B. — GROUPEMENT RYTHMIQUE DES SONS
S 120. D’après la définition du rythme (S 111), il ne peut y avoir dans le
(1) I semble bien que le point en haut (ué5n ortyux) indique le temps marqué secondaire : c’est un signe de ponctuation inférieur -au point ; dans les deux notes liées sur lesquelles e chantait 6, c’est-à-dire Z}' (mi, ré), l’intensité va certainement en décroissant de la première à la seconde, si bien que le point en haut en représente un degré plus faible que le point suscrit.
chant d’autres unités rythmiques que les intervalles compris entre deux temps marqués (principaux ou secondaires). Ce sont aussi les seules qu’indique la notation musicale, à l’aide de barres ou de points suscrits. Les syllabes, les sons et les notes ne sont pas des unités rythmiques, mais seulement les éléments du rythme, la matière du rythme. Les divisions de cette matière qu'ils déterminent en se groupant de diverse façon, suivant divers principes, ne sont pas non plus des unités rythmiques, tant que par rythme on entend le rythme intensif.
Mais par leur répartition à l’intérieur d’une même unité ou entre les unités successives, ces groupements donnent au rythme un caractère spécial. Unités d’une autre espèce, ils constituent souvent un rythme de durée, de hauteur ou de timbre (v. $ 9, ex. x, p, q), qui se subordonne au rythme proprement dit, au rythme intensif, et en dépend presque toujours. C’est pour cette dernière raison qu'on peut les appeler groupements rythmiques tout court. Ils sont quelquefois indiqués par des signes dans notre notation musicale, en particulier par ceux du phrasé.