VERSIFICATION SYLLABIQUE
$S 142. On peut se contenter de mettre à chaque partie de la mesure une syllabe quelconque. Le vers n'a donc rien de réglé que le nombre des syllabes, qui est fixé par le nombre des parties de mesure contenues dans la section rythmique et qui le fixe en même temps. La versification est alors purement syllabique, comme celle des Perses. Dans les schémas, Je mets une barre ( | ) devant le temps marqué, comme en musique, et une ligne
de points ( ! ) devant le temps marqué secondaire des dipodies ; je repré-
sente par x une durée indéterminée et attribuée à une syllabe quel-
conque :
» STE A QU Sr fe 50
jap he pupro us zaiata (1) Apvesta, Yasna, Ha 9, 4.
| (x) « Qu'il lui naït comme fils ». — Pour les textes en langue étrangère (autre que le grec),
C'est à bon escient que je dis durée iidéterminée : rien n'indique: 1° si chaque syllabe remplit un temps ; 2° si la forte vaut le double de la faible; 3° sielles ont une durée proportionnelle à leur durée dans la langue usuelle, ete. Dans les deux premiers cas, le chant défigurerait la quantité ; dans le
troisième, il n’y aurait entre les deux parties de la mesure ni égalité ni
rapport simple et constant (1). C’est la troisième forme qu'il faut probablement regarder comme primitive. Mais on a dû tendre de bonne heure aux autres, surtout à la deuxième.