Essai sur les phénomènes électriques des animaux
I.lUKAIRLS DES COUPS HOYAUX DES PONTS ET CHAUSSÉES ET DES MINES, QUAI ÜKS AL’GUslirsS , 39 L? h\-
PREFACi:.
'l'oiiti'S les fois que, sur un point (juelconque du corps (l’un animal vivant ou récemment tué, on appli(]ue les lils mélalliques (pii sont réunis auv deux piMes d’une pile, on observe un certain nombre de phénomènes dont la nature et l'intensité dépendent de la force de la pile , du degré d’excitabilité de l’animal, et de l’organisation de la partie parcourue par le courant électrique. — On a généralement distingué ces phénomènes, atin d’apporter un certain ordre dans leur exposition en phénomènes chimiques , physiques et physiologiques. Sans nous occuper trop de la véritable justesse de cette classification, je me bornerai seulement à faire observer que ce n’est ({ue des derniers qu’il s’agit dans ce travail. Les phénomènes physiques et chimiques , quoique encore très-peu étudiés, sont bien loin d’offrir le mômi* intérêt que les autres : du reste , on peut toujours les expliquer, en ayant égard à l’organisation des parties animales soumises au passage du courant, et à leur composition chimique. En effet, ces phénomènes se réduisent à un échauffement plus ou moins grand, à la décomposition de l’eau et des autres sels contenus dans les liquides animaux, à la séparation et coagulation de l’alhumine. — Les phénomènes physiologiques qui forment, comme je l’ai déjà dit, le seul but de ce travail, consistent principalement dans des contractions musculaires et dans des sensations douloureuses développées dans ces animaux, exposés à l’action du courant lorsqu’ils sont encore vivants , ou bien doués d’un certain degré d’excitabilité. — Je me garderai bien d’exposer tout ce qu’on a dit sur ce sujet. Je ne me propose pas de faire l’histoire de cette branche