt son empire sur soi-même, et mourrait sans faiblesse; mais le roi, désabusé, vient s'incliner devant lui et implorer son pardon : hommage rendu à ce noble caractère tout d'une pièce , et à cette vieillesse si justement jalouse de la bonne renommée de sa maison.
Le roi a découvert enfin , par l'adresse de son bouffon , qu'il est victime d'un artifice magique dont Léandre, gentilhomme amoureux de la princesse Léonore, se sert pour le déconsidérer et le déposséder; une intrigue politique doit faire Léonore reine et Léandre vice-roi de Sicile. Puisque la pièce est imitée , Rotrou n'y a point prémédité et arrangé les allusions aux complots des Seigneurs contre Richelieu: mais pourquoi n'aurait-il pas au moins choisi à dessein son sujet? Pourquoi l'intérêt excité par les menées de l'ambitieux Léandre n'aurait-il pas contribué au succès de la comédie? Et, lorsqu'au dénouement le conspirateur découvert, qui comptait plus d'un partisan parmi les spectateurs, était exilé à Saragosse, ne pensait-on pas au comte de Soissons, renvoyé de la Cour dans ses possessions de
province, puni mais non corrigé? Il y avait dans tout cela pour des esprits en éveil un certain sel d'actualité.
L'autre pièce, fondée sur la magie, l'Innocente Infidélité, provoque un intérêt plus soutenu. « Cela tient à ce que » la magie y sert d'occasion à un développement » moins restreint « des passions et des caractères. (1) » M. Saint- Marc Girardin en a fait l'analyse, et il a finement crayonné entre autres la gracieuse figure de Parthénie, « l'épouse » à la fois passionnée et dévouée, qui aime et qui consent j> à n'être pas aimée, » à être trahie, à mourir, parcequ'elle ne plaît pas; qui préfère à son propre bonheur le bien de sa rivale et craint pour un coupable époux jusqu'au repentir dont il pourrait s'affliger. C'est en effet le personnage à toujours sympathique de cette tragi-comédie indigne de la méprisante qualification d'invention puérile que lui jette en passant Voltaire. (2)
Mais un personnage qui devait beaucoup plaire aux spectateurs de Rotrou et qui ne laisse pas de nous intéresser nous-mêmes, c'est Clarimond , l'amant malheureux, qui pardonne généreusement à Parthénie de lui préférer le roi d'Epire et de « quitter, pour suivre la fortune, un amour» né dès leur enfance. Avec quel charme il exprime la douceur de ces premiers attachements d'instinct, de ces penchants naïfs que les années transforment en passions profil Cours de litt. dramatique.
(2) Commentaires sur Corneille : Médèe.
tondes! Parthénie « était-elle sensible à votre affection? »
lai demande son confident Thersandre, le jour du fatal mar'age :