‹ Essai Sur Les Principes De La Métrique Anglaise (volume 2)Chapitre 10 sur 95 · EE · texte numérisé non relu

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(x) Rythme d'intensité. J’indique par — que le son est tenu et deux fois plus intense que Les autres.

(2) Rythme de hauteur.

(3) Rythme de timbre.

(4)3Rythme de silences

4° RYTHME coMPOSÉ COMPLEXE.

Nous obtiendrons des variations infinies si nous introduisons la complexité dans les unités simples du rythme composé, si nous remplaçons dans les cercles la couleur unie par des teintes insensiblement dégradées ou par des dessins multicolores et divers, si aux sons uniques nous substituons des syllabes d'intensité décroissante et diverse. Ainsi, l'exemple suivant combine les formes #, x eto:

Thby smile hath cheered my way...(41)

Le rythme est surcomposé — doublement ou triplement composé — quand les unités composées de premier ordre sont régulièrement réunies deux à deux ou trois à trois par quelque phénomène optique ou acoustique, tel qu'un renforcement d'intensité à intervalles égaux :

D Se.

- # Lee GE — = - === Up Jack got, and home did trot, As fast as he could ca - per. (3) = = ss = = => = = 2. = == == = + 0 Ï | 0 © n k ESP mer: = FA - er - Ôe po - où for gi - An, pét-mns À'E- ps “az - de - you * (4) = = = = = = = = SN (æ”) ri Cp Î Î O \ [3 Fo p | pi N ë — D æg 2 Æ- La brise est douce et par-fu - mé - e ; L'oi-seau s'‘en-dort sous la ra - mé - e . (5) z : = Z , = > Fe ROME > es ) 1 ” » 4 æ ” , RE \ j Ca Æ fl pe Es, 6 — e 14 ‘0 pé -yas Où - fos 0) Hô — Vi - pos Ev eo - voïs : (6)

La complexité augmente

encore quand l’unité simple, tout en occupant

(x) « Through Grief and through Danger », paroles de Moore (mesure à 3/8). V. The Song Book, par John Hullah, Golden Treasury Series, Londres, 1892, p. 302. (2) Z indique une intensité plus grande que =. Cette notation ne représente naturellement

que le rythme fondamental, sans tenir compte des nuances que peut y apporter l'expression. La noire pointée, qui vaut une noire et une croche, réunit sur une même syllabe les deux unités

simples inégales.

(3) Jack and Jill, v. Mother Goose’s Nursery Rhymes, Londres, 1891, p. 190:

(4) Hymne à la Muse, v. Jan, Musici Sriplores Graeci, Supplementum, Leipzig, 1899, p. 49.

(5) Gounod, Mireille, « Chanson de Magali » (mesure surcomposée 9/8 sn 6/8). : d

(6) Euripide, Oreste, v. 340 (Didot), v. Jan cp. Le manuscrit n'indique que = et = (la notation de 64 semble bien prouver que le point suscrit indique l’ictus le plus fort).

la même étendue ou la même durée, peut se décomposer en parties égales ou inégales, etc., etc. :

DE —— | a) + D Er é © Your Mol - ly has nev - er been false , she de-clares. (1) ss = = oi Be # KR RE a Sn AE = NE 9) PRE © SS) d I D RE O - 50 is wal = , pen — dèv - Aus où hu - "ni (2

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Et je m'en - vole Et te wre d'a - Je : Tu peux al - ler = = #

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Il existe enfin une harmonie rythmique, où le rythme atteint le comble de la complexité. Je n’en cite qu'un exemple très simple:

Allegro comodo.

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Cresc - sn ——— ass ——— = RIRE, ES — | me sun a an Carr ms LE AP EE RSS ES OUEST De ME Es Ë © | (5)

(1) Wapping Old Stairs, v. Song Book, p. 110. (2) Inscription de Tralles, v. Jan, L. e., p. 30. (3) Gounod, L. c,

(4) Hymne à Apollon, I, v. Jan, L. e., p. 15 (mesure composée 9/8). (5) Beethoven, Sonates, AR 1, 9 (op. 14, n° 1), Rondo.

Au lieu de cet exemple, si simple encore, si incomplexe, j'aurais dû en prendre un dans la partition du Crépuscule des Dieux, chant et orchestration. Je me contente d’y renvoyer le lecteur. Il y verra en bien des endroits quelle complexité prodigieuse donnent au rythme et les divers groupes de phonèmes qui forment les syllabes, et les timbres multiples des instruments, et les modifications différentes des unités rythmiques Il serait dificile de décrire un rythme spatial aussi complexe et aussi composé, difficile même de le concevoir ; c’est à peine si certains tapis d'Orient peuvent en donner quelque idée.

S 10. Il ne sera peut-être pas inutile, pour éclaircir les définitions précédentes, de citer quelques exemples connus du rythme spatial. Un collier de perles nous offre un rythme simple et uniforme quand les perles sont de même grosseur et de même couleur (cp. ) — simple et varié, quand elles sont de même grosseur et de couleur différente (1) (ep. €, d, e, f) — simple et complexe, si la couleur de chaque perle n’est pas unie (ep. £, À, ü, 7, À); composé uniforme, si les perles sont identiques de deux en deux (cp. #, o, P> 4: r; S, 1, u)— composé varié, si deux grosseurs alternent régulièrement, tandis que la couleur change sans cesse (cp. ») — composé complexe, si en outre la couleur de chaque perle n’est pas unie (cp. w, x, y).

Considérées indépendamment de leurs rapports avec le reste de l'édifice, les colonnes des temples grecs suivent un rythme simple, complexe et uniforme; celles des églises gothiques, de la Sainte-Chapelle par exemple, avec leurs chapiteaux de forme différente, un rythme simple, complexe et varié. Dans le parc de Versailles, les Marmousets présentent un rythme simple, complexe et varié ; les statues et les vases du Tapis Vert, qui alternent par groupes de deux, un rythme composé complexe et varié (2).

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